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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 07:49

Voilà où mènent les discours sécuritaires des uns et des autres: à force de nous dire que l'étranger c'est l'ennemi, qu'il faut partir en croisade, etc. on fini par se méfier même des voisins. D'ailleurs à force de chasser sur les terres du FN je me demande si le sigle de l'UMP n'a pas changé de signification pour devenir Union pour Marine le Pen.

Enfin tout ça pour dire que l'insécurtié gagne même nos paisibles campagnes,  et on s'enferme à double voire triple tour, c'est terrible, la preuve en image:

 

insécurité

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 15:15

Je ne sais pas si c'est à cause de cette nuée nipponne qui est passée au-dessus de nos têtes mais le ciel est ici d'un bleu limpide, sans la moindre trace de nuage, à défaut de porter des traces de radioactivité... Comme je suis assez anglophile, personne n'est parfait, ce bleu m'a fait penser pour la chanson du week-end au titre Blue des Jayhawks, un groupe américain qui contrairement à ce que l'on pourrait croire à la première écoute ne vient pas du fin fond des années 70 mais de la fin des années 90.

Bon week-end ensoleillé.

 

 

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 21:04

L'actualité est loin de me laisser de marbre, mais hélas elle me laisse sans voix. Heureusement les artistes savent souvent bien mieux que nous exprimer ce que nous ressentons. Ainsi cette chanson de Mickey 3D dont je trouve les paroles de plus en plus proches de la réalité. Ça sent le sapin pour notre bonne vieille planète et tous ceux qui sont dessus, on est tous dans la même galère et je me demande parfois si ça vaut encore la peine de ramer...

 


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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 20:56

... ou « On n'est jamais mieux servi que par soi-même »...

 

 

 

Aujourd'hui j'ai trouvé dans la petite bibliothèque de Cahus un petit ouvrage fort intéressant intitulé « Voyage autour de Cahus », une monographie locale datant du début du siècle, œuvre de Joanny Croisille. Enfin de l'autre siècle évidemment, le XXe. Le terme de voyage qui suggère une certaine envergure contraste sérieusement avec l'étroitesse du périmètre décrit. Et pourtant, il n'est parfois pas besoin d'aller bien loin pour voyager vraiment et s'offrir une évasion à peu de frais. C'est ce que propose cette monographie qui nous fait faire une petite balade du côté de Cahus, Laval de Cère, Belpeuch. Je n'en ai pas vraiment encore commencé la lecture mais j'ai feuilleté le petit ouvrage et suis tombée en arrêt sur un passage des plus intéressants que je vous reproduis ici. Cet extrait parlera bien sûr davantage à mes lecteurs locaux qu'aux lointains internautes égarés par ici, néanmoins je suis persuadée qu'il évoquera bien des choses aux ruraux en général, d'où qu'ils soient, et rappellera aux anciens le clivage qui pouvait exister jadis entre gens de communes, voire de villages différents : quand l'étranger commençait aux portes de chaque village...

 

« Parlons ici de l'habitude qu'ont certaines gens de la plaine de dénigrer le Ségala et remarquons tout d'abord que les personnes atteintes de cette manie ne sont pas les mieux douées sous le rapport de l'éducation. On les entend dire qu'au-dessus du Pont d'Orgues il y a bien peu de choses, le reste d'après eux vaut à peine l'honneur d'être nommé. Ces privilégiés du terrain argilo-calcaire qui habitent plus bas que nous paraissent nous regarder de haut en bas comme s'ils appartenaient à une race supérieure à la nôtre : ils toisent les Ségalins qui passent. Demandez-leur pourquoi ils prennent en mauvaise part le mot Ségalin, c'est comme si vous faisiez la même question à ceux qui prennent en mauvaise part le mot Jésuite, les uns et les autres seraient également embarrassés pour vous faire une réponse satisfaisante.

Dénigrer un pays parce qu'il est moins fertile ou parce qu'il est plus élevé au dessus du niveau de la mer dénote un esprit de sot orgueil ou de puérile vanité.

En face de ceux qui se donnent sur nous une supériorité illusoire il nous sera permis de faire notre propre éloge.

Dans le Ségala on vit aussi bien que partout ailleurs. Nous qui en sommes les habitants, nous nous acquittons des charges publiques avec autant d'exactitude que les autres citoyens. Nos jeunes gens, quand ils se présentent à Bretenoux pour la conscription font assez bonne mine à côté de leurs camarades de la plaine ; l'expérience a même démontré que les malingres ne sont pas le plus souvent parmi ceux qu'on appelle les mangeurs de châtaignes, ce qui prouve qu'à manger du pain de seigle on ne s'en porte pas plus mal. Quant aux jeunes Ségalines, elles inspirent parfois aux beaux gars de la plaine des sentiments tout autres que ceux du mépris et du dégoût.

