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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 13:53

Je ne peux résister au plaisir de vous faire découvrir cette petite merveille, toute en douceur, retenue, une chanson intime et délicate, simple et très émouvante.

 

Inutile de vous dire de qui il s'agit, on va encore me dire que je frise la monomanie, mais écoutez juste avant de me jeter la pierre...

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 06:42

Je vous invite à la lecture de cet article du Huffington post qui nous révèle, ou plutôt qui nous rappelle, que la condition des femmes durant cette crise sanitaire n'a guère évolué. Sur le plan médiatique les femmes semblent être devenues invisibles alors même que nombre d'entre elles sont sur la ligne de front pour reprendre les termes martiaux de Macron: caissières, agents de service, soignantes nous les voyons tous les jours dans la vraie vie mais rarement elles occupent les médias. Le traitement du sujet semble exclusivement masculin, qu'il s'agisse de faire parler des représentants politiques, des économistes ou des experts médicaux. De cette façon le mérite de la sortie de crise sera encore une fois attribué à ces messieurs.

 

C'est un peu comme dans le domaine de la cuisine: les grands chefs que l'on voit dans les restaurants étoilés sont des hommes mais ce ne sont toujours les femmes qui font la popote dans les foyers de la vraie vie.

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 17:33

"Comment ce pays si riche" c'est le titre d'un long texte de l'acteur Vincent Lindon que je viens de découvrir. Il y a fait le constat de l'échec de notre système politique à la lumière de la crise sanitaire actuelle qui révèle des travers bien antérieurs. L'analyse est juste et sans concessions, sans esbroufe non plus, loin des actes médiatiques de certaines personnalités pour lesquelles le Covid n'est qu'un tremplin supplémentaire vers une lumière artificielle. Pas le moindre artifice chez Lindon, mais une humilité, une conscience et une colère salutaire qui forcent le respect. 

A regarder et à lire ICI.

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5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 17:49

Comme prévu le gouvernement a rectifié les erreurs sur la première carte du déconfinement: le Lot et le Cher (voir précédemment) sont tout logiquement repassés au vert. Mais ne vous précipitez pas pour autant chez nous, on n'est pas encore sortis d'affaire. Néanmoins, voici une petite vidéo pour vous faire patienter avec quelques jolis petits coins à visiter... mais plus tard. Evidemment la liste est loin d'être exhaustive et le Lot regorge de merveilles. 

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 15:07

Les bras m’en sont tombés ce matin en découvrant la carte des départements déconfinables ou pas : le Lot y apparaît tel un ilot rouge perdu au milieu de tout le vert. Incompréhensible quand on sait que les cas ont été peu nombreux, que la capacité en réanimation est meilleure que dans bien d’autres départements de l’Occitanie tout verte.

Alors il paraît que le cas du Lot suscite des inquiétudes à l’ARS car il a développé un foyer dans le nord (Saint-Céré, Bretenoux, Biars) de façon assez tardive, alors que l’épidémie semblait décliner partout ailleurs. Et les spécialistes de s’interroger.

 

Certains diront que cette évolution de l’épidémie chez nous correspond curieusement avec l’arrivée de résidents secondaires malgré le confinement, parfois même nuitamment (de source sûre) et notamment aux vacances de Pâques.

 

Des mauvaises langues, sans doute…

 

Pour ce qui est du département du Cher l’ARS a d’ores et déjà reconnu qu’il s’agit d’une erreur. Néanmoins je me dis qu’il ne faudrait peut-être pas le déconfiner trop tôt. En effet étant donné la qualité des productions musicales lors des sessions confinées de mes Berrichons adorés de Blankass, comme cette version qui ravigote de Manureva avec Chamfort, je me demande s’il ne faudrait pas les garder  encore un peu  au chaud…

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 09:10

Je suis à nouveau tombée sur un article traitant de ce paradis sur terre que semble être la campagne en cette période de pandémie. Paradis car très faiblement touchée par le virus. Et pour cause : comme évoqué dans un autre article déroulant de simples évidences, la faible densité de population et une certaine vie en autarcie ne favorisent pas le déplacement des cochonneries.

Dans ce nouvel article il était question du département de la Lozère qui avec ses 15 à 2 habitants au km² par endroit fait figure de désert épouvantable en temps normal et de vrai paradis aujourd’hui. Une densité de population ridicule, des habitudes campagnardes qui rendent prévoyant et sédentaire (pas de déplacements inutiles, la moindre sortie est optimisée, des congélateurs et des potagers pour les réserves), tout cela fait que bien évidemment les gens restant déjà chez eux en temps ordinaire, le virus a du mal à se propager.

