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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 12:38

Je viens de voir un reportage concernant cette fameuse pénurie d'oeufs que les industriels devraient connaître à cause de la mise aux normes des producteurs (oui les aviculteurs, comme si c'étaient eux qui pondaient...). Il y avait donc le témoignage d'un de ces producteurs modèles qui bien obéissant était en train de mettre aux nouvelles normes ses cages à poules, travaux qui devraient lui coûter 2 millions d'euros.

Alors moi, naïve, je n'ai pu m'empêcher de me poser la question: combien lui aurait coûté le fait de supprimer ces cages et de passer à un élevage un peu plus digne, même pas du bio hein, on leur en demande pas tant, mais ne serait-ce que de laisser gambader ses cocottes en plein air, histoire qu'elles puissent enfin pondre des oeufs un peu moins pâlichons? Hein, combien?

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 14:49

Voilà un petit coup de gueule poussé par Martin Malvy, le président de notre région, et qui me conforte dans l'idée que le candidat-président est surtout candidat et plus vraiment président. Le problème est que ses bons toutous ne sont plus non plus minitres mais bien super-VRP qui battent la campagne pour le candidat.

Bon c'est bien joli mais pendant ce temps qui s'occupe de la France?...

À lire ici dans La Dépêche du Midi.

 


 


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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 21:56

Je ne ferai pas de commentaires sur ce que m'inspire cette journée de la femme, d'autres le font bien mieux, notamment à Libération, où je vous invite à lire ce bel article qui dit parfaitement ce que je pense. 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 12:52

Na!

Le président sortant a déclaré aujourd'hui que s'il n'était pas élu il arrêterait la politique. Cette annonce aurait de quoi réjouir et pourtant... Elle me laisse un goût amer et je lui trouve des relents d'insolence et d'arrogance qui ne m'étonnent guère de la part de celui qui aurait voulu nous faire croire qu'il était le candidat du peuple. Cette réflexion me fait l'effet d'une bouderie d'enfant gâté à qui on menacerait de confisquer son jouet préféré. Car enfin s'il désire ne plus faire de politique après son épisode présidentiel j'en déduis donc que c'était le seul pouvoir qui l'intéressait, qu'il n'était motivé non pas par le désir de servir son pays mais seulement ses propres intérêts et ceux de sa caste. J'ai pour ma part une autre conception de la politique qui veut que l'on désire servir un pays, un peuple ou un idéal quelle que soit la fonction qu'on exerce et que l'on reste au service de ses concitoyens même, et peut-être surtout, si l'on n'exerce pas les plus hautes fonctions de l'état.

Non?

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 08:22

C'est merveilleux, un miracle a eu lieu, réjouissons-nous. Oui réjouissons-non car notre président a recouvré la vue. Atteint de cécité profonde depuis son élection, voilà qu'il voit de nouveau. En effet hier chez Pujadas il aurait déclaré (j'ai entendu ça ailleurs, vous pensez bien que je n'ai pas regardé) qu'il avait  découvert qu'il y avait en France de très grands groupes qui "maximisaient" les avantages fiscaux (tiens, mais qui les leur a accordés? c'est un scandale!) et qui malgré de gros bénéfices ne payaient pas d'impôts.

Je vous le dis en vérité c'est un miracle mais il lui aura fallu cinq ans pour ouvrir les yeux.

Bon, on est presque à 10% de chômage, on lui dit tout de suite ou on lui laisse la surprise?...

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 10:23

 Nicolas Sarkozy serait-il en train de saboter, saborder sa propre campagne électorale? On peut se poser la question en l'entendant déclarer que la principale préoccupation des Français c'est le problème de la viande halal... Si si, vous avez bien lu. Pour plus de détails, voir l'article de Rue 89.

Personnellement je crois que la première préoccupation des Français, en tous cas une trop grande majorité, c'est de savoir s'ils pourront tout bonnement s'en payer une tranche, de viande. Pour ce qui est de s'en payer une tranche au figuré, j'avoue que personnellement je commence à rire jaune.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 14:51

 

Des livres, j’en ai un peu partout, et je lis aussi un peu partout : bureau, chambre à coucher... ou même toilettes où j’affectionne particulièrement les livres que l’on peut picorer, plus ou moins longtemps selon le degré d’urgence ou l’importance... du besoin. Et ce Dictionnaire ouvert jusqu’à 22 heures de l’Académie Alphonse Allais est parfait pour le picorage. Fondée lors du centenaire de la naissance d’Alphonse Allais, en 1954, cette académie fort peu académique regroupe des personnalités du théâtre, de la littérature ou du journalisme qui partagent le goût des bons mots et des jeux de langue que chérissait le célèbre auteur.

