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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 12:16

Les pluies diluviennes qui ont touché Rio ces dernières heures arrivent en même temps que l'annonce des "zones rouges" dont les habitations devront être rasées après le passage de la tempête Xinthia. Je trouve cette coïncidence curieuse (mais n'est-ce pas un pléonasme?) car elle met en parallèle deux situations similaires et pourtant si différentes: un phénomène naturel dévastateur dans les deux cas, et la conséquence d'une urbanisation anarchique aussi dans les deux cas. La différence c'est que si c'est la pauvreté qui pousse les Brésiliens à accrocher leurs cabanes aux flancs des collines, chez nous c'est au contraire l'appât du gain des promoteurs, des élus, et l'aisance financière de certains propriétaires qui ont provoqué la construction de maisons les pieds dans l'eau...

Une même cause, l'argent, pour les mêmes effets.

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 14:03

 

Lors de la Journée du Livre de Teyssieu j'ai proposé un petit atelier d'écriture sans prétention où il s'agissait juste d'inciter les lecteurs venus chercher quelques livres à se mettre eux-mêmes en position d'auteur l'espace de quelques lignes. J'avais donc choisi trois photos qui devaient servir de déclencheur, dont celle-ci qui a été la seule à provoquer l'écriture, sans doute parce que la 2CV est un élément très populaire et intergénérationnel, tout le monde a une histoire avec cette voiture, et d'ailleurs les premiers à s'être essayés à cet exercice d'écriture sont des enfants qui n'ont bien sûr jamais connu cette voiture.

Avec cette photo j'avais proposé quelques consignes d'écriture en plus du texte libre:

 -Rédigez votre texte en employant obligatoirement les mots suivants:

voiture / ferraille / passé / épave

-Rédigez votre texte sans employer les mots suivants:

voiture / ferraille / passé / épave.

 

 

 

2CV--pave-copie-1.jpg

 

Voici un des textes  que j'ai recueillis et qui m'a bien fait rire:

 " C'est ma voiture!

Où puis-je la récupérer?

Ne vous inquiétez pas, j'ai encore les clés.

La charrue je vous la laisse!" Signé Jacques et Charlotte.

 

Évidemment ça n'est pas vraiment ce qui était attendu mais l'important c'est que cette photo ait pu susciter l'envie de mettre quelques mots dessus, le contrat est donc rempli. En plus cela a beaucoup amusé les personnes qui ont écrit, alors c'est encore mieux.

 

Enfin j'ai trouvé ce petit mot après une petite absence (histoire de réchauffer un peu mes pieds):

 "Je rouille pour vous".

Je soupçonne mon voisin et lecteur occasionnel de ce blog d'en être l'auteur! Là aussi j'ai trouvé ça excellent.

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 13:31

Ma première foire du livre

 

Je n’ose appeler ça « mon premier salon » du livre, ce serait un peu prétentieux. D’ailleurs il ne s’agissait pas de salon mais bien de la « Journée du livre » qu’organisait une association du village: une quarantaine d’écrivains présents, la plupart d’inspiration régionale mais pas uniquement, des professionnels et des amateurs, ainsi que des associations du patrimoine présentants leurs travaux. Et parmi tous ces auteurs j'ai tout de suite remarqué les « habitués » de ce genre de manifestations: ils arrivent avec leurs caisses à roulettes, bien rodés à cet exercice, des petits chevalets pour mettre en valeur leurs œuvres, une nappe pour recouvrir leur table, des petits sacs en papier pour donner aux clients. Enfin pour les plus chanceux. Parce que évidemment il faut bien se dire que ce n’est peut-être pas aujourd’hui qu’ils vont faire leur record de ventes…Oui car Teyssieu c’est bien mignon mais ça n’amènera jamais autant de monde qu’une ville comme Brive. Quoique...un auteur à la fin de la journée se satisfaisait d'avoir vendu six livres alors qu'il en avait pas vendu à Brive. Évidemment à Teyssieu point de concurrence avec des poids lourds du monde littéraire et des people  ou quelque ancien président venu présenter son autobiographie. Et pourtant quelle patience, quel dévouement et quel enthousiasme ils déploient dans cette association pour mettre tout ça en place et faire en sorte que ça marche.

Je me suis sentie tout de même un peu comme un chien dans un jeu de quille parce que je ne suis pas écrivain, tout simplement, et qu’écrire pour les autres ça n’a rien à voir avec écrire ses propres histoires. Je me dis que je ne fais pas partie du même univers qu’eux, que je n’en ferai sans doute jamais partie mais que de toute façon ce n’est pas mon but. Pouvoir échanger à propos de l’écriture ou d’autre chose, rencontrer des gens qui ne font pas partie de mon quotidien, voilà qui m’intéresse. Rencontrer des auteurs vivants me fait une drôle d’impression moi qui ne lit généralement que des auteurs morts depuis au moins deux siècles…Retour sur cette journée hors du commun.