Que voilà encore des évidences énoncées qui font rêver. Et du coup voilà qu’émerge chez de nombreuses personnes le désir (réel ou rêvé) de changer de vie après le confinement. Et que croyez-vous qu’une bonne partie veuille faire ? Aller vivre à la campagne bien sûr !

Ah je les vois déjà débarquer dans le fin fond de la Lozère ou du Cantal, s’installer dans une bicoque retapée, s’émerveiller les premières semaines devant la beauté de la nature, des oiseaux qui chantent sous les fenêtres et des chevreuils qui traversent à l’orée du bois, du silence qui règne le soir… Ah je les vois déjà repartir ventre à terre après quelques mois à maudire les opérateurs téléphoniques parce que leur masure est dans une zone blanche qui les empêche de communiquer par Skype avec les amis restés dans la vraie vie avec toutes ses commodités, râler parce qu’il faut prendre la voiture pour faire les vingt kilomètres qui les séparent du premier commerce où on ne trouve bien sûr pas tout, pester contre le froid en hiver qui les retient cloîtrés, etc.

On les connaît déjà, on les voit régulièrement venir s’installer, souvent à la retraite. Ils arrivent la bouche en cœur et des paillettes pleins les yeux au printemps après avoir connu la région des étés durant, et puis ils commencent à faire la gueule lorsque l’automne est là et qu’après la dernière « Fête de la citrouille » le coin paraît bien mort sans théâtre, cinéma ou lieu culturel quelconque à proximité (pas moyen d’y aller en vélib). Alors ils repartent car ils ne sont pas fous ils ont gardé un pied-à-terre en ville qui leur permet d’aller hiberner près de la civilisation.

Alors ces témoignages ça me fait un peu sourire parce que je me dis que pas mal d’entre eux sont complètement dans l’illusion et que la chute risque d’être très dure. Mais je ne leur souhaite pas, on les chambre mais on est ravis que des gens s’installent et viennent « dynamiser » (c’est le mot à la mode) la vie rurale empêchant parfois des fermetures d’écoles (merci de nous envoyer des jeunes !).

Mais ça me fait un peu peur aussi à très court terme : est-ce que l’on va voir arriver dans nos campagnes encore préservées par l’épidémie des tas de citadins qui voient en la vie à la campagne une thérapie ? Est-ce qu’on va se retrouver tout d’un coup avec une seconde vague qui n’épargnera plus aucune territoire ? Je me rappelle que le premier décès qu’a connu le Lot est celui d’un sexagénaire venu de Paris juste après l’annonce du confinement… je dis ça, je dis rien…

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 19:21

C'est fou ce qu'on arrive à faire quand on est tout seul confiné dans son appartement. Bon d'accord il faut du matos, un peu de technique et surtout une sacrée dose de putain de talent! La preuve avec cette reprise complètement improbable (de part l'écart entre leurs univers musicaux entre les deux artistes) d'une vieille chanson de Madonna par l'un des frères Ledoux du groupe Blankass (oui je sais je ne me lasse pas de mes Berrichons préférés).

J'adore.

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 14:50

Encore une petite récréation pour effacer les murs de nos confinements. Et pour cette récréation paradoxalement retournons un peu à l'école, une école d'un petit village qui a vécu un expérience épatante et pas classique pour deux sous! Qui a dit que les écoles rurales n'avaient pas d'idées et avaient moins accès à la culture? Oui, le rock ça fait partie de la culture... 

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 18:00

Bon j'ai eu la main un peu lourde hier, hein... Alors aujourd'hui pour me faire pardonner et pour un peu de légèreté voici une petite vidéo sur la continuité pédagogique en temps de confinement, un concept dont je ne sais pas encore s'il relève de l'utopie ou du gros mot. 

Moi j'ai bien ri en regardant, mais c'est sans doute parce que là mes enfants sont en vacances, je vais moins rigoler quand on va de nouveau recevoir des devoirs...