Le dictionnaire de cette académie regorge de définitions absurdes, subtiles ou parfois émouvantes mais forcément humoristiques. Je ne peux résister au plaisir de vous en livrer quelques unes. Les pages de mon exemplaire sont presque toutes cornées car chaque page est un délice. Un seul article ne suffirait pas, aussi je ne vous livre aujourd’hui qu’une petite sélection de termes, histoire de mettre l’eau à la bouche...

 

Banquier : (n.m) Personne frileuse, peu digne d’intérêt, qui vend l’argent à prix d’or. Le banquier a besoin d’avoir du coffre pour posséder une richesse intérieure.

Campagne : (n.f) Endroit de tout repos sauf quand elle est électorale.

Capitalisme : (n.m) Religion d’État qui promet à ses ficèles le paradis fiscal.

Démocratie : (n.f) Régime qui donne la liberté de dire qu’on en manque.

Énarque : (n.m) Grand serviteur de l’État, réputé pour son talent à rendre incompréhensible et complexe toute idée simple.

Impôt sécheresse : (loc) Taxe sur la chaleur ajoutée.

Indépendance : (n.f) Nom commun féminin dans l’âme. L’indépendance donne aux pays assistés la possibilité de dépendre du pays de leur choix.

Misère : (n.f) Situation économique qui a l’avantage de supprimer la crainte des voleurs.

Niche fiscale : (loc) Paradoxalement, le seul cas de figure où le contribuable n’est pas traité comme un chien.

Politiquement correct : (loc) Manière de parler par euphémismes qui permet finalement de dire encore plus d’horreurs. Ex. (peut être trouvé dans Le Monde) « "L’inverti israélite de petite taille couchait avec un Afro-Américain non-voyant en surcharge pondérale"affirment des gens du voyage atteints d’une longue maladie. »

Prolétaire : (n.m) Membre des classes les plus défavorisées de la société. Le prolétaire de moins de cinquante ans se reconnaît à son visage marqué par les efforts et les privations, ses bras noueux, sa casquette vissée sur l’oreille, son mégot au coin de la bouche, un numéro de L’Humanité qui dépasse de la poche rapiécée de son veston élimé. Le prolétaire de pus de cinquante ans se reconnaît à l’absence de Rolex à son poignet.

Quinquennat : (n.m) Boisson préférée des hommes politiques. Ex. « Le Président a entamé allègrement son second quinquennat. »

Religion : (n.f) Supplice inventé par Dieu pour punir ceux qui croient en lui.

Socialisme : (n.m) Doctrine politique qui aime tant les pauvres qu’elle en fabrique.*

(* On suppose que l’auteur de cette définition appartient à une organisation concurrente dans le même secteur d’activité. Ndlr)

Statistique : (n.f) Manipulation savante des chiffres pour leur faire dire soit ce qu’on a envie d’entendre, soit ce qu’on a envie de rendre incompréhensible. Ex. Trois Français sur quatre ignorent qu’il y en a peut-être un cinquième. Ou : En Belgique 20% des habitants sont pauvres, alors qu’en France il n’y en a qu’un seul sur cinq.

Urne : (n.f) Réceptacle servant indifféremment à recevoir les cendres venant du four crématoire ou les bulletins de vote. Il est recommandé de le tenir soigneusement fermé sous peine :

- dans le premier cas, de se retrouver couvert de poussière,

- dans le second cas, de le voir se remplir de bulletins inopinés provenant du parti de vos opposants, surtout en Corse.

 

 

 

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 15:32

Bernard Lecherbonnier, Choisir le mot juste

Parmi mes récentes lectures, il y a ce petit essai de B. Lecherbonnier, Choisir le mot juste, ou comment éviter les erreurs de langage les plus courantes. Cet ouvrage se veut non pas un « art du bien parler » mais plus simplement les réflexions d’un amoureux de la langue sur les erreurs, les abus et les dérives de langage dans l’utilisation qu’en font certains, bref tout ce qui l’agace dans ce qu’il lit ou entend.

En voici un extrait qui traite de ce serpent de mer qu’est la réforme de l’orthographe et plus généralement de l’évolution de la langue française, notamment dans son enseignement : grandeur et décadence du français en quelque sorte, sans élitisme mais avec bon sens.

