Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 septembre 2021 1 20 /09 /septembre /2021 09:57

Global Internet Outage Over Next 48 Hours Could Affect ...

Les coupures d’internet ont cela de bien qu’elles nous obligent à revoir nos façons de faire dans notre vie quotidienne tant certaines de nos démarches sont tributaires du web, notamment dans les démarches administratives, mais pas seulement, internet étant vraiment partout : recherche d’un numéro de téléphone ou d’une adresse, commandes en ligne, etc.

Mais la vie ne doit pas s’arrêter parce qu’on ne peut plus surfer, et parfois il faut bien faire sans. La dernière coupure est tombée fort mal car j’avais une relecture-correction à rendre et n’étant pas très en avance j’ai dû faire avec les moyens du bord histoire de ne pas me retarder davantage.

Je suis donc revenue à une époque que mes enfants qualifieraient d’antédiluvienne (si tant est qu’ils sachent ce que cela signifie, les pauvres) où l’on utilisait, chose incroyable, des livres, des manuels, des dictionnaires et toutes ces sortes de choses que certains croient déjà reléguées dans le musée du papier (du quoi ?). Je me suis replongée avec délectation dans les dictionnaires et manuels spécialisés pour vérifier une orthographe, une typographie, dans les encyclopédies pour des recherches diverses… Je me suis rendu compte que je perdais en général beaucoup moins de temps finalement et que j’étais plus efficace dans mes recherches, surtout avec les manuels spécialisés dans lesquels il est facile à partir de la table des matières ou de l’index de tomber pile sur le point qui nous intéresse. En compulsant ces ouvrages il n’y a pas la tentation chronophage des détours ici ou là d’internet, on va droit au but et on ne se perd plus dans les méandres du web, on n’est pas tenté de jeter un œil encore une fois sur sa messagerie, ou sur un quelconque réseau social histoire de voir si par hasard on ne serait pas devenu hyper populaire et que notre point de vue sur le dernier clip visionné se soit révélé indispensable à toute une partie de la planète.

 

Bon en revanche je ne peux pas en dire autant de tous les ouvrages consultés : dictionnaires et encyclopédies m’ont traîtreusement prise par mon point faible, la curiosité et la flânerie, j’avoue. Car c’est la grande force, à mon sens, des outils papier que de fort bien savoir nous perdre en route : une illustration nous fait de l’œil en feuilletant le dictionnaire et voilà que l’on s’arrête sur la planche des insectes ou sur ce portrait d’un illustre roi médiéval tombé dans l’oubli, un mot inconnu nous frappe sur le chemin d’une vérification orthographique…

 

La magie des rencontres et du hasard. Le vrai hasard, pas celui faussement mis sur notre route par les algorithmes de Google.

 

 

Partager cet article
Repost0
12 août 2021 4 12 /08 /août /2021 18:48

Petite vidéo sur quelques croyances berrichonnes. Et pour un petit voyage dans le Berry d'un autre temps, allez faire une visite chez Sirius… 

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2021 1 26 /07 /juillet /2021 14:29
(Re-)prendre la plume

J’aime l’écriture, et particulièrement le plaisir de la correspondance manuscrite. J’en aime toutes les étapes, du plaisir de la plume ou de la couleur que l’on a choisie en fonction de son humeur ou/et de son destinataire, du contact avec le papier également, jusqu’au choix du timbre que l’on va coller sur l’enveloppe. J’aime le son feutré de la plume qui glisse sur le papier, tout comme le léger froissement de celui-ci lorsque le stylo-bille remplace la plume et imprime plus fortement son empreinte. J’aime les volutes et les arabesques dessinées sur la page qui me rappellent les belles écritures anciennes découvertes au gré des brocantes : elles me ramènent aussi à mon enfance durant laquelle pour tromper l’ennui j’allais fouiner régulièrement dans le vieux grenier à la découverte de vieilleries et de curiosités et que je tombais sur quelque vieille lettre à la calligraphie surannée. J’aime aussi éprouver ce plaisir à imaginer son correspondant découvrir ce pli manuscrit et personnel au milieu des factures et autres courriers administratifs, un beau jour dans sa boîte aux lettres, peut-être presque aussi fort que d’en recevoir soi-même.

