Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 10:44

Ça y est ça commence à m’énerver je le sens…. C’est bientôt la fête des mères et le retour (encore aurait-il fallu qu’ils soient partis, hélas) des clichés. D’un côté les publicités pour les super appareils  ménagers, de l’autre  parfums, maquillage ou accessoires de mode : la femme, et la mère, dans toute sa splendeur, coincée entre la cuisine et la salle de bain ou son dressing, elle est pas belle la vie ?

Et les arguments avancés enfoncent le clou : les appareils ménagers libèrent la femme qui peut alors vaquer à des occupations bien plus intéressantes comme prendre soin d’elle-même ou se faire belle… retour dans la salle de bain ou chez l’esthéticienne, c’était bien la peine de sortir de la cuisine !

Quant au reste, mode, accessoires, parfums et tutti quanti ils ramènent à l’image de la femme qui aime (ou qui doit ?) plaire  aux hommes, car sans homme elle n’est que la moitié d’elle-même évidemment.

Et donc c’est tout ? Aucune publicité pour des produits culturels, des loisirs nature ou tout autre chose qui ne serait pas marqué « féminin » ? Eh bien désolée mais moi ça ne me fait pas rêver tout ça ! De toute façon la fête des mères en soi ne me branche pas du tout. Je n’aime déjà pas les fêtes obligées mais alors celle-là je m’en passe volontiers, qui réduit la femme à sa fonction obligée de génitrice. Et celles qui n’ont pas d’enfants, par choix ou non, elles sont donc incomplètes ?

Rappelons-nous que cette fête a été instaurée par Pétain pour relancer la natalité et interrogeons-nous sur sa pertinence dans la société d’aujourd’hui (vouée à une destruction à plus ou moins brève échéance…oui je sais j’ai un moral d’acier aujourd’hui). Autre que comme prétexte à la consommation, bien sûr…

 

 

Partager cet article
Repost0
12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 18:10

Je ne suis pas fâchée avec Dieu : je ne l’ai jamais rencontré. En revanche je suis plutôt remontée en général contre tous ceux qui se targuent de parler à sa place, quelle que soit leur obédience.

Voilà pourquoi je ne vais dans les églises qu’en qualité de touriste, jamais comme fidèle… Pas de mariages ou d’enterrements auxquels je n’assiste que depuis l’extérieur. Cela n’empêche en rien de partager les joies et les peines de ceux qui sont aux premiers rangs à l’intérieur.

Je n’aime pas les discours tout prêts que servent ceux qui officient lors de ces cérémonies, tous ces beaux discours sur les intéressés que bien souvent ils ne connaissent ni d’Ève ni d’Adam, toutes ces injonctions à être de parfaits bons chrétiens même pour les non-croyants, ces façons de persuader chacun que seule leur vision est la voie à adopter, etc.

Alors je reste à l’extérieur. Souvent je suis une des rares femmes. Héritage d’un temps où les femmes de la campagne allaient assister à l’office pendant que leurs maris-chauffeurs les attendaient au bistrot du village. Hélas bien souvent dans nos campagnes pas le moindre bistrot dans lequel attendre que le curé ait fini de nous assommer de ses belles paroles. Alors les femmes entrent dans l’église, les hommes restent en dehors pour leur laisser la place. Quelle générosité. Dans ma grande bonté je cède aussi volontiers ma chaise à une âme certainement meilleure que la mienne qui saura tirer profit de ce qu’elle entendra dans ce lieu sacré.

La scène au-dehors est bien plus intéressante. Lors des mariages évidemment tout est gai et léger, à l’intérieur comme au-dehors. Mais lors des enterrements les choses sont bien différentes. La tristesse pesante du dedans contraste souvent avec une ambiance plus décontractée au dehors. Quel qu’ait été le degré de proximité des personnes avec le défunt,  passé le premier temps de silence recueilli lors de l’entrée du corps et de la famille dans l’église, les conversations se font plus ordinaires, plus légères, plus bruyantes et souvent bien plus gaies, redeviennent banales. C’est alors l’occasion pour chacun de bavarder avec un voisin ou bien avec des personnes que l’on n’a pas vues depuis des mois ou des années…

Au fil des discussions on en vient à oublier complètement le défunt et la raison de notre présence en ce lieu. Ça n’empêche pas la peine, on sait que cela n’allègera pas celles des proches, et que ça ne fera revenir personne. Tout ça inscrit finalement la mort dans une continuité, dans la continuité de la vie, tout simplement…

 

Partager cet article
Repost0
1 janvier 2022 6 01 /01 /janvier /2022 12:00

Un peu de musique pour commencer l'année et surtout une pensée pour tous ceux qui auront passé les fêtes seuls, qu'ils l'aient choisi ou bien qu'ils subissent cette solitude. Et aussi à tous ceux qui se sentent bien seuls même entourés d'une multitude... c'est sans doute là la pire des solitudes.

