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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 06:49

Mon cadet, bientôt neuf ans, a un certain sens de la répartie (parfois un peu trop lorsqu’il s’agit de répondre à ses parents d’ailleurs), du jeu de mot et fait souvent quelques traits d’esprit. Ainsi hier sur un bord de route, une vache échappée de son pré et qui broutait paisiblement le fossé lui a inspiré ce bon mot : pratiquant le même travail que les agents du Conseil général, il a dit que cette vache travaillait sans doute pour la D.D.Meuh.

 

Il est mignon ce petit…

 

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 14:19

J’attaque mon troisième livre en moins de deux semaines, un record depuis des mois, que dis-je des années.

Pour la fin de mon intérim au lycée, les collègues de l’amicale m’ont offert une plante et un bouquin. Pour la plante je ne sais pas mais pour le livre je gage que mes collègues de littérature n’ont pas participé au choix ! La quatrième de couverture de Mémé dans les orties, court roman d’Aurélie Valognes, paraissait alléchante avec cette histoire d’un vieux bougon désagréable, sorte de « Tatie Danielle » au masculin. J’ai lu en quelques heures seulement mais sans enthousiasme particulier. Il faut dire que tout ça ne cassait pas trois pattes à un canard, et qu’à chaque fois que j’interrompais ma lecture je me disais, sans doute prétentieusement, que j’aurais parfaitement pu écrire ce que je venais de lire : je ne connais pas d’expérience de lecture plus désagréable je crois.

Bref le livre, sympathique mais sans plus, ne restera pas bien longtemps dans ma mémoire qui au demeurant ne garde plus grand-chose de mes lectures… aïe.

 

Un petit tour sur Internet m’a appris que cette Aurélie Valognes s’était d’abord fait connaître sur le web où ce dernier roman a été un best-seller : j’aurais dû me méfier. J’éprouve toujours un mouvement de recul dès qu’on essaie de me convaincre de lire un de ces succès de librairie, idem pour les Goncourt et autres prix, l’esprit de contradiction sans doute ou une méfiance bien naturelle vers tout ce qui ne semble appeler aucune critique. Bref après le succès numérique l’édition classique s’est penché sur ce phénomène et l’a édité en version papier, histoire d’en remettre une couche en touchant un autre public.

Voilà qui en dit long sur le métier d’éditeur aujourd’hui. Si autrefois l’éditeur était celui qui était capable de dénicher des talents, des auteurs originaux qui pouvaient révéler des choses nouvelles tant du point de vue du fond que du style, aujourd’hui il s’agit de repiquer ce qu’offre la toile et qui est déjà un succès, histoire de ne prendre aucun risque et d’offrir aux lecteurs ce que tout le monde a aimé ou qui du moins semble avoir déjà fait ses preuves, autant dire que la prise de risque est limitée.

Pour ce qui est de Mémé dans les orties, en ce qui concerne la qualité littéraire on repassera, on reste sur sa fin, c’est assez convenu et sans surprise : pas de style, rien de particulier, c’est pas mal écrit mais c’est un peu comme le fast-food, aussitôt avalé, aussitôt oublié !

 

Sinon, juste après j’ai lu, en une après-midi, Adieu, de Danielle Sallenave, autrement plus intéressant bien que très bref. Découpé en autant de très courts chapitres que de rencontres, ce sont les quelques conversations entre un neveu photographe et son grand-oncle. Tout en délicatesse, pudeur et subtilité, l’auteur dévoile les rapports entre les deux hommes, l’un un brin nostalgique, l’autre très respectueux de son aîné. Il ne se passe rien d’autre que ces rencontres quasi quotidiennes, prétexte à des allées et venues entre un passé révolu et un présent auquel s’adaptent plus ou moins bien les personnages.

 

Évidemment il ne s’agit pas là je crois d’un best-seller (des années 80) mais j’ai trouvé ça fichtrement plus consistant. J’ai aussi terminé en quelques jours Le Lièvre de Vatanen, de Arto Passilinna, jubilatoire, et et je vais me replonger avec délice dans les classiques avec les Contes de Charles Nodier. Quel festival, ça fait du bien.

 

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 16:46

Bon ça yest, une bonne chose de faite: on a perdu l'Euro de foot. Je dis «une bonne chose» parce que si la France avait gagné on en aurait entendu parler pendant des semaines. Déjà que les pauvres ils sont perdu parce qu'ils n'ont pas eu de chance, pas parce que l'adversaire était plus fort, non, c'est encore la faute des poteaux...

 

Bref fini le foot, on va pouvoir parler d'autre chose.

 

Et merde, il reste le Tour de France et les Jeux Olympiques!

 

 

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 21:53

Après la sortie de l'Europe, voilà que les Anglais sortent déjà de l'Euro de foot, jetés dehors par les Islandais que personne n'attendait!

 

Pour des mecs dont on disait qu'ils jouaient en tong, faut croire qu'en tous cas ils ne jouent pas comme des pieds.

 

Personnellement je me fout du foot mais des choses comme ça je dois dire que ça me réjouit.

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 06:18

C’est quand même insensé : on croit être tranquille à la campagne et pouvoir passer des nuits dans le calme, le silence, avoir un sommeil apaisé et se réveiller en douceur le matin, voir après une petite grasse matinée le week-end. Eh ben non, pas moyen !

 

Dès le petit matin ce ne sont que cris, vociférations, allées et venues incessantes sous les fenêtres. Pour vous dire à quel point c’est insupportable, nous avons été obligés ce matin de fermer la fenêtre (les premiers froids passés un peu d’air frais ça fait du bien), c’est quand même incroyable à Teyssieu, non ?

