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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 07:27

100_0559.jpgPoussière tu étais, poussière tu redeviendras...

 

Dans un précédent article je disais que je n'allais pas plus dans les cimetières à la Toussaint qu'à une autre occasion, cela ne voulait pas dire que je n'y allais jamais. D'abord il y a les enterrements auxquels on se rend, plus ou moins par obligatoin. Pour moi ce serait surtout plus par obligation, d'ailleurs, pour les derniers enterrements dont je me rappelle, et qui n'étaient pas des proches, je ne suis pas allée au cimetière et me suis contentée de la cérémonie, et encore à l'extérieur parce que les églises maintenant c'est comme les cimetières je préfère y aller juste pour visiter et sans avoir à subir les discours d'un prêcheur.

 

C'est donc en tant que lieu touristique que j'aime visiter les cimetières. Si si, c'est très intéressant et très insctructif: les sépultures des morts en disent long sur les vivants, que ce soit à travers leur architecture ou dans la façon dont on entretien le lieu. J'aime donc me balader dans les cimetières, sans aucune approche macabre, et je préfère les vieux cimetières, ceux dont les tombes sont en passe de disparaître faute d'entretien, des tombes souvent très simples et sans ostentation. Et quand il s'agit de monuments plus complexes et riches, cela ma satisfait assez je dois dire de voir que tout finit malgré tout, malgré la fortune ou la renommée, en poussière. 

 

Mais certains sont de véritables passionnés de ces lieux, ainsi que vous pouvez le lire dans cet intéressant article de Libération.

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Commis par La Ségaline - dans Promenades ici et là
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commentaires

Axel21 12/11/2014 13:49


Je suis partisan de l'incinération qui évite d'être relevé pendant son sommeil trente ans après...

fleurdelys46 06/11/2014 15:53


Votre réponse me rassure sur vos sentiments de respect dûs à l'entière Humanité.


Il y a une grande quantité de catholiques qui se contentent de "petite mesure" en assurant une sorte de "minimum syndical". C'est un fait avéré sur lequel les prédicateurs attirent régulièrement
l'attention des fidèles. Cela ne remet nullement en cause la foi chrétienne elle-même, et ni vous ni moi n'avons à juger nos frères sur une question qui ne dépend que de leur seule conscience et
n'a aucune incidence sur la vie d'autrui de quelque façon que ce puisse être.


Je regrette infiniment que vous n'ayez pu, au cours de votre existence, rencontrer que des prêtres médiocres. Il y en a un certain nombre, c'est rigoureusement exact : le recrutement est très
difficile et l'Eglise fait avec ce qu'elle trouve comme elle peut : cela a d'ailleurs entraîné beaucoup de problèmes qui ne sont pas à sa gloire, mais dont il ne faut pas non plus exagérer
l'importance.


Pour ma part,  j'ai eu la très grande chance et l'immense bonheur, lorsque j'étais adolescent, de connaître le prêtre qui desservait la paroisse de ma famille maternelle dans un tout petit
village de Picardie. Alors que j'étais jeune orphelin de mon père, il m'a en quelque sorte, pris sous son aile et il a puissamment contribué à mon envol dans la vie, ceci je vous rassure dans le
plus grand et total respect mutuel. Il a été mon guide spirituel et intellectuel alors que j'étais à une période cruciale de mon existence et que je venais de perdre mon père "d'une longue et
cruelle maladie" comme on disait. C'était un homme exceptionnel, d'une très vaste culture, d'une intelligence brillante, d'une éloquence remarquable qui fascinait un auditoire, notamment à la
messe. Il desservait sept paroisses et consacrait  la plus grande partie de son temps aux malades et aux mourants auxquels il apportait un immense réconfort, tout en vivant lui-même très
chichement. Il est mort à la tâche, n'ayant jamais voulu quitter ses paroissiens, terrassé par la même maladie qui a tué mon père. Il m'a écrit quelques jours avant sa mort. Il était heureux et
serein à l'idée de voir enfin briller la lumière divine. Il m'a légué quelques uns de ses  livres qu'il avait achetés pour une bouchée de pain chez les  bouquinistes du bord de Seine à
Paris, mais qui sont des ouvrages rares, très recherchés et de grande valeur.