J’ai redécouvert ces plaisirs infinis il y a quelque temps, en plein confinement, en écrivant une longue lettre à mes artistes préférés, comme quand j’avais quatorze ans et que j’écrivais à mes idoles dans l’espoir de recevoir une photo dédicacée. Je ne savais pas trop ce qui serait le plus fort : la peur du ridicule ou le désir très contrarié de ne pouvoir exprimer tout ce que je ressentais. Mais je crois que quand on aime il faut le dire.

 

La réponse si gentille et inespérée que j’ai reçue m’a confortée dans l’idée que le courrier possède vraiment un pouvoir particulier, même à notre époque où les mails sont là. Peut-être justement parce que tout va très (trop ?) vite, le plaisir de prendre du temps, que ce soit pour celui qui écrit comme pour celui qui lit, est devenu quelque chose de vraiment précieux. Sur cette lancée j’ai décidé d’écrire une lettre à une amie très chère que je vois trop peu mais avec qui nous échangeons régulièrement de nos nouvelles par mails. Je l’ai fait car je savais qu’elle saurait apprécier ce geste, et qu’elle était dans une période un peu difficile de sa vie où une chose aussi anodine et inattendue qu’une lettre manuscrite saurait amener un peu d’inattendu dans son quotidien. Elle en a été effectivement très touchée même si sa réponse est venue par mail, avec le regret de ne pas avoir le temps et le « courage » de me répondre elle aussi par courrier postal. Je n’attendais pas un retour à l’identique, et je crois que égoïstement je m’étais fait déjà plaisir à moi-même en lui écrivant !

Cette double façon d’échanger avec mon amie, soit par mail soit par lettre manuscrite m’a également confortée dans une impression que j’avais déjà : le teneur de ces écrits est bien différente selon que l’on écrit au stylo ou au clavier. En tous cas pour moi cela semble se confirmer, mes écrits seront différents, pour un même destinataire, en fonction de la manière choisie. Alors que par mail je suis capable de raconter n’importe quoi et de plaisanter comme je le ferais dans une conversation amicale, mes lettres manuscrites me semblent plus personnelles, plus intimistes, comme si c’était bien moins banal qu’un simple mail et que cela méritait davantage d’attentions : je choisis peut-être davantage mes mots, je travaille et remets sur l’ouvrage mon texte bien autrement que je ne le fais au clavier, même si je m’applique aussi. Et puis il y a une sorte de double distance créée par la lettre : une distance géographie (quelque peu abolie par les mails et Internet) et une distance temporelle car la lecture différée impose de traiter les sujets différemment parfois, et la lettre n’appelle pas de réponse immédiate comme on pourrait l’attendre d’un mail ou d’un SMS. Il y a un décalage qui fait que le temps de la lettre, que ce soit celui de son écriture ou de sa lecture, est un temps tout à fait à part il me semble. C’est un moment un peu hors du temps pour chacun : écrire une lettre implique de se poser, se mettre dans une posture et une disposition agréables, confortables, surtout si comme moi on est du genre volubile ; de la même façon lire une missive qu’on vient de recevoir permet de faire une pause dans son quotidien, on prend du temps pour soi et pour celui qui nous a écrit.

 

Un moment hors du temps, hors de tout, c’est tellement précieux.

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 10:55

Ce joli poster coloré était dans la maison lorsque nous l’avons achetée, laissé là par l’ancien propriétaire avec un autre tableau représentant une vue du village, œuvre d’un artiste local aujourd’hui envolé (l’artiste pas le tableau, lui est toujours là). Juste punaisé au mur à notre arrivée il a été décroché, roulé, rangé, déplacé maintes fois au gré des aménagements de la maison, pour finir remisé depuis des lustres dans le fond d’une armoire. À chaque fois que je tombais dessus (oui car parfois je fais du rangement dans les armoires…) je me disais qu’il fallait acheter un cadre pour l’installer enfin dans la maison. Mieux vaut tard que jamais, au bout de vingt ans de pérégrinations il devrait enfin pouvoir trouver sa place quelque part.