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 14:57

Ainsi donc voilà près d’un mois que nous sommes en confinement. Assignés à résidence nous n’avons plus le droit de sortir que pour aller faire des achats de première nécessité (à géométrie variable cependant puisqu’il s’agit aussi bien d’aller acheter du pain pour nourrir sa famille que de la peinture pour refaire son couloir…), ou pour aller travailler là encore s’il s’agit de nécessité, bien que celle-ci soit également assez subjective : l’usine Andros près de chez moi n’a jamais cessé de tourner, il est vrai que la confiture et les bonbons sont des produits de première nécessité. À moins que mettre des centaines de personnes au chômage partiel soit considéré comme plus dommageable que la propagation du virus au sein des familles d’ouvriers (les cadres sont en télétravail, ceux-là même qui par leurs voyages d’affaire en Asie ont été les premiers à manifester des symptômes de la maladie) mais c’est un autre débat.

 

Je ne vais pas vous faire un article sur « ma vie en confinement », d’autres l’ont déjà fait et c’est sans doute bien plus intéressant que tout ce que je pourrais raconter. Car chez nous point trop de révolution dans nos vies.

Car voyez-vous nous avons la chance d’être à la campagne, et c’est une chance à plusieurs égards. Tout d’abord nous avons de la place, une maison avec un grand extérieur sans aucun voisin proche, nous pouvons aller dans les bois sans sortir de notre propriété, nous pouvons passer des journées entières confinés dehors et nous ne sommes pas les uns sur les autres : je mesure pleinement ma chance lorsque je m’imagine avec nos trois ados dans un appartement sans balcon, nous avons ainsi évité suicides ou/et infanticides !

Ensuite, et c’est ce qui rend notre confinement plus facile sans doute, nous avons toujours réfléchi et optimisé nos sorties : lorsque l’on habite à 20 km du premier commerce (je ne compte pas l’épicerie du village qui s’avère indispensable mais où l’on se servait déjà régulièrement, histoire de faire marcher le commerce local) on essaie de ne rien oublier sur sa liste de course quand on descend « dans la plaine ». Alors sortir une fois par semaine seulement (voire tous les 10 jours) pour aller faire ses courses, franchement on sait faire, ça n’a pas changé nos habitudes (en fait je déteste faire les courses, moins j’y vais mieux je me porte). On a l’habitude de prendre du pain pour plusieurs jours et nous ne sommes pas en manque de la baguette fraîche tous les matins comme certains pauvres citadins de notre connaissance. Notre congélateur est plein et nous avons quelques conserves, on pourrait encore espacer les sorties.

Nous avons donc de la chance car nous autres pauvres bouseux nous savons depuis longtemps vivre loin de tout ou presque. Et c’est là que l’on pourrait dire que les péquenots ont pris une certaine revanche, même si c’est à leur corps défendant et sans aucune mauvaise intention, le terme de revanche étant inapproprié mais je n’en ai pas d’autre à l’esprit. On a pu le mesurer dans les tout premiers temps du confinement, juste avant l’annonce officielle lorsque tout d’un coup les citadins aisés et heureux propriétaires de résidences secondaires sont partis ventre à terre dans leurs SUV rutilants pleins de valises : Macron avait dit que c’était la guerre, du coup c’était l’exode. Enfin pas pour tout le monde bien sûr, les prolos sont restés bien confinés dans leur HLM évidemment, faut pas exagérer.

C’est dingue comme en quelques jours la perception de la campagne profonde a pu changer : tous ces bleds paumés où on est loin de tout, où il n’y a pas de vie culturelle suffisamment intéressante en-dehors de la préfecture (et encore !), où on n’a même pas la 4G (encore heureux quand on n’est pas carrément en zone blanche), avec des connexions internet capricieuses, où ça pue la vache et où on est dérangé par le chant du coq… bref c’est marrant de voir comment tous ces coins absolument invivables plus de deux semaines en été et bons pour les bouseux sont devenus des havres de paix, de sérénité voire de sécurité pour ceux-là mêmes qui les méprisaient auparavant. Ce sont les mêmes qui une fois installés dans leur villa de bord de mer ou à la campagne risquent la contamination (la leur et celle des autres) en allant faire leur jogging ou acheter leur baguette quotidienne parce qu’ils ne peuvent pas vivre dans la cambrousse sans importer leurs habitudes de citadins.

Eh oui car tout d’un coup on a l’air de découvrir que l’isolement, la faible densité de population, la consommation locale et raisonnée, la circulation moins intensive des biens et des personnes, tout cela aurait des vertus contre la propagation des virus ! Quel scoop ! C’est d’ailleurs sans doute à un enfonceur de portes ouvertes que l’on doit cet article du Huffington Post qui nous explique pourquoi certaines zones sont épargnées (jusqu’à quand?) par le virus.

 

Ce ne serait pas si tragique, pathétique, franchement ça me ferait presque rire.

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