fleurdelys46 05/11/2014 21:28


Pour faire suite au précédent, mais dans un autre registre :


j'ai été habitué, dès que j'ai su marcher, à faire le tour d'un  grand nombre de cimetières où reposent mes aïeux que j'ai appris à vénérer.
Je ne vois d'ailleurs pas pourquoi le culte des ancêtres est digne d'éloges lorsqu'on parle des tribus amazoniennes ou papoues, mais pourquoi il serait ridicule en France : il faudra me
l'expliquer.  J'ajoute, pour que les choses soient claires, que je compte parmi ceux et celles dont je suis issu, trois guillotinés de la Terreur : vous comprendrez que je puisse avoir pour
eux des sentiments très particuliers et de proximité d'esprit. Hélàs, ceux-là sont sans sépulture, leurs corps ayant été livrés à la chaux vive comme ceux de tant de suppliciés de cette période
barbare que j'abhorre.

fleurdelys46 05/11/2014 21:17


Vos commentaires et ceux de vos correspondants au sujet de la foi chrétienne sont extrêmement désobligeants. Je ne conteste  bien entendu pas  à quiconque la liberté de conscience,
c'est-à-dire celle de croire ou de ne pas croire en Dieu.


Mais, de grâce, cessez, les uns et les autres de mépriser celles et ceux qui se rendent dans une église, non pas pour visiter un monument historique, mais pour prier et participer à la communion.
Je pense très sincèrement que vous ne vous rendez pas compte de l'état de décadence dont témoigne votre état d'esprit qui consiste à ne considérer les églises que comme des monuments publics plus
ou moins dignes d'intérêt. Finalement, pour vous, il n'y a guère de différence entre les pyramides d'Egypte et nos cathédrales : des tas de cailloux intelligemment ordonnés dans des buts
indéfinissables et mystérieux par des civilisations lointaines, barbares et arriérées.


Inutile de vous dire que la liturgie issue de Vatican II est loin de susciter mon enthousiasme. Il existe des prédicateurs (et non des prêcheurs) plus ou moins doués. Dans tous les états de la
sociétés il y a des médiocres et des gens très brillants, c'est très généreusement partagé. J'ai entendu nombre d'homélies nullissimes, c'est un fait. J'en ai entendu aussi d'admirables. Mais ce
n'est pas parce que le serviteur est limité que le maître l'est aussi. Et avez-vous une idée de la manière dont l'Eglise peut recruter ses serviteurs et les faire vivre ? Ils ne sont pas
fonctionnaires d'Etat (excepté en Alsace-Lorraine). Alors un peu d'indulgence ne serait pas mal placée envers ceux qui, effectivement, ne constitueront jamais la crème, mais qui ont au moins le
mérite d'être là lorsqu'on a  besoin d'eux.

La Ségaline 06/11/2014 08:15



Vous me voyez désolée si vous avez pu vous sentir blessé par mon billet ou les commentaires lui faisant suite. Je respecte les croyances de chacun, ayant moi-même été élevée dans une famille très
pieuse, je peux parfaitement comprendre que la foi constitue pour bon nombre de personnes une source de réconfort et un soutien quotidien. Ce que je critique simplement ici dans le fait d'aller
célébrer les morts à Toussaint c'est un peu la même chose que la fausse ferveur qu'il peut y avoir lors de la messe de minuit à Noel. Car avouons-le bien, sur toutes les personnes que vous
trouverez dans l'église ce jour-là, combien y vont régulièrement? Combien sont-ils au contraire à n'y mettre les pieds qu'à date fixe et "obligée" pour satisfaire leur conscience ou/et le
qu'en-dira-t-on? Voilà pourquoi lorsque je dois assister à un enterrement je ne rentre pas dans l'église car je ne me sens pas "légitime", ce n'est pas de ma part une marque de mépris mais au
contraire de respect pour ces vrais chrétiens dont je ne fais pas partie. Quant aux prêtres, je n'ai jamais eu la chance d'en rencontrer qui ne serve un discours maintes fois répété sans âme ni
enthousisame, et si je ne goûte guère leurs sermons, pour autant je ne les dénigre pas, croyez-le bien.