Ségalins, mes amis, soyons fiers de notre terre natale qui en vaut bien une autre et restons fidèles à Cahus notre petite patrie. Cultivons avec amour les champs que nos pères ont cultivés ; conservons pieusement comme autant de reliques les traditions vénérables qu'ils nous ont léguées. En accomplissant dignement nos devoirs d'hommes et de chrétiens nous ferons honneur à notre Ségala et nous vivrons heureux dans la situation où la Providence nous a placés, heureux de cette vie calme et libre que la grande ville trompeuse ne procure pas. »

 

Ça c'est envoyé.

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 14:07

 

 

      Une caméra qui filme la vie d'un couple à la ferme pendant près d'une année, ça vous rappelle quelque chose, hein ? Tout faux, il ne s'agit pas de télé-réalité.

       Hier soir je suis allée assister à la projection d'un documentaire organisée par le comité des fêtes de mon village natal, à quelques kilomètres d'où je vis. Ce fut l'occasion pour moi de revoir d’anciens voisins et de replonger dans le monde agricole. Il s'agissait d'un documentaire dans la même lignée que d'autres du même réalisateur et que la commune avait déjà projetés auparavant : des fermiers d'aujourd'hui mais qui travaillent, par choix, avec les méthodes ancestrales enseignées par leurs pères. Ce soir-là il s'agissait du film Les Sillons de la liberté, de René Duranton qui a réalisé pas mal de documentaires dans la même veine. Le réalisateur a suivi pendant près d'une année un paysan breton parfaitement atypique qui travaille la terre avec l'aide de ses chevaux, qui vit sans télé, ni radio, ni téléphone, vit au rythme des saisons et surtout qui se fait un point d'honneur de ne recevoir aucune aide ni subvention car il a décidé avant tout d'être libre. Libre il l'est en effet, autant qu'on peut l'être lorsque l'on vit au rythme des saisons, de la nature, sans autres contraintes que celle de récolter de quoi se nourrir et de soigner ses animaux.

      Du ramassage du goémon sur la plage qui servira d'engrais naturel dans les champs, à la moisson, en passant par les foins ou la fabrication du cidre, on découvre un monde très dur, physiquement épuisant mais où jamais on ne perçoit le moindre stress : pas d'inquiétude en regardant la récolte pour savoir si l'on pourra payer les traites du tout nouveau tracteur énorme qui encombre les champs devenus trop petits comme on ne voit parfois. Entre ce paysan et sa compagne pas beaucoup de paroles, ce sont des taiseux, et des pudiques aussi sûrement. Lui a choisi de travailler ainsi lorsqu'il lui a fallu reprendre l'exploitation, tous ses camarades de classes voulaient devenir marins, lui voulait être paysan, un marginal en somme. Et comme il n'était pas du genre à faire les choses à moitié il a refusé de se plier au jeu de la production intensive, du tout pesticide et du « toujours plus ». Sa compagne quant à elle est venue de Normandie faire un stage dans le monde agricole dans les années 80 car elle ne se voyait pas travailler dans un bureau après des études de secrétariat plutôt subies que choisies ; elle est venue chez ce paysan, est repartie puis est revenue pour ne plus le quitter, lui son aîné de vingt ans. Ensemble ils mènent une vie telle qu'elle devait l'être il y a de cela 50 ans, avec leurs chevaux et des outils hérités de leurs aïeux : herse, lieuse, batteuse, des engins acquis par les grands-parents qui faisaient alors figure de pionniers ! Lui aujourd'hui passe pour un doux rêveur et un original. Mais il fait des émules puisque l'on voit tout au long du film qu'il est aidé par un de ses voisins, âgé d'une quarantaine d'année qui après sa journée à l'usine cultive lui aussi quelques hectares de terre exactement sur le même mode.

Pour moi c'était comme une visite au musée, et en même temps revenaient à moi des images de mon enfance, non pas que j'aie vu mes parents travailler de la sorte, mais parce que je reconnaissais des outils oubliés et poussiéreux et dont les poules avaient fait leur perchoirs dans le fond des granges et des hangars de la propriété familiale, tous ces engins qui étaient morts je les voyais revivre là sur l'écran, et pas dans un film d'époque mais en 2009. Ces souvenirs étaient relayés par les commentaires de l'assistance, composée de paysans non plus bretons mais ségalins, et qui en occitan se rappelaient des anecdotes, des épisodes de leur enfance, s'étonnaient de voir encore fonctionner ces machines pour le moins rustiques, et la nostalgie aidant je les sentais presque envieux du choix de vie qu'avait fait cet homme, de son courage, de sa vaillance.

      En voyant cet homme j'avais l'impression de regarder le dernier specimen d'une race prête à s'éteindre, comme le dernier locuteur d'une lange qui allait mourir avec lui.

