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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 07:00

L'autre soir nous avons pris des risques et joué avec nos vies: nous sommes allés dîner au restaurant. Oui je sais, on est fous on vit une vie de bâton de chaise, c'est dingue. Une tablée de huit personnes, plus une petite de cinq adolescents. Terrible.

 

Depuis je vis dans la crainte... que les restaurants ferment à nouveau et qu'on ne puisse pas recommencer avant longtemps.

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3 octobre 2020 6 03 /10 /octobre /2020 07:41

Moi qui ne suis pas urbaine pour un sou, j'aime pourtant assez le street art, sans doute parce qu'il ajoute justement une dimension poétique qui me semble manquer cruellement à l'univers des villes. Et ce que j'aime particulièrement dans cette expression artistique c'est le fait qu'elle utilise toutes sortes de supports et de techniques, s'adaptant à tous les lieux.

 

Mais ce que j'aime par-dessus tout, dans l'art en général, de la chanson à la peinture ou au cinéma, c'est lorsque la démarche de l'artiste rencontre et met en valeur l'humain pour prendre toute sa dimension de passeur de message.

 

C'est le cas dans cette exposition éphémère de Philippe Echaroux au Quai Branly qui rend hommage à une tribu amazonienne et sensibilise à la déforestation.

 

A découvrir dans cet article.

 

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2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 05:34

J’ai toujours été plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral. Depuis mon adolescence je tiens un journal qu’on dit « intime » mais où en fait je livre très rarement des choses trop intimes pour que je ne les aie pas déjà partagées avec quelqu’un : je crois que je suis tellement pudique que je m’ auto-censure. À moins que je n’aie peur que quelqu’un ne tombe inopportunément sur ces cahiers de mon vivant…

 

Quoi qu’il en soit j’ai toujours eu un rapport particulier à l’écriture et notamment au courrier : adolescente j’ai eu des correspondants, d’abord par le biais de l’école dans le cadre d’échanges et de jumelages, puis grâce aux magazines auxquels j’étais abonnée et dans lesquels il y avait souvent une rubrique consacrée à ceux qui cherchaient des correspondants : évidemment c’était au siècle dernier avant Internet. J’ai même correspondu durant plusieurs mois avec un jeune détenu en Angleterre. Puis à l’âge adulte ces courriers-là ont disparu. Plus de correspondants, plus d’amis suffisamment proches avec lesquels j’avais envie de me confier et dont je savais qu’ils seraient une oreille attentive: mon meilleur ami est décédé alors que nous commencions notre vie étudiante, il était le seul avec qui j’échangeais ces écrits, je me rappelle lui avoir confié des choses que je n’ai même jamais évoquées dans mon journal. Puis Internet est arrivé, avec la possibilité grâce aux blogs de correspondre un peu avec des inconnus, de faire connaissance par commentaires interposés, et de partager des écrits plus ou moins personnels.

 

Mais rien de comparable avec le plaisir d’écrire une lettre, de cacheter une enveloppe et de la mettre dans une boîte aux lettres. Rien de comparable avec le plaisir quasi sensuel de recevoir une lettre dont on reconnaît l’écriture, de la décacheter avec impatience voire fébrilité pour découvrir les mots qu’on aura souvent minutieusement choisis pour vous.

 

Ce bonheur je l’ai retrouvé il y a quelque temps, et jamais je n’aurais cru que cela puisse me faire retrouver de telles sensations… il y a quelques mois, ayant retrouvé mon adolescence, j’ai eu l’idée de renouveler quelque chose que j’avais déjà fait plusieurs fois à cette époque-là : écrire à une idole. Inutile de vous dire de qui il s’agit évidemment, et c’est d’ailleurs assez secondaire. Lorsque j’étais plus jeune (vraiment beaucoup plus !) je dévorais les magazines sur les chanteurs et il y avait toujours les adresses des maisons de disque ou des agents pour qu’on puisse leur écrire et leur dire combien on les adorait. En retour on avait souvent une photo dédicacée, assez impersonnelle et rédigée sans doute à la chaîne. Mais ça faisait toujours plaisir. Je l’ai fait seulement pour des gens qui comptaient vraiment :  Daran, puis un peu plus tard John Mellencamp mais là la lettre m’est revenue après avoir fait un aller-retour outre Atlantique. Tant pis.

