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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 06:59

Il n’y a pas très longtemps j’étais assez accro aux infos : un petit tour le matin au lever histoire de savoir comment la terre avait tourné pendant mon sommeil, puis un nouveau point à la mi-journée, le soir, et parfois dans la journée sur quelque chaîne info. Mais jamais de chaîne-info en boucle, aucun intérêt à moins d’aimer le matraquage, ce que je déteste.

Évidemment depuis deux mois il n’y a plus d’information mais une cacophonie de contradictions, un bilan permanent et un ressassement sans borne de la pandémie. Le déconfinement venu, c’est sans surprise que l’on a eu droit au même matraquage, il leur a suffi de changer de sujet, c’est enfantin. Bref on n’apprend rien de nouveau au fil des heures, voire des jours, aussi je crois que je vais entamer une période de sevrage à l’égard de cette actualité qui n’en est plus.

Mais preuve que le retour à la normale est amorcée, les grands sujets saisonniers reviennent : en effet ce matin ce qui ouvre les JT que j’ai pu voir c’est cette question lancinante dont on nous dit qu’elle est la préoccupation de TOUS les Français : va-t-on pouvoir partir en vacances, et où, à combien de kilomètres, etc ?

Il est vrai que pour toutes les personnes qui se retrouvent au chômage, partiel ou total, voire sans ressources, pour tous les artisans qui ont coulé leur entreprise, tous les commerçants en faillite, sans parler des malades, convalescents ou des familles qui ont perdu un des leurs, la question est essentielle et doit être au cœur de leurs préoccupations, cela va de soi. Je ne parle pas des soignants qui eux ont vraiment besoin de vacances.

On ne parle déjà plus du monde d’après, tellement content de pouvoir revenir à celui d’avant…

 

J’attends le retour imminent du traditionnel « Comment rentrer dans son maillot cet été ? (perdez les 2,5 kg du confinement) »... 

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 21:50

Je n’aime pas vraiment me retourner sur mon passé, je ne suis pas du genre à dire que c’était mieux avant et je ne suis pas excessivement nostalgique de ma jeunesse, je suis plutôt adepte du précepte chanté par Fleetwood Mac « Don’t stop thinking about tomorrow ». Pourtant force est de constater qu’il m’arrive de me dire que ma vie aurait pu être tellement plus… comment dire, plus « fun » peut-être ?

 

Je ne sais pas si c’est l’arrivée de ma cinquantaine ou bien ma redécouverte d’émotions adolescentes (merci encore Blankass et Oasis !), mais je me dis que l’existence que j’ai menée jusqu’à présent, parfaitement heureuse au demeurant, a manqué d’une certaine saveur. Une vie tranquille, un foyer très heureux et je crois réussi, une vie professionnelle des plus variées (merci la précarité !) mais qui m’a toujours plu, je n’ai jamais manqué de rien et je n’ai pas connu de grand drame qui ait pu marquer ma vie. Excepté la perte de mon meilleur ami, mon double, mon alter ego, à 18 ans et dont il ne se passe pas une journée sans que j’aie une pensée pour lui. Mais je me dis qu’elle a été vécue sans passion.

Je regardais un reportage l'autre jour sur Arte (la chaîne où l’on ne nous rebat pas les oreilles avec le Covid), il y était question d’un atelier de customisation de vieilles motos, dont l’un des mécanos après un cap de mécanique avait mal tourné et s’était retrouvé à travailler dans le milieu du web. Jusqu’au jour où il s’était aperçu qu’au boulot il ne faisait qu’attendre l’heure de la sortie pour aller bricoler ses bécanes et où il avait décidé de vivre de sa passion.

J’ai repensé aussi à la vie d’artiste, et plus particulièrement à la vie de mes Berrichons parce qu’ils ont commencé tellement jeunes : à quinze ans à peine faire la première partie des Clash ou de U2, forcément ça trace un destin. Je me dis qu’ils ont eu la chance de vivre de leur passion depuis toujours, sans concessions, ils n’ont jamais renoncé et c’est une chance incroyable. Évidemment ce n’est pas qu’une question de circonstance, le talent était là et bien là, ainsi que la passion qui les anime même si le destin est fait d’une somme de facteurs qu’on maîtrise rarement.

Avoir une passion et la vivre c’est sans doute ce qui donne au moins en partie ce sel à la vie. Avoir un talent et le cultiver aussi. Quand je me retourne un peu je me dis que c’est ce qui a manqué dans ma vie : je ne suis pas musicienne (un grand fantasme à jamais inassouvi), je n’ai aucun talent particulier pour quoi que ce soit, rien que j’aurais pu développer au point d’en vivre. Tant pis.

