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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 21:37

Un peu de musique pour aborder le week-end, pardon, le congé de fin de semaine, avec le nouveau morceau de Stereophonics, des Gallois bien assagis depuis quelques albums. La voix est toujours parfaitement éraillée, juste ce qu'il faut, et les guitares bien présentes sans être saturées... Ah ça fait du bien...

 

 

Et pour ceux qui croiraient ne pas connaître ce groupe, je suis sûre qu'ils ont déjà entendu ce morceau-là: Have a nice day

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Commis par La Ségaline - dans Hum -c'est bon...
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commentaires

Raymond 01/04/2013 10:15


Bonjour,


Personnellement, je préfère leurs morceaux plus anciens. Ils ont du un peu trop s'assagir à mon goût!

fleurdelys46 19/03/2013 22:38


Très chère Ségaline,


Je ne sais comment vous exprimer des sentiments contradictoires : en même temps je suis pas d'accord avec vous, mais la façon dont vous exprimez vos opinions divergentes des miennes me ravit.
J'apprécie par-dessus tout l'intelligence des choses et du monde, l'élévation d'esprit. Je trouve tout cela dans vos réparties, quand bien même nous ne voyons pas le grain de poussière sur leqeul
nous nous mouvons depuis le même point d'observation ni avec la même lorgnette. Soyez donc assurée de toute ma considération en dépit de la différence de nos sentiments sur le monde comme il est
allé et comme il va. C'est toujours un vrai plaisir pour moi de vous lire, même si votre prose est un peu piquante.


J'ai bien compris qu'il existe entre nous l'écart d'au moins une génération. Je puis vous assurer que lorsque j'étais élève d'un grand lycée parisien, dans les années 1960 ( avant 1968, c'est
très vieux, j'en conviens), Chateaubriand ne nous était cité qu'en référence et que les professeurs avaient INTERDICTION  formelle de faire cours sur ses oeuvres puisque l'auteur était un
ardent royaliste. Vous me dîtes avoir eu le bonheur d'étudier vous-même, ses textes. Je vous crois volontiers et je m'en réjouis. Je ne suis pas au courant des changements qui ont pu survenir
depuis plus de quarante ans dans les programmes de lettres de l'éducation nationale. Vous a-t-on permis d'analyser et de comprendre les passages les plus critiques des mémoires d'Outre-Tombe sur
la révolution française et l'empire (je me refuse délibérément aux majuscules), je n'en suis pas certain.


Je suis très admiratif  en ce qui concerne votre diplôme d'occitan. Voici une chose superbe et moi qui suis latiniste, je regrette très profondément de ne pas pratiquer cette langue si noble
et si chaude. Voyez-vous, dans quelques mois, je ferai valoir mes droits à la retraite.J'aurai du loisir, et j'envisage de le consacrer à l'apprentissage sérieux de l'italien, langue que je
comprends assez bien, que je "baragouine" et que j'entends suffisamment pour entendre la teneur d'un article de journal. Pour moi, c'est la langue de la musique, c'est une langue qui est de la
musique en elle-même. Combien je déplore que la grâce de la musique ne vous ait point touchée : j'écoute en ce moment même des sonates pour violoncelle de J.S. Bach . J'en pleurerais presque de
béatitude, comme en écoutant la Grande Fugue de Beethoven. A côté de cela, "seul le silence est grand" comme l'adit l'immense Bossuet.


Bien amicalement à vous. Je vous souhaite de goûter au maximum le réveil de la nature dans le Haut-Ségala.

fleurdelys46 16/03/2013 22:35


Je ne conçois pas l'idée de communiquer en anglais entre français bien que parlant assez couramment cette langue, sauf circonstances particulières qui le justifient (et qui peuvent être
d'ailleurs purement humoristiques  ou répondre à des situations culturelles précises impliquant en quelque sorte un mode de citation). Il me semble même que dans une province occitane ou
l'on cherche à faire revivre autant que possible la langue d'oc, ce genre de déviance est à proscrire comme il l'est au Québec : inspirons nous de nos cousins du Canada.


Quant aux références "musicales" nous n'avons décidément pas les mêmes options. Au moment où j'écris ces lignes, j'écoute les Psaumes de Mendelssohn dans la version enregistrée par Michel Corboz
à la tête de l'orchestre Gulbenkian de Lisbonne. Je vous convie à vous y reporter afin de vous faire une idée de ce qu'on peut raisonnablement appeler de la musique.


Avez-vous simplement idée que le genre de production dont vous faîtes la promotion suit les mêmes pratiques industrielles que celles qui s'appliquent aux barquettes de viande et autres produits
destinés à la consommation de masse ?


Dans deux années d'ici, qui se souviendra du produit que vous vantez ? Personne ou presque, assurément. D'ailleurs, sans vouloir paraître agressif, n'avez vous-pas en la matière une attitude
consumériste qui vous conduit à rechercher sans cesse un produit nouveau en mettant à l'écart celui dont vous vous êtes entichée quelques semaines auparavant ? Pour ma part, j'écoute très
fréquemment l'Art de la Fugue ( auteur : J-S. Bach, est-il besoin de le préciser?) dans la version historique de Karl Ristenpart dont j'ai fait l'acquisition dès l'âge de quatorze ans (il y a
donc près d'un demi-siècle) avec mes étrennes et que j'ai pu convertir en numérique. Que sont les industriels du bruit auxquels vous vous référez à côté d'artistes gigantesques tels qu'étaient
Bach, Mozart, Beethoven, Schubert ou Brahms pour ne citer qu'eux, en tous point comparables à Léonard de Vinci ou à Michel-Ange ou aux architectes des pyramides égyptiennes ou des cathédrales
européennes? ?  Poussière et néant pour reprendre une citation célèbre de Saint-Simon (le duc, pas le comte, il ne faut surtout pas confondre).