 

9h30 - J'arrive sur les lieux où déjà les auteurs commencent à s'installer. On m'accueille très gentiment mais la perspective de prendre un nouveau café alors que le mien est encore en transit ne m'emballe guère, je rejoins donc le stand qui m'a été réservé. J'ai besoin de pouvoir brancher mon ordinateur portable (que j'étrenne pour l'occasion) ainsi qu'une imprimante, au cas où: il faut donc une multi-prise et il me semble que mon mari en a mise une dans la grande caisse de matériel dans le coffre de la voiture, un des organisateurs m'accompagne donc jusqu'à la voiture pour récupérer la prise et il est tellement content qu'il la prend et me laisse porter seule mon énorme caisse bien lourde...décidément, la galanterie n'est plus ce qu'elle était! Bon pour sa défense je me dis qu'ils doivent tous être un peu tendus et affairés à s'occuper des différents participants.


 

10h00 - J'ai fini de décorer mon petit coin de stand, on m'a déplacée en bout de table contre la toile du chapiteau pour que je puisse accrocher les documents que j'avais préparés pour mon « exposition » (un bien grand mot) ainsi que pour l'atelier d'écriture; ils sont même allés me chercher une petite table pour mettre papiers et stylos à la disposition des éventuels visiteurs tentés par une petite séance d'écriture.


 

10h30 - Mon voisin de table arrive et je suis ravie de mettre enfin un visage sur le nom de celui qui laisse parfois des commentaires sur le blog, s'inquiète du rétablissement de mon chien et qui habite en fait tout près de chez moi bien que nous ne voyions pas nos maisons.


 

11h00 - Les auteurs, qui ont l'habitude de se retrouver lors de ce genre de manifestations, se visitent les uns les autres et bavardent en attendant les visiteurs. Deux écrivains sont déjà venus me voir et ont pris des cartes de visite, l’air très intéressé, j’ai aussi discuté avec un autre écrivain public juste en face de moi, bref tout ceci me semble très constructif pour une première! Je me nourri de toutes les expériences que je peux et je trouve celle-ci très enrichissante. Jusqu'à midi pas mal de visiteurs commencent à arriver, malgré la grisaille. Il y a même des candidats pour l'atelier d'écriture: des enfants avec leur mère ont laissé quelques mots sur une des photos que j'ai proposées comme déclencheur de l'écriture.


 

13h15 - De retour après le repas au restaurant du village, offert par l’association, nous nous sommes presque fait virer par le second service d'écrivains affamés qui arrivait: il faut dire que 4O écrivains à faire déjeuner en deux heures ça chauffe en cuisine! Tout intellectuels qu'ils sont il faut bien se rendre à l'évidence: les nourritures spirituelles c'est bien mais les nourritures terrestres à l'heure du repas c'est quand même mieux.


 

15h00 - C’est incroyable j’ai réussi à donner trois ( 3!) cartes de visite!!! Les gens s’arrêtent un peu à tous les stands sans forcément s’intéresser aux livres, ils viennent aussi discuter avec les auteurs et je crois même que certains viennent parler d’eux-mêmes plus que des livres qu’ils ont envie de lire. C’est très curieux comme démarche, ils semblent venir chercher chez ceux qui ont su écrire des expériences parfois similaires aux leurs les mots qu'eux-mêmes n'ont pas su trouver.


 

16h30 - J’ai les mâchoires crispées et les zygomatiques hyper-tendus à force de sourire et de discuter avec tous les gens de connaissance qui sont venus bavarder un brin. On est venu me sollicier pour une autre journée du livre dans un village voisin. C’est la gloire.


 

17h30 – Ma caisse est rangée, mes affiches décrochées, chacun repart de son côté. Je rentre chez moi voir si mon mari a survéu à sa journée seul face aux trois monstres...Il faut se rendre à l'évidence: ma journée de vacances est terminée...

 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 23:00

 

 

Il a été paraît-il la star du dernier salon du livre de Paris, je veux parler du livre électronique. En fait de livre, et si j'ai bien tout compris, il s'agit plutôt d'une bibliothèque virtuelle, un petit objet bourré de nouvelles technologies qui permet de « ranger » des tas de livres virtuels eux-aussi. Mis à part pour emporter des tonnes de bouquins en prévision de vacances longues et extrêmement ennuyeuses, je ne vois pas trop l'intérêt de la chose. Je trouve ça tellement fade et impersonnel, froid, sans âme. En plus je trouve très désagréable le fait de lire sur un écran, demandez-donc aux gens qui travaillent en permanence sur leur ordinateur si c'est plaisant.