Je souhaite à mes enfants de pouvoir développer un talent ou des aptitudes particulières et, s’ils en ont l’envie, de pouvoir en faire leur vie pourquoi pas. Histoire qu’ils puissent eux aussi un jour se retourner et se dire qu’ils ont vraiment bien vécu.

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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 05:32

En ce premier jour de déconfinement on a bien pensé à tous les usagers des transports en commun et notamment du métro parisien. Alors voilà une petite chanson de Nada Surf qui leur rappellera le temps où dans le métro n’était pas synonyme de peur et de contamination mais un lieu de rencontre. Un monde sans masque.

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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 14:47

Bon ben voilà ça devait finir par arriver, aujourd’hui j’ai dépassé le demi-siècle et je viens de rejoindre les quinquas… Je n’ai jamais prêté attention à aucun de mes anniversaires alors ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer.

Ceci dit, j'imagine que ce doit être une étape particulière de la vie. Comme j’ai dit à mes enfants (de sales ados qui me traitent déjà de fossile depuis des années), à partir de maintenant aux anniversaires au lieu de compter les années passées je vais pouvoir compter à rebours celles qui me restent !

 

Bon je m’en fiche parce que l’âge c’est dans la tête et qu’en ce moment je me sens plus proche de mon adolescence que de la retraite. Et puis j’adore la vie alors si je dois compter à rebours j’ai décidé de m’octroyer une bonne cinquantaine d’autres années, au moins,  à (bien) vivre. Non mais.

 

 

 

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 13:53

Je ne peux résister au plaisir de vous faire découvrir cette petite merveille, toute en douceur, retenue, une chanson intime et délicate, simple et très émouvante.

 

Inutile de vous dire de qui il s'agit, on va encore me dire que je frise la monomanie, mais écoutez juste avant de me jeter la pierre...

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 06:42

Je vous invite à la lecture de cet article du Huffington post qui nous révèle, ou plutôt qui nous rappelle, que la condition des femmes durant cette crise sanitaire n'a guère évolué. Sur le plan médiatique les femmes semblent être devenues invisibles alors même que nombre d'entre elles sont sur la ligne de front pour reprendre les termes martiaux de Macron: caissières, agents de service, soignantes nous les voyons tous les jours dans la vraie vie mais rarement elles occupent les médias. Le traitement du sujet semble exclusivement masculin, qu'il s'agisse de faire parler des représentants politiques, des économistes ou des experts médicaux. De cette façon le mérite de la sortie de crise sera encore une fois attribué à ces messieurs.

 

C'est un peu comme dans le domaine de la cuisine: les grands chefs que l'on voit dans les restaurants étoilés sont des hommes mais ce ne sont toujours les femmes qui font la popote dans les foyers de la vraie vie.

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 17:33

"Comment ce pays si riche" c'est le titre d'un long texte de l'acteur Vincent Lindon que je viens de découvrir. Il y a fait le constat de l'échec de notre système politique à la lumière de la crise sanitaire actuelle qui révèle des travers bien antérieurs. L'analyse est juste et sans concessions, sans esbroufe non plus, loin des actes médiatiques de certaines personnalités pour lesquelles le Covid n'est qu'un tremplin supplémentaire vers une lumière artificielle. Pas le moindre artifice chez Lindon, mais une humilité, une conscience et une colère salutaire qui forcent le respect. 

A regarder et à lire ICI.

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5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 17:49

Comme prévu le gouvernement a rectifié les erreurs sur la première carte du déconfinement: le Lot et le Cher (voir précédemment) sont tout logiquement repassés au vert. Mais ne vous précipitez pas pour autant chez nous, on n'est pas encore sortis d'affaire. Néanmoins, voici une petite vidéo pour vous faire patienter avec quelques jolis petits coins à visiter... mais plus tard. Evidemment la liste est loin d'être exhaustive et le Lot regorge de merveilles. 

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 15:07

Les bras m’en sont tombés ce matin en découvrant la carte des départements déconfinables ou pas : le Lot y apparaît tel un ilot rouge perdu au milieu de tout le vert. Incompréhensible quand on sait que les cas ont été peu nombreux, que la capacité en réanimation est meilleure que dans bien d’autres départements de l’Occitanie tout verte.

