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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 10:28

J’ai participé dernièrement à une « Fête du livre » : moins de la moitié des auteurs avaient finalement répondu à l’invitation, quant au public, il a visiblement préféré se prélasser dehors par cette belle journée ensoleillée. Mais qu’importe, que la journée soit réussie ou pas, pour moi qui n’ai rien à vendre c’est toujours une occasion de rencontrer des gens intéressants : des auteurs, illustrateurs, éditeurs, des associations et bien sûr du public. Les personnes qui viennent à ma rencontre ne sont pas toujours des clients potentiels, ce sont souvent des curieux intrigués par cette activité (et ma table où ne trône aucun livre), mais aussi parfois des personnes intéressés par mon activité et souhaitant devenir elles aussi écrivains publics.

N’importe, ce que je me plais à vérifier à chaque fois que je participe à ce genre de manifestation, c’est la vitalité intellectuelle qui peut animer nos campagnes. Que dans des petits coins aussi reculés que le Causse ou le Ségala, dans des petits villages de quelques dizaines d’âmes parfois, puissent se retrouver des esprits curieux, qu’on puisse s’y entretenir de la vie du livre ou de projets culturels très divers, je trouve ça très rafraîchissant et rassurant. Je parle d’ici mais partout les campagnes sont vivantes : loin des centres urbains et des lieux hautement culturels (pas toujours les mêmes d’ailleurs) il y a toute une vie intellectuelle foisonnante et trop souvent insoupçonnée. c’est notamment dans ces foires et fêtes du livre que l’on peut juger de son dynamisme et de ses multiples facettes : auteurs régionaux mais aussi auteurs de BD, presse engagée et associations diverses redynamisent les territoires en permanence. Ça fait du bien.

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Commis par La Ségaline - dans Boulot boulot
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fleurdelys46 02/06/2014 21:48


A propos du métier d'écrivain public sur lequel des correspondants font des remarques : alors que mes fonctions sont, pour une très large part, consacrées à la rédaction, j'avoue n'avoir jamais
songé à un tel emploi de mes capacités et, pour faire court, j'ignorais que cet artisanat existât encore. On ne peut que se réjouir de la reprise, par votre action, d'une activité utile à grand
nombre de gens. Je suis d'ailleurs très admiratif envers vous, car il faut savoir s'adapter au client, à sa personnalité, à ses besoins, à ses désirs : je ne crois pas avoir la patience
nécessaire. Vous devez faire preuve d'un sens de l'écoute qui excéderait certainement ma patience.

fleurdelys46 02/06/2014 21:32


En effet, on doit, se réjouir de cette appétence pour l'écrit, quand bien même on ne peut que malheureusement constater que les jeunes générations se détachent du livre. Le numérique est devenu
l'alpha et l'oméga, semble-t-il. Si ce support peut effectivement faciliter la circulation de l'information, progrès qu'il serait stupide de refuser, il ne peut en aucune façon remplacer le
véritable ensemencement intellectuel et spirituel que constitue la lecture d'un livre, seule à même de permettre l'éclosion de la réflexion et le regard intérieur.


Il se trouve que je suis bibliophile, passion dont j'ai hérité de mes deux grands-pères. Je possède une assez belle collection d'ouvrages anciens, dont le plus ancien, daté de 1539, a été imprimé
par Sébastien Gryphe, ici à Lyon, où  ce grand homme a une rue à son nom à 150 m de chez moi. Il fut l'éditeur et l'imprimeur de l'immense Rabelais que peu de personnes sont, hélàs encore
capables de lire et de comprendre. Et pourtant quelles merveilles de la langue française !


C'est un plaisir inestimable que de prendre avec dévotion un tel ouvrage dans ses mains, de l'ouvrir, d'en feuilleter les pages avec vénération en humant le parfum des siècles qu'elles ont
conservé intact, et de côtoyer ainsi toutes les générations qui nous ont précédés.
Oui, pour moi, le livre c'est une vraie religion (je suis tombé dedans quand j'étais petit, mon père me supprimait la lumière pour me contraindre à dormir, mais je continuais la lecture avec une
lampe de poche tard dans la nuit...ce qui n'était pas sans conséquence sur mon état de fraîcheur au matin.).

sirius 02/06/2014 12:47


Il se tient un Salon du Livre annuel à Cosne (58), à 25 kms de chez moi, et j'avoue avec une certaine honte ne jamais y être allé. A propos d'écrivain public, profession dont je discerne mal la
substantifique moëlle, j'attends avec impatience le prochain article sur ton second blog...

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