Enfin tout ceci n'enlève en rien le respect que je peux avoir pour les défunts, quels qu'ils soient, qu'ils m'aient été proches ou qu'il s'agisse de simples connaissances, voisins et autres. Je
comprends parfaitement que les pierres tombales ne soient pas que de vides monuments destinés à recevoir nos poussières mais qu'ils soient des lieux de receuillement et d'apaisement pour les
vivants. 



Murielle 04/11/2014 17:35


Fut un temps, je passais tous les jours par le cimetière de mon village pour accompagner mes filles à l'école (cela remonte donc à un certain temps, voire un temps certain). J'aimais beaucoup ça.
Tout comme toi, non pas par esprit morbide ni chrétien (j'évite également les églises) mais bien parce que je prenais ça comme un moment, reposant, calme et finalement très agréable. Quant
on y est pas obligé...


Merci pour l'article de Libé ;)

Le Mousquetaire des Mots 04/11/2014 08:45


Bonjour Ségaline,


Comme toi je ne pratique pas les cimetières bien que je puisse avoir des rendez-vous avec mes morts. La Toussaint ? Je l'écarte volontairement : je
n'aime pas les marchands du temple et il y a, ce jour-là, pléthore de vendeurs dechrysanthèmes dont des enfants qui racolent le chaland avec une insistance déplacée.


J'ai lu l'article de Libé. Fort intéressant. Et j'ai vu également lu l'autre article à propos de la récupération des métaux après crémation. Il va sans
dire que mes morts sont partis vierges de tout bijou. A quoi leur auraient-ils servi ? D'ailleurs, je déteste profondément le commerce qui tourne autour de lamort. Alors offrir une alliance ou
une médaille, pas question. Par principe. Un membre de ma famille est passé récemment par la case crématorium... avec son alliance. On sait où elle a fini.


Les cimetières sont des lieux reposants où il fait bon se promener ou poser un autre regard sur la vie. C'est parfois retrouver un moment d'existence
particulier et qui nous touche de très près. Mais je ne le fais guère, il faut des moments privilégiés pour que cela me pousse à en arpenter les allées.

Flower 02/11/2014 23:02


J'ai aussi aimé me promener dans les cimetières, regarder les plaques, imaginer des bribes de vie au travers des indices donnés, honorer certains défunts, mais je n'ai pas assisté aux
enterrements de mes grands-parents et encore moins aux messes ... il y a deux ans,  j'étais très sur mes gardes pour l'enterrement de mon père - il y a eu une messe - mais ce fut très soft,
pas de dérapages de la part du diacre ... j'ai aidé ma mère quand j'en avais l'occasion pour l'entretien des plantes, mais c'est tout ... juste pour la soutenir ... c'est à ces occasions, que ma
fille s'est "prise d'amitié" pour un jeune de l'âge de son frère aîné, originaire de Tahiti (un étudiant) et "voisin de mon père", et moi pour un petit breton, décédé vers l'âge de 5 ans, entre
les deux guerres ... c'est au cimetière de Tours, un cimetière ancien, très riche en patrimoine funéraire ... j'ai grandi près de ce cimetière, en faisant du patin à roulettes devant les
devantures des marbriers, dont les terrains jouxtaient notre jardin ... maintenant j'évite les cimetières pour des raisons énergétiques ...

Florentin 02/11/2014 18:31


Il y a un temps, je parcourais aussi les cimetières. Je listais ce qu'on y écrivait, sur les monuments, sur ls tombes, sur les plaques surtout. Mais, j'ai abandonné, parce qu'on y retrouvait
beaucoup d'inscriptions ternes, cul-cul et semblables les unes aux autres. Pour une inscription intéressante et originale, on en trouvait cent passe-partout ...

Jean-François Vionnet 01/11/2014 17:40


Pour moi, Brassens reste mon maître absolu pour les cimetières : http://youtu.be/bWMi8RKvnKI

Pangloss 01/11/2014 16:38


Moi, j'évite les cimetières. J'y arriverai bien assez tôt et je n'ai pas besoin de monument pour me souvenir de ceux que j'aime et me réjouir de savoir que certains de ceux que je n'aimais pas
gisent à six pieds sous terre.

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