Quant à la petite œuvre juste au-dessus, son histoire est racontée dans ce long bavardage

Petite histoire...
Partager cet article
Repost0
20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 10:00

L'information du jour (après le Covid, faut pas exagérer non plus): Jeff Bezos l'homme le plus riche du monde s'envoie en l'air et se paie une tranche d'apesanteur avec quelques personnes triées sur le volet. La belle affaire! Je trouve ça d'une indécence et d'une stupidité sans nom (pareil évidemment pour Bronson qui l'a précédé car dans la course à la connerie ça se bouscule). La conquête spatiale dans son ensemble ne m'emballe pas forcément, mais quand il y a un intérêt scientifique à la clé, pourquoi pas. Mais là... on parle de "tourisme spatial" et on apprend même que son objectif serait d'envoyer toutes les activités polluantes dans l'espace pour ne faire de la Terre qu'une planète de résidence et de loisirs. C'est à pleurer. Quand on voit l'impact écologique d'une seule de ces sorties "pour le fun" dans l'espace, ça en dit long sur sa conscience écologique. Le business n'a décidément pas de limites... A pleurer je vous dis..

Partager cet article
Repost0
12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 10:21

Un peu de douceur et d'élégance pour entamer la semaine...

Quelle classe ce Noel Gallagher tout de même. Même si j'adore les titres d'Oasis, la séparation des deux frères a été une bonne chose puisqu'au final avec leurs carrières solo on a droit à deux fois plus de très bons morceaux commis par Liam et Noel. Des styles différents mais que j'aime autant l'un que l'autre.

Partager cet article
Repost0
18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 20:44

Il est bien connu qu’il ne faut jamais dire « Fontaine, je ne boirai pas de ton eau », aussi je me garderai bien de dire que j’ai toujours détesté les meubles en formica, et que jamais ô grand jamais je n’en ai voulu dans ma cuisine (et encore moins ailleurs évidemment). Et pourtant. Et pourtant…

 

Il y a bien désormais un buffet en formica qui trône dans la cuisine, dominant par sa taille et son coloris les autres meubles disparates de la pièce. En effet la déco est dans un style disons très… personnel : meubles de cuisine fin de série et d’exposition, ou bien récupérés par-ci par-là, du jaune, du rouge, du blanc… et maintenant donc du bleu. On pourrait croire que ça pique un peu les yeux dit comme ça mais finalement le côté hétéroclite donne un style à l’ensemble (oui enfin c’est ce que je me dis pour me rassurer). Ah c’est clair que ça ne ressemble pas aux cuisines des magazines ! Cependant on y mange aussi bien (surtout si c’est pas moi aux fourneaux !) c’est bien là le principal.

 

Mais comment diable, me direz-vous (oui je sais la question vous brûle les lèvres), un tel ovni a-t-il donc fait pour atterrir dans ma cuisine ? Lassée de mon ancien buffet en bois style années 50 trop petit et peu pratique, je me suis mise en quête d’un remplaçant sur un site bien connu de petites annonces où j’espérais pouvoir trouver mon bonheur tout près de chez moi. Bingo, ce meuble m’a tapé dans l’œil alors qu’il avait pourtant tout pour me déplaire : pas du tout dans les tons plutôt chauds du reste de la cuisine, presque trop grand pour rentrer dans l’emplacement prévu, et surtout… en formica. Mince quoi ! Et pourtant… Le bougre avait tout de même un atout de taille : son prix. Pour 50 € on ne risquait pas grand-chose et il ne nous aurait coûté qu’un peu d’huile de coude supplémentaire si on avait finalement regretté l’achat après l’installation.

 

Mais il n’en a rien été, et plus je le vois, plus je l’utilise, et plus il me plaît au bout du compte. J’aime sa grande taille qui permet d’y fourrer un tas de truc (je vais pouvoir chiner de nouveau de la vaisselle lors des prochains vide-greniers), j’adore sa huche à pain intégrée hyper pratique et qui fait gagner de la place dans la cuisine, j’aime la taille de certains des tiroirs qui permettent d’y ranger des cocottes, j’aime ses portes qui ne grincent pas contrairement au buffet précédent, bref je l’aime bien finalement ce meuble en formica.