 

« Chaque époque met plus particulièrement en avant un certain nombre de points faisant débat et non résolus. Ce genre de retour en arrière nous incite tous à l’humilité et à la tolérance : l’usage finit souvent par primer et dans les cas où la compréhension et la richesse de la langue ne sont pas menacées, sans doute faut-il s’en accommoder. Mais cette optique tolérante ne doit pas pour autant déboucher sur une position laxiste. Je considère pour ma part que le linguiste ou l’amateur éclairé, qui a de l’intérêt pour les questions de langue, doit cultiver une attitude à la fois ouverte aux innovations, rebelle aux abandons prématurés et, je le répète, intransigeante quand la clarté, voire la subtilité, de l’expression orale ou écrite, est menacée, que ce soit par ignorance, snobisme ou relâchement. J’ai souvent l’impression que les grammairiens et les lexicologues, soucieux d’inscrire leur nom dans l’histoire du français, sont prêts à sacrifier un pan de la langue à leur vaniteuse gloriole. Dans le passé les écrivains rééquilibraient les abus de la paranoïa grammairienne. Leur influence a diminué au même titre que celle de l’Académie française à l’avantage de comités Théodule, composés de théoriciens écrivant pour la plupart comme des manches de pioche, qui fabriquent des réformettes d’antichambre. C’est ainsi que seraient nés dans les dernières années une réforme de l’orthographe et des décrets sur la féminisation des titres qui relèvent de la fantaisie technocratique. L’intention de simplifier l’orthographe est louable, mais le résultat n’est pas à la hauteur. Plus grave, une enseignante raconte dans un livre récent qu’elle s’est fait tancer par un inspecteur qui l’avait surprise à faire un cours de grammaire en cinquième. Des sanctions sont prises contre les maîtres qui veulent continuer d’enseigner le passé simple ou le subjonctif aux élèves : sans jamais en avoir informé la nation, l’inspection générale, le sérail privé du ministre de l’Éducation, a autorisé dans les programmes scolaires des coupes sombres attentatoire au génie de la langue. Comment s’étonner ensuite de ce qu’on entend à la radio et de ce qu’on lit dans la presse ?

Dans le primaire, depuis les années 70, l’institution a progressivement diminué de 630 heures le temps dédié à l’apprentissage du français. un ré-équilibrage mesuré était nécessaire en faveur d’un éveil de la curiosité en d’autres matières aussi passionnantes et importantes que l’histoire ou les sciences. Mais est-ce vraiment ce qui s’est produit ? Le balancier a été trop loin. Je suis convaincu que sacrifier les contenus disciplinaires pour transformer le cours de français en une sorte d’animation conviviale fondée sur la spontanéité des élèves (pour reprendre l’expression de Xavier Darcos, ancien ministre délégué à l’enseignement scolaire) a considérablement appauvri la formation des élèves. Cela vaut pour la connaissance de la grammaire comme pour celle de la littérature. Alain Viala, conseiller de deux ministres de l’Éducation successifs, déclarait crânement dès 1979 : « Les textes ne sont plus porteurs d’une vérité dont l’enseignant serait l’accoucheur. » Fermez le ban. Quelle plus belle définition, pourtant, du métier de professeur que celle d’ « accoucheur de savoir » ! Est-il besoin d’ajouter que ces manquements organisés aux missions de l’école desservent beaucoup plus les élèves de milieu défavorisé que ceux à qui leurs parents se feront un plaisir ou un devoir d’expliquer telle règle grammaticale ou tel texte classique ?

Le linguiste Alain Bentolila a souvent rappelé, dans ses travaux sur l’illettrisme, que « le sentiment d’enfermement qui naît de l’incapacité à exprimer sa pensée favorise souvent le passage à l’acte violent ». Le beau film L’esquive l’illustre fort bien. Mais pour s’exprimer avec efficacité, il faut connaître les bons outils et apprendre à s’en servir... C’est, n’en déplaise aux apprentis sorciers, le rôle de l’école.