Non, vraiment pour moi rien ne vaut un bon vieux bouquin, avec une couverture, des pages que l'on peut feuilleter en toute liberté avant de se décider à l'acheter chez le libraire ou bien le laisser, quitte à y revenir à un autre moment. Et puis il y a les bouquinistes...ha, les bouquinistes, j'adore. J'adore aller farfouiller dans les bacs l'esprit totalement ouvert, sans aucune idée préconçue, sans être guidée par un rangement quelconque, plonger les yeux puis les mains parmi ces œuvres tellement disparates, aux couvertures hétéroclites et dont les titres et les auteurs sont souvent connus mais parfois plus mystérieux, voire énigmatiques... Après la vue et le toucher vient l'odeur: celle des vieux livres de poches qui me replongent immédiatement dans mon enfance. Ce n'est pas dans la maison familiale que je me retrouve alors mais dans le grand placard un peu fourre-tout de l'école où j'ai passé mes toutes premières années de classe. Dans ce placard parmi les jeux et les cahiers il y avait aussi quelques vieux livres hérités sans doute des maîtres qui avaient précédé notre institutrice, ils avaient cette odeur si caractéristique de papier et d'encre anciens qui semble indélébile. C'est un peu ma madeleine à moi en quelque sorte, et j'ai du mal à ne pas renifler ces vieux exemplaires quand il m'en tombe un sous la main.


 

Alors après ça, le livre électronique, hein...Et puis franchement, allez donc caler un armoire avec ça!

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 19:21

Nicolas Sarkozy a dit qu'il ne reviendrait pas sur le bouclier fiscal. Et il semble renoncer à la taxe carbone qui avait tellement agacé les entreprises.

 

Bon alors quoi, c'est officiel, le Medef  a pris le pouvoir? On me dit jamais rien à moi...

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 12:34

Petit problème mathématique:

Considèrant selon le rapport sur l'Assistance-Publique-Hôpitaux de Paris que le personnel est en surnombre de 40%  et sachant que partout ailleurs il y a une large pénurie de ce même personnel, calculez le chiffre réel des effectifs. Bonne chance.

 

 

Mais que fait la SPA?

La plus grande décharge à ciel ouvert européenne, près de Marseille, est définitivement fermée aujourd'hui. Mais qui va donner à manger aux milliers de goélands qui se régalaient sur les tas de sacs plastique?

 

 

L'hôpital qui se moque de la charité:

Besson aurait déclaré à propos de l'humoriste Stéphane Guillon  que ce dernier était un "lâche" et un "raciste". Le plus drôle des deux n'est peut-être pas celui qu'on croit.

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 09:13

 

Il m'arrive extrêmement rarement de cliquer sur les messages qui atterrissent dans ma boîte à pré-ordures, c'est-à-dire celle des messages indésirables. Mais ça m'amuse parfois, c'est ainsi que j'en ai lu un ce matin dont le but est toujours le même évidemment: essayer d'extorquer d'une façon ou d'une autre des coordonnées personnelles, voire des identifiants et autres codes. Ce qui m'amuse dans ces missives c'est l'originalité dont font preuve leurs auteurs: on a déjà voulu faire appel à ma générosité en me faisant comprendre que je pouvais par ma participation contribuer à sauver une famille voire tout un pays (si si) et cette fois on fait appel à mon sens de la famille en prétendant qu'un  de ses membres est décédé il y a neuf mois et que bien sûr il me laisse un héritage considérable. Ce message émanant d'un correspondant malaisien et la diaspora de ma famille ne s'étendant guère au-delà des frontières de la région administrative ça m'a bien fait rire. Et quand je songe au caractère embryonnaire de ma fibre familiale c'est encore plus drôle je dois avouer.

Vraiment il y en a qui ne doutent de rien...