 

Et donc il y a quelques mois j’ai décidé de braver le ridicule, car il tue moins que le Covid, et j’ai pris ma plus belle plume. En fait non j’ai ouvert mon traitement de texte et j’ai commencé un brouillon. Un premier jet que j’ai modifié, trituré, recommencé je ne sais combien de fois. Je ne savais pas trop ce qui serait le plus fort : la peur du ridicule ou bien le désir très contrarié de ne pas pouvoir leur exprimer tout ce que j’avais envie de leur dire. Mais je crois que lorsque l’on aime les gens il faut le leur dire, et s’agissant des artistes comme ils vivent d’une certaine manière dans le regard des autres j’imagine combien il doit être réconfortant de se savoir aimé pour continuer à faire ce que l’on fait. Et comme dire je ne sais pas trop, j'ai préféré écrire.

 

Alors j’ai écrit, écrit et écrit encore. Durant plusieurs mois (j’ai commencé pendant le confinement) j’ai remis mon ouvrage sur le métier, j’ai voulu que ce soit parfait, que mes paroles décrivent précisément et sincèrement ce que je ressentais, choisissant chaque mot, déplaçant les virgules et bouleversant les paragraphes pour que mes propos reflètent aussi parfaitement que possible mes sentiments. Au bout de près d’un mois sans y retoucher je me suis dit que c’était peut-être enfin le bon moment pour l’envoyer, c’était il y a un peu plus d’un mois.

 

J’aurais pu l’envoyer par mail, à l’adresse de leur société de production ou par message privé sur Facebook mais j’aurais dû drôlement synthétiser : pas question. Alors j’ai décidé de faire à l’ancienne, avec du papier et une enveloppe. Et j’ai même poussé le vice jusqu’à écrire à la main.

 

Parce que qu’est-ce qu’il peut y avoir de mieux pour exprimer des sentiments si personnels ? La main c’est le prolongement de l’esprit, comme pour les artistes ou les artisans, les mots viennent naturellement comme les mains du sculpteur ou de l’ébéniste travaillent la matière.

 

J’ai pris un plaisir immense après celui d’avoir choisi mes mots, de les coucher sur le papier avec un stylo, plier tout ça dans une enveloppe et mettre un point final avec une adresse manuscrite et un joli timbre (tant qu’à faire). Et à ce plaisir-là s’est ajouté l’immense bonheur de recevoir une réponse, que je n’attendais pas vraiment (mais espérais secrètement sans doute quelle que soit sa forme). Oui car ils ont répondu. Enfin il a répondu. Et de la plus belle des manières. Il aurait pu me renvoyer un simple remerciement poli en message privé sur le réseau social mais non car de la même manière que cela me semblait froid et impersonnel de lui écrire de la sorte, je pense qu’il a considéré que cela méritait bien un retour semblable. Parce que c’est un vrai gentil et qu’il aime son public il a pris un peu de son temps pour m’adresser quelques mots. Il n’était pas obligé, il aurait pu faire plus rapide mais plus impersonnel et plus froid. J’ai donc reçu un mot très gentil accompagnant un dessin d’un de ses gros bonhommes souriants qu’il affectionne et qui sont pleins de tendresse, accompagné de mots très gentils me remerciant pour ma « chouette VRAIE lettre », précisant que « c’est quand même mieux une vraie lettre », prêchant une convaincue…

 

Me voilà donc détentrice comblée d’un croquis original et signé du peintre Guillaume Ledoux pour la modique somme de 1,16 €, soit le prix du timbre lors de mon envoi (en prioritaire quand même), mais qui pour moi n’a vraiment, vraiment pas de prix.

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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 06:08

A la faveur d’un petit documentaire tiré des archives personnelles des Blankass, « La monstrueuse parade » qui n’a d’intérêt que pour les fans je vous préviens, je mesure le temps passé depuis leurs débuts. Et mes débuts dans la vie aussi. 1994-96, les débuts fracassants et une plongée dans le siècle passé et ma propre jeunesse. Voilà 25 ans que je les écoute, plus ou moins intensément selon les époques (aujourd’hui étant l’apogée, un point de non-retour), j’ai déjà passé la moitié de ma vie avec eux, et j’espère qu’ils vont continuer encore longtemps à m’aider à rester jeune. Une bande de copains qui se marre voilà ce qu’on (re-)découvre dans ce petit film qui sent la nostalgie et qui parle d’une époque qui me semble si lointaine et si proche à la fois. Une certaine tristesse aiguisée par le titre « Qui se souvient » qui clôt le film,  empreint d’une grande nostalgie et très paradoxal puisqu’il a été écrit justement au début de leur carrière et non pas aujourd’hui où ils pourraient se retourner sur leur passé. Un très beau titre mais comme pour les chansons de Barbara mieux vaut ne pas être déjà trop mélancolique pour l’écouter sinon ça peut plomber l’ambiance…

 

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26 septembre 2020 6 26 /09 /septembre /2020 18:54

Depuis Mellencamp et les Blankass je savais que l’accordéon pouvait être drôlement rock’n roll et pas réservé aux bals trads. Il en va de même pour tous les instruments: ils sont ce qu’on en fait. C’est ainsi que je découvre qu’avec la cornemuse ça marche aussi. Voyez, ou plutôt oyez cette version de Shipping up to Boston un peu déjantée: ça secoue les tuyaux hein (allez directement à 0:45)?