Alors il paraît que le cas du Lot suscite des inquiétudes à l’ARS car il a développé un foyer dans le nord (Saint-Céré, Bretenoux, Biars) de façon assez tardive, alors que l’épidémie semblait décliner partout ailleurs. Et les spécialistes de s’interroger.

 

Certains diront que cette évolution de l’épidémie chez nous correspond curieusement avec l’arrivée de résidents secondaires malgré le confinement, parfois même nuitamment (de source sûre) et notamment aux vacances de Pâques.

 

Des mauvaises langues, sans doute…

 

Pour ce qui est du département du Cher l’ARS a d’ores et déjà reconnu qu’il s’agit d’une erreur. Néanmoins je me dis qu’il ne faudrait peut-être pas le déconfiner trop tôt. En effet étant donné la qualité des productions musicales lors des sessions confinées de mes Berrichons adorés de Blankass, comme cette version qui ravigote de Manureva avec Chamfort, je me demande s’il ne faudrait pas les garder  encore un peu  au chaud…

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 09:10

Je suis à nouveau tombée sur un article traitant de ce paradis sur terre que semble être la campagne en cette période de pandémie. Paradis car très faiblement touchée par le virus. Et pour cause : comme évoqué dans un autre article déroulant de simples évidences, la faible densité de population et une certaine vie en autarcie ne favorisent pas le déplacement des cochonneries.

Dans ce nouvel article il était question du département de la Lozère qui avec ses 15 à 2 habitants au km² par endroit fait figure de désert épouvantable en temps normal et de vrai paradis aujourd’hui. Une densité de population ridicule, des habitudes campagnardes qui rendent prévoyant et sédentaire (pas de déplacements inutiles, la moindre sortie est optimisée, des congélateurs et des potagers pour les réserves), tout cela fait que bien évidemment les gens restant déjà chez eux en temps ordinaire, le virus a du mal à se propager.

Que voilà encore des évidences énoncées qui font rêver. Et du coup voilà qu’émerge chez de nombreuses personnes le désir (réel ou rêvé) de changer de vie après le confinement. Et que croyez-vous qu’une bonne partie veuille faire ? Aller vivre à la campagne bien sûr !

Ah je les vois déjà débarquer dans le fin fond de la Lozère ou du Cantal, s’installer dans une bicoque retapée, s’émerveiller les premières semaines devant la beauté de la nature, des oiseaux qui chantent sous les fenêtres et des chevreuils qui traversent à l’orée du bois, du silence qui règne le soir… Ah je les vois déjà repartir ventre à terre après quelques mois à maudire les opérateurs téléphoniques parce que leur masure est dans une zone blanche qui les empêche de communiquer par Skype avec les amis restés dans la vraie vie avec toutes ses commodités, râler parce qu’il faut prendre la voiture pour faire les vingt kilomètres qui les séparent du premier commerce où on ne trouve bien sûr pas tout, pester contre le froid en hiver qui les retient cloîtrés, etc.

On les connaît déjà, on les voit régulièrement venir s’installer, souvent à la retraite. Ils arrivent la bouche en cœur et des paillettes pleins les yeux au printemps après avoir connu la région des étés durant, et puis ils commencent à faire la gueule lorsque l’automne est là et qu’après la dernière « Fête de la citrouille » le coin paraît bien mort sans théâtre, cinéma ou lieu culturel quelconque à proximité (pas moyen d’y aller en vélib). Alors ils repartent car ils ne sont pas fous ils ont gardé un pied-à-terre en ville qui leur permet d’aller hiberner près de la civilisation.

Alors ces témoignages ça me fait un peu sourire parce que je me dis que pas mal d’entre eux sont complètement dans l’illusion et que la chute risque d’être très dure. Mais je ne leur souhaite pas, on les chambre mais on est ravis que des gens s’installent et viennent « dynamiser » (c’est le mot à la mode) la vie rurale empêchant parfois des fermetures d’écoles (merci de nous envoyer des jeunes !).

Mais ça me fait un peu peur aussi à très court terme : est-ce que l’on va voir arriver dans nos campagnes encore préservées par l’épidémie des tas de citadins qui voient en la vie à la campagne une thérapie ? Est-ce qu’on va se retrouver tout d’un coup avec une seconde vague qui n’épargnera plus aucune territoire ? Je me rappelle que le premier décès qu’a connu le Lot est celui d’un sexagénaire venu de Paris juste après l’annonce du confinement… je dis ça, je dis rien…

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