      J'avais emmené mon fils aîné car je me disais que ce serait intéressant pour lui de voir quelque chose dont il entendait parfois vaguement parler par ses grands-parents mais dont il n'avait aucune image, et de fait il a été très intéressé et a regardé tout du long ce film avec beaucoup de curiosité. C'est quelque chose qu'il ne pouvait pas connaître et qu'il ne reverra sans doute plus, je trouvais important qu'il puisse le découvrir. Entre nous c'était quand même mieux qu'un Disney...

 

Cliquez : Les Sillons de la Liberté

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Commis par La Ségaline - dans Ma vie rurale
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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 14:12

Décidément je n'arrive pas à quitter le Sud, sans doute parce que j'en viens. Comment ça, le Ségala n'est pas le Sud?! Mais si bien sûr puisque pour nous le Nord commence en Corrèze ...

Enfin toujours est-il qu'après le sud des États-Unis je vous amène en Italie. Nos voisins italiens ne savent pas faire que des pizzas, des pâtes et du football, ils font aussi de la musique, et certains même très bien. La chanson que je vous propose aujourd'hui est à tomber par terre, je ne trouve pas d'autres mots, à moins qu'elle ne vous fasse planer ce qui paradoxalement revient au même. Je ne vous parlerai point de quelque belâtre comme Eros Ramazzoti, non, non, pas de caricature ici. Zucchero est un artiste italien atypique car au lieu de donner de la voix dans l'art lyrique, le bel canto ou dans les bluettes, lui se distingue car il fait du blues. Si si, un bluesman italien ça existe. Le titre que je vous ai choisi ne reflète pas ces influences-là mais si vous allez faire un tour sur Youtube et que vous écoutiez n'importe quel autre titre cela vous sautera aux oreilles. Pour ce début de week-end j'ai préféré un peu de douceur... Je crois que je vieillis.

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 09:22

Ça me tracasse cette histoire de la Journée de la femme tout de même, ça ne sert à rien, et à la limite je trouve que c'en est même humiliant de se voir octroyer une journée annuelle comme d'autres minorités: car il ne faut pas se leurrer c'est bien ainsi que sont traitées les femmes dans le monde entier, cette journée en est la preuve puisqu'il n'y a que je sache pas encore de Journée de l'homme.

Pour 2012 je propose donc, afin que la majorité se rende compte de ce que c'est que d'être une femme, que les hommes prennent leur place le temps de cette fameuse journée: qu'ils constatent donc ce que c'est que de subir les inégalités de traitement au travail avec les salaires et les horaires, les inégalités à la maison avec les doubles journées, les contraintes en tous genres qu'elles soient d'ordre biologique ou sociologiques, bref tout ce qui fait le charme du quotidien du sexe dit faible. Comme je suis pleine de bonté je leur épargnerai les mauvais traitements, viols et violences en tous genres dont sont victimes les femmes sur 99.9% de la planète (le reste étant constitué par les zones désertiques, les pôles et la Lozère) et dont on ne parle que rarement tant cela semble faire partie intrinsèque de la condition féminine.

Et ce jour-là, messieurs, je vous dirai «Bonne journée» en toute sincérité.

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 22:41

Une journée de la gentillesse par-ci, une journée des handicapés par-là, des journées de ceci de cela en veux-tu en voilà! Et la journée de la femme, dont on nous a rebattu les oreilles tout le jour, qu'est-ce que ça peut m'agacer! Parce qu'au fond si on pense à les célébrer une fois dans l'année c'est bien que le reste du temps on s'en fiche pas mal non?

Allez, c'est encore un truc de mec pour se donner bonne conscience, non?

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Commis par La Ségaline - dans Chroniques ménagères
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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 10:26

En attendant de voir la tour du village restaurée on peut déjà admirer la mise en place de l'échafaudage dont j'ai déjà parlé. Un tel dispositif est déjà tout un spectacle en soi, et l'on ne peut que s'incliner devant autant de technicité, de technologie et aussi de talent de la part des ouvriers qui y travaillent: 40m au sommet, mieux vaut ne pas avoir le vertige. Et top du top, c'est le cas de le dire, voilà que l'échafaudage a été pourvu d'un ascenseur, enfin un monte-charge pour l'ascension des hommes et des matériaux. Terminé le temps où les couvreurs transportaient sur leur dos les tuiles, et dans le cas présent il vaut mieux car la lauze ça pèse, c'est rien de le dire.

 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 07:49

Après le Texas de Tom Petty la semaine dernière, continuons notre petit voyage dans le Sud des États-unis avec John Hiatt . Natif de l'Indiana comme Mellencamp sa musique illustre davantage le Mississipi, le Tennessee, ce qu'on appelle le Sud profond.

La première fois que je l'ai entendu j'ai cru qu'il était noir, sa voix est taillée pour le blues sans le moindre doute, mais une pointe de country ne lui va pas non plus.

J'ai hésité entre cette chanson et Have a little faith in me (allez y jeter une oreille vous ne le regretterez pas) qui me semble donner la pleine mesure de ses capacités vocales, mais je la trouvais un peu triste pour un samedi matin...

 

 

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