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2021 3 01 /12 /décembre /2021 10:21

J'ai appris récemment que St Eloi, que l'on fête ce 1er décembre, était entre autres le saint patron des métallurgistes. Quel plus bel hommage à rendre à tous ces hommes éprouvés, dans leur chair et dans leur esprit, par le travail dans les forges, les aciéries et les usines que d'écouter cette sublime chanson de Bernard Lavilliers...

Je n'aime pas tout chez Lavilliers, notamment ses morceaux plus ensoleillés, un trop exotiques pour moi. Mais j'aime beaucoup l'artiste et l'homme, sa simplicité, sa sincérité, son authenticité et surtout sa légitimité pour parler du monde ouvrier, qu'il a connu.

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2021 6 20 /11 /novembre /2021 17:31

Hier soir j’ai eu la chance de voir Yan Péchin. La chance parce qu’un artiste de cette envergure (véritable guitar hero, collaborations les plus illustres de Thiéfaine à Marianne Faithfull en passant par Bashung ou Rachid Taha…) dans notre petit coin, c’était complètement improbable. Enfin j’ai écouté surtout, mais vu aussi tant il vit sa musique autant qu’il la joue. Sur la scène du petit théâtre de l’Usine de Saint-Céré, il accompagnait à la guitare (électrique et acoustique) l’écrivain Alain Damasio venu interpréter des extraits de son dernier roman « Les furtifs ». Je dois avouer que la science-fiction n’étant pas vraiment ma tasse de thé j’ai un peu décroché durant la première partie, liée à l’intrigue du roman. En revanche j’ai beaucoup aimé la seconde partie bien plus politique qui évoque le monde de 2042 servant de cadre au roman et qui semble incroyablement actuel, avec les dérives de l’ultra-libéralisme, l’hyper-connexion, l’individualisme exacerbé, le flicage à la George Orwell… Bref 2042 c’est demain mais c’est malheureusement déjà aujourd’hui aussi.

Mais j’y étais allée pour Yan Péchin qui m’a embarqué dans sa musique, c’est incroyable tout ce qu’il est capable de tirer d’un instrument, une technicité phénoménale, une maîtrise à son apogée. Mais au-delà de la technique il y a l’interprétation : Yan Péchin vit littéralement la musique qu’il joue, le musicien et son instrument ne semblent plus faire qu’un. Fascinant et hypnotique voyage musical et littéraire…

Je vous épargnerai son CV long comme le bras, mais quand on voit tout ce qu’il peut faire avec ses mains, on se dit que ce doit être chouette d’être une guitare…

 

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2021 5 05 /11 /novembre /2021 18:49

J'ai toujours adoré cette chanson de Ferré, moi qui ne suis pourtant pas vraiment portée sur la chanson française et ses classiques, mais j'ai toujours aimé ce morceau. Pourtant je crois que je n'avais jamais vraiment prêté attention aux paroles avant de les entendre chantées par d'autres, et quels autres... Thiéfaine je ne suis pas vraiment fan, je connais ses classiques mais rien de plus, mais là je dois dire que les mots de Ferré résonnent parfaitement avec son timbre et sa voix si profonde, et j'aime aussi beaucoup les Innocents (Cali, bof).

Je trouve cette version parfaite: un tempo un peu plus rythmé, des arrangements plus modernes et ces voix masculines qui s'accordent parfaitement à la sensualité de cette chanson et viennent sublimer la féminité et l'amour... Vraiment oui c'est extra.

De quoi entamer un weekend extra, je vous le souhaite en tous cas... 

 

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 16:05

Avec ce nom de guitare, le gars ne pouvait pas être mauvais. Et c'est peu dire qu'il est bon. Sam Fender, c'est ma dernière découverte du moment que j'écoute en boucle. Chaque nouveau morceau de lui que je découvre me fait fondre un peu plus, c'est dingue. Et il n'est même pas berrichon! Ce jeune Anglais qui n'a pas encore trente ans n'en est qu'à son deuxième album, celui-ci plus personnel d'après les critiques et les premiers extraits diffusés (j'attends la sortie ces jours-ci). Le premier opus avait des accents très springsteenien, et ce morceau "Spit of you " me fait quant à lui penser à du Christopher Cross, ça sonne un peu rétro mais qu'est-ce que c'est bon... Parfait pour un dimanche de pluie.