 

Camion-poubelle aux aurores, voitures matinale, scooter, mobylette stridente en pleine nuit ? Point du tout : merles, rouges-gorges, mésanges, bergeronnettes, geais, bouvreuils, pinsons, passereaux de toutes sortes, on dirait que la forêt tout entière s’est donné rendez-vous au pied de notre chambre ! C’est un ballet incessant qui se joue sous nos fenêtres dès le lever du jour, avec à chaque heure sa population : chacun s’appelle et se répond d’arbre en arbre, les chants varient au fur et à mesure qu’avance le jour et quand on commence à entendre les corbeaux et la buse alors là on sait que c’est foutu, il est trop tard pour se rendormir. Bon soyons honnêtes cela ne dure pas éternellement non plus et une fois les présentations faites et la liste des courses établie, tout le monde s’envole pour aller chercher sa pitance, et vers 6 ou 7h c’est un tantinet plus calme...

 

Tout de même, ils pourraient mettre une sourdine le week-end.

 

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 23:15

L'avantage d'avoir travaillé avec les maîtresses de mes enfants c'est que je peux me permettre quelques petites libertés que je ne prendrais pas avec d'autres. Voici donc le petit mot d'information que j'ai adressé à l’enseignante de ma fille (CP) par le biais de son cahier de liaison:

 

« Le ou la camarade qui a prêté ses poux à E. est prié de les récupérer. Merci."

 

C'est vrai quoi, on a déjà plein d'animaux à la maison.

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 17:49

Voilà que les policiers se mettent à manifester eux aussi. Et pourquoi pas, ils ont sans aucun doute bien plus de raisons de se plaindre que certains petits cons qui n'ont rien d'autre à faire de leurs journées que d'aller casser des vitrines sans autre conviction que la certitude d'avoir trouvé un moyen de tuer le temps. Pauvre jeunesse.

 

Bon enfin au moins pour une fois les chiffres des organisateurs et ceux de la préfecture risquent d'être les mêmes C'est toujours ça.

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 18:10

L’autre jour en salle des profs certaines de mes collègues étaient assez désabusés : le proviseur venait de commenter le dernier classement des lycées paru tout récemment, celui où je travaille étant bon dernier ou presque, apparemment comme d’habitude. Ce classement ne veut pas dire grand-chose étant donné que ce lycée ne possède pas de filière technologique, il y a donc une part importante de réorientation après la Seconde, les taux de réussite ne sont forcément pas les mêmes que d’autres établissements où toutes les filières sont représentées, etc. Là où une collègue a pris un coup de massue c’est lorsqu’elle a entendu le proviseur dire qu’il voyait assez bien pourquoi leurs résultats n’étaient pas bons, et que la solution était entre les mains des enseignants. Elle a fait répéter, croyant que son oreille avait fourché : que nenni point du tout. En fait en discutant avec les uns et les autres j’ai compris que le problème était que ce lycée était finalement trop exigeant par rapport aux autres, et que donc la solution pour avoir de bons résultats était de faire comme ailleurs : surnoter ! On comprend mieux pourquoi certains profs, consciencieux, ont le bourdon : il faudrait désormais mettre des notes non plus pour évaluer le niveau réel des élèves mais bien pour satisfaire aux statistiques…

Déjà on voit les élèves venir se plaindre de leurs notes au bac blanc, chose qui apparemment n’était pas de mise il n’y a pas si longtemps, et qui devient quasi systématique, sans parler des parents qui eux aussi viennent soutenir leurs chères têtes blondes qu’il ne faut pas assommer de travail, les pauvres…

 

Bref comme dit une collègue : « Il faudrait faire de la merde et en plus le faire avec le sourire ! »

Ah l’Éducation Nationale, c’est beau tout de même.

 

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 01:16

Je viens du Sud. Lequel? La géographie a cela d'accommodant qu'on est toujours au sud de quelque chose. Un peu au sud du Massif Central mais au nord des Pyrénées, au sud de la Cère mais au nord du Célé, au sud du Ségala et au nord du Quercy, voilà qui plante une peu mon décor. Et lorsque je pense au Sud ce n'est pas celui de Sardou mais celui bien plus beau de Nino Ferrer qui a eu le bon goût de naître italien et de mourir lotois, autant dire nettement plus au Nord.

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 11:45

«Afin d'éradiquer l'épidémie actuelle d'influenza aviaire (grippe aviaire), Madame la Préfète demande que l'ensemble des volailles des basses-cours soit confiné pendant la période du 18 avril au 16 mais 2016. Il n'y a toutefois pas d'obligation d'abattage.»

Voici le courrier qui accompagne une fiche de recensement desdites volailles qui nous a été donnée à Teyssieu. Au-delà de la perplexité que suscite dans mon esprit le choix de ces dates (pourquoi dans un mois si l'épidémie est déjà là?...) je me vois fort mal imposer à mes charmantes gallinacées ainsi qu'à mes oies un confinement dans leurs poulaillers respectifs (oui car en plus il faut séparer les palmipèdes des autres volailles, comprenne qui veut il y a sûrement une raison). Pauvres bêtes, ne pas voir le jour durant un mois, ne pas pouvoir aller gambader et savourer quelques vers et brouter un peu d'herbe, voilà qui va sérieusement faire chuter la production d’œufs et compromettre les goûters: adieu crêpes, gaufres et autres gâteaux au yaourt... Et Brigitte bardot va nous tomber dessus pour mauvais traitement à animal.

Bon que risque-t-on en cas de contrôle (bon courage!), un abattage imposé? Bah si ces messieurs-dames de la préfecture veulent se charger de l'affaire je crois que je ne vais pas m'y opposer, surtout pour le jar!

 

Ou bien on va opter pour une mesure radicale de confinement... au congélateur.

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