 

Et plus que tout ce que j’aime c’est son histoire. Le vendeur, à une dizaine de kilomètres à peine de chez moi, était un ancien menuisier à la retraite, qui pour la petite histoire est le père d’une prof de mes enfants et qui elle-même par ailleurs a été une de mes colocataires durant mes années étudiantes (c’est fou le monde est incroyablement petit, surtout lorsqu’on ne dépasse pas les limites du canton). Mais surtout ce meuble a été le premier qu’il a fabriqué dans sa vie professionnelle : il l’a conçu et réalisé pour meubler leur premier logement alors qu’il était jeune marié. Je m’imaginais que les meubles en formica n’étaient que des meubles produits en usine et en série, alors voir cet exemplaire unique et avec ce côté affectif en plus, j’ai trouvé ça vraiment émouvant. Lui aussi était ému d’ailleurs, sa femme également, et ils avaient l’air content de voir que ce meuble, qui les avaient accompagnés durant une bonne partie de leur vie, allait trouver une seconde vie dans une nouvelle maison, plutôt que de finir pourrir dans le fond de l’atelier ou pire à la déchetterie.

 

Alors oui finalement je l’aime beaucoup mon meuble formi-, formi-, formidable !

 

PS : Toute une page sur un affreux meuble en formica : franchement est-ce que ça valait la peine de reprendre la plume… ? Je pose la question... 

You are the one for me, for me, formica®…
Partager cet article
Repost0
13 mai 2021 4 13 /05 /mai /2021 09:01
Ma cabane en Ségala

Ma cabane au Canada
Est blottie au fond des bois
On y voit des écureuils
Sur le seuil
Si la porte n’a pas de clé
C’est qu’il n’y a rien à voler
Sous le toit de ma cabane au Canada

 

Tels sont les premiers mots de la célèbre chanson de Line Renaud, qui pourraient tout aussi bien raconter une autre cabane, en Ségala celle-là. Car point de cabane au Canada pour moi mais une petite cabane en Ségala comme il en existe beaucoup dans la région et dans de nombreuses campagnes ici et ailleurs. Un peu à l’image des gariottes du Causse qui servaient à abriter les bergers, ces cabanes étaient toutefois bien plus élaborées. Véritables maisons miniatures, nos cabanes construites dans une petite pente possédaient une partie basse semi-enterrée servant d’étable pouvant contenir quelques vaches avec tout le confort nécessaire c’est-à-dire de la litière et un râtelier pour le foin : le gîte et le couvert que demander de plus ? Au-dessus était la partie « habitation » : une pièce unique avec souvent des renfoncements avec des étagères servant de rangement, parfois véritables placards avec portes pour les plus « luxueuses » de ces cabanes. Parfois aussi une petite cheminée pour se réchauffer mais pas toujours, et parfois encore, comme dans celle de mon enfance il y avait un étage supplémentaire fait d’un plancher grossier auquel on accédait par une échelle de meunier rudimentaire : là c’était carrément un palace ! La cabane de la photo possède une citerne qui recueillait l’eau de pluie qui était utilisée pour abreuver les vaches.

 

Avant d’être complètement à l’abandon elles ne servaient déjà plus d’abri si ce n’est pour quelques outils remisés là en attendant d’être ressortis à la bonne saison lorsqu’elles étaient près de champs cultivés. Les cabanes situées dans les prairies éloignées de la ferme et où paissaient les génisses qui ne rentraient pas tous les soirs servaient encore d’abri pour ces vaches que l’on visitait de temps en temps pour s’assurer que tout allait bien et qu’elles ne manquaient de rien.

 

Qu’est-ce que j’ai pu jouer et rêver durant mon enfance dans ces cabanes qui n’étaient déjà plus utilisées (car je ne suis pas si vieille que ça n’en déplaise à mon fils qui toujours prêt à me titiller m’a demandé l’autre jour en rigolant comme un bossu si je me rappelais à quoi ressemblait le soleil lorsque celui-ci venait de naître)… Des heures passées, pendant que mes parents étaient aux champs à côté, à explorer les moindres recoins de cette cabane à la recherche de petits trésors oubliés au cours des années : de petites pièces de monnaie antédiluviennes, des petits outils aux usages presque oubliés, de la vaisselle qui servait alors de dinette, toutes traces du passage de ceux bien avant moi et dont je me plaisais à imaginer l’histoire, les histoires…

 

 

 

Partager cet article
Repost0
24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 06:44

Je ne sais pas si c’est une coïncidence ou s’il y a une explication à cela (mais est-ce important, je ne crois pas) mais il se trouve que les artistes que j’affectionne particulièrement ont en commun de travailler en famille : Blankass et les frères Ledoux, Oasis et les frères Gallagher (même si c’est vrai que pour eux ça ne s’est pas très bien terminé), et Eiffel avec le couple Romain et Estelle Humeau.