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2021 1 27 /09 /septembre /2021 10:42

J’adore flâner dans les brocantes et vide-greniers, le nez en l’air ou/et les mains dans les cartons. Tout ce qu’on y trouve sans rien chercher, c’est fascinant. Ce qui me fascine souvent c’est le caractère parfaitement incongru de certaines chose exposées, mais qui sont sans doute intéressantes et peut-être très recherchées par des amateurs éclairés et aux goûts bien pointus : tout peut se vendre et s’acheter. J’en veux pour preuve une caisse de vieux papiers à moitié brûlés provenant d’une administration du début du siècle précédent (au moins) : étant donné le prix, indécent, de la caisse j’imagine qu’il y a des amateurs…

Retour de brocante
Partager cet article
Repost0
20 septembre 2021 1 20 /09 /septembre /2021 09:57

Global Internet Outage Over Next 48 Hours Could Affect ...

Les coupures d’internet ont cela de bien qu’elles nous obligent à revoir nos façons de faire dans notre vie quotidienne tant certaines de nos démarches sont tributaires du web, notamment dans les démarches administratives, mais pas seulement, internet étant vraiment partout : recherche d’un numéro de téléphone ou d’une adresse, commandes en ligne, etc.

Mais la vie ne doit pas s’arrêter parce qu’on ne peut plus surfer, et parfois il faut bien faire sans. La dernière coupure est tombée fort mal car j’avais une relecture-correction à rendre et n’étant pas très en avance j’ai dû faire avec les moyens du bord histoire de ne pas me retarder davantage.

Je suis donc revenue à une époque que mes enfants qualifieraient d’antédiluvienne (si tant est qu’ils sachent ce que cela signifie, les pauvres) où l’on utilisait, chose incroyable, des livres, des manuels, des dictionnaires et toutes ces sortes de choses que certains croient déjà reléguées dans le musée du papier (du quoi ?). Je me suis replongée avec délectation dans les dictionnaires et manuels spécialisés pour vérifier une orthographe, une typographie, dans les encyclopédies pour des recherches diverses… Je me suis rendu compte que je perdais en général beaucoup moins de temps finalement et que j’étais plus efficace dans mes recherches, surtout avec les manuels spécialisés dans lesquels il est facile à partir de la table des matières ou de l’index de tomber pile sur le point qui nous intéresse. En compulsant ces ouvrages il n’y a pas la tentation chronophage des détours ici ou là d’internet, on va droit au but et on ne se perd plus dans les méandres du web, on n’est pas tenté de jeter un œil encore une fois sur sa messagerie, ou sur un quelconque réseau social histoire de voir si par hasard on ne serait pas devenu hyper populaire et que notre point de vue sur le dernier clip visionné se soit révélé indispensable à toute une partie de la planète.

 

Bon en revanche je ne peux pas en dire autant de tous les ouvrages consultés : dictionnaires et encyclopédies m’ont traîtreusement prise par mon point faible, la curiosité et la flânerie, j’avoue. Car c’est la grande force, à mon sens, des outils papier que de fort bien savoir nous perdre en route : une illustration nous fait de l’œil en feuilletant le dictionnaire et voilà que l’on s’arrête sur la planche des insectes ou sur ce portrait d’un illustre roi médiéval tombé dans l’oubli, un mot inconnu nous frappe sur le chemin d’une vérification orthographique…

 

La magie des rencontres et du hasard. Le vrai hasard, pas celui faussement mis sur notre route par les algorithmes de Google.

 

 

Partager cet article
Repost0
12 août 2021 4 12 /08 /août /2021 18:48

Petite vidéo sur quelques croyances berrichonnes. Et pour un petit voyage dans le Berry d'un autre temps, allez faire une visite chez Sirius… 

Partager cet article
Repost0

Quezaco?

  • : Le blog de La Ségaline
  • : Billets d'humeur ou d'humour, réactions sur l'actu mais aussi grands et petits événements de ma vie
  • Contact

Me, Myself And I

  • La Ségaline
  • Ecrivain public, profondément rurale je revendique mon amour des bonheurs simples ainsi que mon droit à pousser des coups de gueule et des coups de coeur.
  • Ecrivain public, profondément rurale je revendique mon amour des bonheurs simples ainsi que mon droit à pousser des coups de gueule et des coups de coeur.

Recherche