Le monde économique et de la haute administration n’est pas exempt non plus de responsabilité, loin s’en faut, dans le mésusage et la déperdition du français. Les conseils d’administrations de nombreux grands groupes français se tiennent en anglais, les correspondances d’entreprise française à entreprise française s’échangent de plus en plus en anglais, Martin Bouygues diffuse ses notes internes en anglais. Louis Schweitzer, pur produit de l’élite à la française, a généralisé l’anglais dans les comptes rendus de réunion lorsqu’il était président de Renault. […] À quoi sert que le français soit une des langues officielles de travail de la Communauté Européenne si Pascal Lamy ou Nicole Fontaine utilisaient presque exclusivement l’anglais alors qu’ils étaient respectivement Commissaire et Présidente du Parlement ? En juin 2004, Jean-Claude Trichet, Président de la Banque Centrale Européenne, s’est adressé au Parlement européen en anglais. Il est vrai qu’il n’en est pas à son coup d’essai : quand il dirigeait la Banque de France, il adressait les publications de cette vénérable institution aux autres banques françaises en anglais... Le désir d’être plus vite compris par le plus grand nombre, le devoir d’efficacité, que l’on doit bien sûr comprendre dans certains cas, n’excusent pas que, avec leurs hautes responsabilités, les personnages qui viennent d’être cités méprisent leur langue au point de ne plus la parler. »

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 13:24

Il l'avait dit, il le fait: comme quoi le candidat-président peut tenir des promesses quand il veut. Il avait dit "Une idée par jour" pendant la campagne... Bon c'est plutôt une connerie par jour, mais comme on s'y attendait, on n'est pas déçu. L'idée du jour c'est donc de faire passer le temps de présence des profs de collège de 18h à 26h. C'est vrai que ces feignants n'en foutent pas une, on peut bien les faire travailler presque 50% de plus et ne les augmenter que de 25%, ils s'en sortent toujours bien ces privilégiés.

Je ne sais pas depuis combien de temps Sarkozy, ni les autres politiques d'ailleurs, ne sont pas rentrés dans un collège ni n'ont rencontré de vrais gens, mais c'est peu dire qu'ils n'ont aucune idée de la réalité du terrain. Et il n'y a pas que dans l'éducation. 8 heures de présence en plus dans le collège, mais 8 heures à faire quoi? Si c'est pour aider les élèves en difficulté, être à leur écoute et un minimum disponible, encadrer des activités pédagogiques que Sarkozy se renseigne: ça les profs le font déjà. Si c'est pour assurer davantage de présence adulte, être à l'écoute des difficultés sociales ou familales comme il me semble l'avoir entendu dire, là il me semble que ce n'est plus le travail du prof, même si là aussi ils sont nombreux à la faire. Et puis entre nous 18h de cours par semaine c'est très rarement synonyme de seulement 18h de présence, car grâce au casse-tête des emplois du temps il y a bien souvent des trous partout entre les cours. Et je ne parle pas des profs qui travaillent sur plusieurs établissement où là ça devient parfois kafkaïen.

Quand j'étais prof j'ai eu la joie de travailler sur deux établissements (bien sûr éloignés d'une trentaine de kilomètres), avec deux disciplines à enseigner sur quatre niveaux, le tout revenant à 21h de cours il me semble. Quant à ma présence dans ces établissements je ne l'ai jamais calculée mais étant donné le nombre de trous que j'avais dans mon emploi du temps, parfois trois heures entre deux séances, je crois que j'ai eu mon compte. Bien sûr que j'en profitais pour corriger des copies ou préparer des cours mais il m'est aussi arrivé de devoir surveiller une étude ou le devoir sur table d'un collègue qui était absent, il m'est arrivé aussi de reprendre une leçon ou un point particulier avec un élève, donnant ainsi un cours particulier ce qui est interdit, il m'est même arrivé d'être une épaule compatissante à l'écoute pour certains élèves qui n'avaient vraiment pas la vie facile. Et une fois rentrée chez moi je n'avais toujours pas fini car qu'on se le dise, si on veut faire bien ce métier, ce n'est jamais fini.

Alors la brillante idée de Sarkozy, vous me permettrez de ne pas dire ce que j'en pense.

 


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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 21:25

Pauvre petit coq tricolore qui n'en peut plus de s'époumonner depuis ce matin, enfin depuis que cette nuit le cinéma français s'est retrouvé oscarisé par le tout Hollywood. Il y a bien quelques grincheux pour grincer des dents et dire que c'est, entre autres choses, le résultat d'une stratégie de communication qui ferait pâlir d'envie certains candidats à l'élection présidentielle, qu'il n'y avait pas vraiment de concurrence en face, etc.

Mais ne boudons pas notre plaisir, c'est quand même pas mal pour le cinéma français qu'un film avec un titre en anglais et qui est un hommage au cinéma américain soit récompensé aux Oscars, non? 

Et bravo à John Ofthegarden.

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