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 07:46

 femmedia.gif

"Surtout, je me suis demandé comment une jeune femme active et pas blanche pouvait bien lire les féminins d'aujourd'hui sans se sentir un peu exclue du jeu": ces propos sont extraits d'un article de Rue 89 dont l'auteur s'interrogeait sur la pertinence des magazines féminins et leur représentativité par rapport à certaines catégories de femmes.
Certes il est clair que pour ceux et celles qu'on appelle "les minorités" ces magazines ne sont pas des modèles de représentativité. Mais je dirais que c'est le cas pour le reste des femmes toutes origines confondues: les porte-manteaux présentés sur ces pages glacées n'ont rien à voir avec celle qu'on appelle "la femme de la rue" qui est partout et qu'on prend soin de n'exposer nulle part.
Personnellement je ne lis pas les magazines féminins (sauf chez la coiffeuse, histoire de connaître les derniers potins chez les people et de voir ce que je ne pourrai pas porter cette saison) car malgré le fait que je sois une femme (de la même race que celles du métro, voire d'une race encore plus ignorée vu que j'habite au fin fond de la campagne) je ne m'y reconnais absolument pas. Ces revues sont sensées exposer les préoccupations principales des femmes, or qu'y trouve-t-on: beauté, mode, cuisine, publicités envahissantes pour les cosmétiques et autres pièges à gogos, sans parler de ce matraquage saisonnier pour perdre tous ces kilos en trop, comme si c'était une obsession chez les femmes. J'ai bien le regret de dire à ces rédactrices qui se disent féministes qu'elles se fourrent le doigt dans l'oeil et font plus CONTRE les femmes que tous les machos réunis. Car si on doit déduire l'image de la femme de la presse qui lui est destinée, hé bien on ne peut pas faire plus réducteur: la femme selon Elle, Marie-Claire et Cie est perpétuellement au régime tout en cuisinant et se pomponnant comme une gentille bobonne qu'elle doit être.
Au lieu de s'insurger stupidement pour qu'on mette un -e ridicule au mot "auteur" ou de se mettre vainement la rate au court-bouillon pour savoir si l'allaitement maternel est une aliénation, ces pseudo-féministes feraient mieux de pointer du doigt toutes les potiches qui peuplent les plateaux de télévision, pseudo-chroniqueuses recrutées sur leur faciès afin de décorer un peu les émissions ou encore les "hôtesses" des salons automobiles et autres. Ce n'est qu'un exemple, le chantier est immense. Et utopique?

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 12:20
image001.jpg
Ma foi c'est vrai qu'il y a comme un ressemblance. Au moins Laurel et Hardy nous font rire, eux...
Merci à mon voisin pour cette image.
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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 15:33
La vigne 

Il y a quelques jours en passant près de leur propriété je me suis arrêtée un instant pour saluer mes parents. Du haut de la vigne j'ai pu assister à ce que je redoutais et espérais en même temps: mon père était en train d'arracher sa vigne. Du moins le dernier lopin qui lui en restait.

Autrefois mes grands-parents, comme tous les petits paysans (je ne sais pas pourquoi je précise, car ils étaient en ce temps tous des « petits » paysans) possédaient pas mal de vigne, suffisamment pour leur consommation personnelle et ils arrivaient même à en vendre un peu, leur cru semblait même être apprécié d'après ce que j'ai entendu raconter. Toute mon enfance a été rythmée par les travaux agricoles qui revenaient avec les saisons, comme les moissons, la récolte des noix et donc aussi les vendanges. C'était toujours des moments de convivialité où la famille et les voisins venaient se donner un coup de main qui serait rendu en temps voulu. Bien sûr avec les années tout cela me semblait plus une contrainte qu'un moment privilégié de partage: disons-le carrément, adolescente tout cela me « gavait » allègrement.

Mais voir mon père arracher ce qui lui restait de vigne, l'autre jour, cela m'a fait quelque chose. Je sais que c'est une décision plus que mûrement réfléchie et qu'il n'a que trop retardée, car ils sont âgés et le plaisir et la satisfaction qu'il tirait de ce qui était devenu une des principales occupations de sa longue retraite allait de pair avec la fatigue supportée par ma mère qui était responsable de la taille et d'une grande partie des soins prodigués à cette culture qu'elle avait fini par maudire. Pour ce qui est de la perte du seul vin que buvait mon père, et encore en si petite quantité, ce n'en est pas vraiment une car les cuves étant devenues démesurément grandes pour le peu de vin qu'il y mettait celui-ci avait fini par devenir une infâme piquette qu'il était le seul à pouvoir ingurgiter et que ma mère faisait passer régulièrement dans le vinaigrier. Et il peut toujours compter sur ses voisins pour lui fournir le peu de vin qui suffit à ses repas. Du moins tant que ses voisins , bien âgés eux aussi, continueront de faire du vin, ce qui ne durera pas éternellement.

C'est donc une résolution qu'il devait finir par prendre un jour ou l'autre mais s'il l'avait tant retardée c'est qu'avec la fin de cette vigne c'est tout un pan de l'histoire de sa famille, aussi modestes soient-elles cette famille et cette histoire, qui prend fin, des années de labeur à soigner cette vigne, et Dieu sait si le raisin demande vraiment beaucoup de soins et d'attentions, pour voir finalement tout cela s'évanouir, disparaître sans bruit mais avec sans doute de gros pincements aux cœurs.

Avec cette génération disparaîtra également le droit de faire un peu d'alcool, à condition de trouver encore quelque bouilleur de cru, qui disparaîtront eux aussi dans peu de temps faute de pouvoir céder leurs droits, et je me demande avec quelle gnôle immonde ou insipide nous seront obligés de faire notre Ratafia maison bien bio et artisanal comme on l'aimait.

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  • Ecrivain public, profondément rurale je revendique mon amour des bonheurs simples ainsi que mon droit à pousser des coups de gueule et des coups de coeur.
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