Nous avons un attachement comparable pour notre terroir, c'est certain. La domination culturelle yankee ne doit cependant pas être le miroir aux alouettes qui nous aveugle et nous fasse oublier
nos véritables racines européennes en général et françaises en particulier. Certes, il est bon de s'ouvrir à d'autres horizons, mais ne nous laissons pas subjuguer par le factice, l'atificiel et
la pacotille. Ne sommes-nous pas, de la sorte, comme ces "nègres" que les marchands d'esclaves achetaient jadis sur les côtes africaines contre un peu de verroterie ou de quincaillerie ?
Posez-vous la question!


Une anecdote en passant : Chateaubriand (auteur proscrit par l'éducation républicaine) raconte dans les Mémoires d'Outre-Tombe que séjournant en Bavière, dans une modeste auberge de campagne, la
servante, une fois la table débarrassée, se mit au piano et interpréta des airs de Rossini. Outre la distance abyssale qui peut exister entre Rossini et les faiseurs à la mode qui ont vos
faveurs,  cela permet de mesurer ce qu'était alors et en ce pays la culture musicale d'une femme du peuple et d'humble condition...

La Ségaline 17/03/2013 13:42



Cher Fleur de Lys,


il en va sans doute de la musique comme de la cuisine : l’essentiel dans ces deux domaines est il me semble d’y trouver son plaisir et il ne peut y avoir là aucune place à un raisonnement
intellectuel. Je conçois parfaitement que vous n’appréciez pas mes orientations musicales tout comme je dois vous avouer que la musique classique ne me procure pas de grande satisfaction. Pour
autant je ne dénigre pas ce que je n’écoute pas et que je laisse à d’autres car Dieu merci il en faut pour tous les goûts et c’est cette variété qui fait le sel de la vie et la richesse
culturelle, entre autres choses. Oui je l’avoue donc j’aime la pop anglaise et la country-rock américaine, je ne crois pas que j’aille en enfer pour cela ni que je manque de culture ! En outre il
n’y a là pour moi aucune espèce d’incompatibilité avec la défense d’une langue et/ou d’un terroir : certes j’apprécie la musique anglo-saxonne mais je ne supporte pas que l’on malmène la
langue française, quant à mes racines elles se portent fort bien merci puisque j’ai la chance de posséder une maîtrise en langue et culture occitane, sans me vanter, et qui me permet d’apprécier
et de mieux comprendre chaque jour le territoire dans lequel je vis et auquel j’appartiens.


Quant à me soupçonner d’être consumériste, c’est mal me connaître mais rien de plus normal dans une relation virtuelle ! On peut sans doute le déplorer mais notre époque n’a plus rien à voir
avec celle de Chateaubriand (« proscrit par l’éducation républicaine » ? c’est pourtant à l’école que je l’ai découvert, et avec bonheur comme quoi tout n’est pas perdu
pour moi) et les contemporains de Rossini, et de tant d’autres encore écoutés aujourd’hui, ou oubliés, ne croyaient peut-être guère en sa longévité non plus...


Consumériste, moi ? Non, à peine un brin hédoniste peut-être...Cher Fleur de Lys,


il en va sans doute de la musique comme de la cuisine : l’essentiel dans ces deux domaines est il me semble d’y trouver son plaisir et il ne peut y avoir là aucune place à un raisonnement
intellectuel. Je conçois parfaitement que vous n’appréciez pas mes orientations musicales tout comme je dois vous avouer que la musique classique ne me procure pas de grande satisfaction. Pour
autant je ne dénigre pas ce que je n’écoute pas et que je laisse à d’autres car Dieu merci il en faut pour tous les goûts et c’est cette variété qui fait le sel de la vie et la richesse
culturelle, entre autres choses. Oui je l’avoue donc j’aime la pop anglaise et la country-rock américaine, je ne crois pas que j’aille en enfer pour cela ! En outre il n’y a là pour moi
aucune espèce d’incompatibilité avec la défense d’une langue et/ou d’un terroir : certes j’apprécie la musique anglo-saxonne mais je ne supporte pas que l’on malmène la langue française,
quant à mes racines elles se portent fort bien merci puisque j’ai la chance de posséder une maîtrise en langue et culture occitane, sans me vanter, et qui me permet d’apprécier et de mieux
comprendre chaque jour le territoire dans lequel je vis et auquel j’appartiens.


Quant à me soupçonner d’être consumériste, c’est mal me connaître mais rien de plus normal dans une relation virtuelle ! On peut sans doute le déplorer mais notre époque n’a plus rien à voir
avec celle de Chateaubriand (« proscrit par l’éducation républicaine » ? c’est pourtant à l’école que je l’ai découvert, et avec bonheur comme quoi tout n’est pas perdu
pour moi) et les contemporains de Rossini, et de tant d’autres encore écoutés aujourd’hui, ou oubliés, ne croyaient peut-être guère en sa longévité non plus...


Consumériste, moi ? Non, à peine un brin hédoniste peut-être...



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  • Ecrivain public, profondément rurale je revendique mon amour des bonheurs simples ainsi que mon droit à pousser des coups de gueule et des coups de coeur.
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