J’ai découvert ces derniers il y a quelques mois et me suis aperçue qu’ils partageaient pas mal de choses avec les Blankass : un même refus du parisianisme (ils sont et restent Bordelais), une même soif d’indépendance par rapport à l’industrie du disque, une façon artisanale d’envisager leur musique, la fidélité à leurs idées, leur longévité, leur engagement, leur sincérité et leur amour du public…

J’aime beaucoup leur musique, la voix du chanteur également mais je dois avouer que leurs textes me semblent parfois un peu hermétiques, l’écriture de Romain Humeau me faisant parfois penser à celle des surréalistes, avec une utilisation poétique de la langue (parfaitement maîtrisée par ailleurs), et je me suis pas mal aidée du texte écrit pour apprécier pleinement certains titres. On pense souvent à Noir Désir pour certains morceaux mais on s’en détache rapidement il me semble, ce ne sont pas de pâles copies loin de là.

Pas facile de choisir un titre dans leur répertoire, entre rock engagé et chanson plus pop et « accessible ». Comme c’est le weekend on va pas se prendre la tête alors j’ai opté pour « Chasse spleen » que j’aime beaucoup.

Partager cet article
Repost0
19 avril 2021 1 19 /04 /avril /2021 10:05

           Quand j’étais plus vieille, c’est-à-dire quand j’avais une vingtaine d’années, voire un peu plus, j’aimais bien mettre des étiquettes notamment en musique et je ne concevais parfois pas d’écouter tel ou tel artiste simplement parce qu’il était catalogué dans un registre qui n’était pas celui que je préférais : rock, pop, folk, anglo-saxon de préférence. Dans ma vie ordinaire même je pense que je me conformais sans doute aussi à l’étiquette que je croyais m’être destinée : une étudiante en lettres ne fait pas ci, ou bien c’est plutôt cool de faire ça, plus tard prof de français je m’interdisais certaines lectures, devenue mère de famille je me disais que je ne pouvais décidément pas porter, dire ou faire ceci ou cela, bref que des carcans et des raisonnements idiots induits bien souvent par la pression sociale et une éducation tellement conformiste.

          Mais ça c’était avant, quand j’étais vieille. Car aujourd’hui je me sens bien plus jeune que dans mes jeunes années. La faute à la cinquantaine sans doute qui m’a fait prendre conscience du temps qui passe et de l’intérêt de tirer le meilleur parti de celui qui nous reste. Je me suis d’ailleurs royalement octroyé une cinquantaine d’autres belles années à venir lors de mon anniversaire, que je n’ai bien sûr pas fêté, comme il se doit. Depuis que je suis redevenue jeune et que j’ai eu de nouveau quinze ans, à la faveur de cette étape mais aussi de la re-découverte ô combien salutaire du plaisir intense procuré par la musique, et peut-être aussi grâce au confinement, allez savoir, je me fiche pas mal de ce qu’on peut dire, à commencer par mes enfants pour lesquels je me fiche un peu de savoir si je suis un bon exemple, et dont j’espère qu’ils auront assez de personnalité pour se forger leurs propres jugements. Ce que c’est bon de sentir cette petite liberté…


 

Partager cet article
Repost0

Quezaco?

  • : Le blog de La Ségaline
  • : Billets d'humeur ou d'humour, réactions sur l'actu mais aussi grands et petits événements de ma vie
  • Contact

Me, Myself And I

  • La Ségaline
  • Ecrivain public, profondément rurale je revendique mon amour des bonheurs simples ainsi que mon droit à pousser des coups de gueule et des coups de coeur.
  • Ecrivain public, profondément rurale je revendique mon amour des bonheurs simples ainsi que mon droit à pousser des coups de gueule et des coups de coeur.

Recherche