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20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 07:00

Les Blanklass ont fait jadis une apparition, furtive, dans un épisode de la série Capitaine Marleau avec l'inénarrable Corinne Masiero. Ils se sont retrouvés de nouveau il y a peu, l'actrice jouant dans leur dernier clip "Avec toi" sorti au tout début de l'année. Elle y incarne une entraîneuse de boxe, comme un clin d’œil au rôle farfelu et à hurler ("La bouchère de Béthune", comme une évidence!) qu'elle tenait dans l'excellent film "Les reines du ring" aux côtés de Marilou Berry ou et Nathalie Baye, entre autres. La petite vidéo que je vous propose est un bonus bien sympa dans lequel Corinne Masiero égale à elle-même fait son show. Tordant.

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 17:52
La campagne de Macron, de l'intérieur

La campagne de Macron était de l'enfumage: avec le recul, mais il n'en a pas fallu beaucoup, on s'en est bien rendu compte. Elle, elle savait depuis longtemps et a préféré jeter l'éponge.

A lire dans La Dépêche.

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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 14:36

Les chasseurs, qui n’ont rien à faire les weekends c’est évident, manifestent pour « sauver » la pratique de la chasse à la glu. Les bras m’en tombent. On manifeste pour réclamer des libertés, se battre contre les injustices, revendiquer des droits, que sais-je encore, mais s’émouvoir parce qu’on ne peut plus aller attraper le plus lâchement du monde des oiseaux sans aucun discernement quant aux espèces, c’est une honte sans nom. Leur mouvement d’humeur est une véritable insulte à tous ceux qui battent le pavé, parfois au péril de leur liberté ou même de leur vie, pour réclamer justice ou égalité. Et ces crétins osent parler de respect de leurs libertés : si c’est ça la seule liberté dont ils souhaitent jouir c’est vraiment pathétique.

Et j’ai entendu un de ces abrutis, (je crois même que c’était une femme, comme quoi l’égalité avance si on devient aussi cons les uns que les autres) dire qu’ils étaient là pour défendre leurs « valeurs rurales ». Alors là mon sang n’a fait qu’un tour et j’ai sorti un chapelet d’injures bien senties car s’il y a quelque chose que je déteste c’est que l’on parle en mon nom, et là je me suis sentie concernée : car j’ai beau être rurale je ne partage pas je crois les mêmes valeurs que ces énergumènes !  Encore heureux qu'elle n'ait pas parlé de "tradition". Quelle pitié…

 Je ne suis pas fondamentalement anti-chasse, je peux concevoir le rôle de régulateur des espèces, mais là franchement, est-ce qu'on parle de chasse?

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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 19:00

RIP Emma Peel, formidable interprète de l'héroïne de cette géniale série des année 60. J'ai adoré toutes les rediffusions de cette série culte, et particulièrement les premières saisons avec Diana Rigg, les actrices qui lui ont succédé m'ont paru tellement fades les pauvres... 

J'ai lu qu'elle n'avait pas aimé cette étiquette de femme fatale et sexy qui lui avait collé à la peau, et c'est souvent ce que l'on retient de son personnage. Mais Emma Peel n'était pas seulement "M(an) Appeal", elle était aussi facétieuse, fulgurante, drôle, élégante, bref "so british"... 

Chapeau melon et bottes de cuir, ça c'était vraiment la classe.

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6 septembre 2020 7 06 /09 /septembre /2020 10:43

Pour compléter un peu la découverte que certains auront fait de Daran grâce à l'article précédent, voici une petite interview de l'artiste tournée au Québec il y a quelques années. On y voit un artiste sincère, humble, travailleur et surtout libre et indépendant. Un artisan passionné. Comme les Blankass, j'y reviens toujours mais il n'y a pas de hasard  car c'est ainsi que je vois la musique (et l'art en général): un art réalisé par des artisans libres, indépendants, intellectuellement honnêtes et engagés. Je pourrais citer également le groupe Eiffel mais je vous réserve ça pour un peu plus tard... 

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