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29 octobre 2022 6 29 /10 /octobre /2022 20:40

Il y a quelques mois j’ai voulu renouer avec le plaisir de la correspondance, retrouver le plaisir de découvrir une nouvelle personne, petit à petit au fil des échanges, au fil des lettres où l’on partage ses goûts, ses humeurs, ses idées… Renouer avec un de mes grands plaisirs lorsque j’étais adolescente et qu’il n’y avait ni Internet ni mails.

Grâce à un site dédié aux relations épistolaires j’ai fait la connaissance d’un correspondant avec qui le courant m’a semblé être passé très vite, c’en était presque surnaturel tellement nous avions de choses en commun ! Nous avions des goûts musicaux similaires, des façons de voir la vie qui se correspondaient, j’avais l’impression d’avoir découvert mon alter ego. Les échanges n’étaient pas réguliers, mais nous avions convenu que l’écriture devait rester un plaisir, et cette correspondance une récréation. Surtout nous avions décidé que si l’un de nous deux ne souhaitait plus poursuivre, quelle qu’en soit la raison, que l’on n’avait pas forcément à expliquer au demeurant, on se le dirait et on arrêterait tout simplement. Le maître mot c’était la liberté et la franchise.

Puis le temps a passé et les réponses se sont espacées. Apparemment bien désolé de ne pouvoir écrire davantage mon correspondant m’a expliqué qu’il était dans une période compliquée de sa vie personnelle où de grands changements avaient l’air de s’opérer (j’ai pensé à une séparation). De longues semaines sans nouvelles je m’inquiétais et lui ai envoyé un petit message (nous avions échangé mails et FB) en lui rappelant malgré tout l’absence de toute obligation, de toute pression.

Depuis pas de nouvelles, pas de réponse à mon message. Alors je me fais une raison et je me dis que c’est simplement fini, mais je trouve dommage que l’on ne se soit pas dit au revoir. C’est la vie.

J’ai envie de reprendre la plume et de rencontrer un autre correspondant, mais j’appréhende car je me dis que ce ne sera sans doute pas aussi fort que ces quelques lettres échangées où tout semblait tellement simple et évident, où chaque découverte de l’autre faisait dire « Ah ben mince, moi c’est pareil ! ». Je mets la barre trop haut sans doute et j’ai peur d’être déçue. C’est comme une rupture…

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19 octobre 2022 3 19 /10 /octobre /2022 10:42

Cette semaine, du 17 au 23 octobre, c'est la semaine mondiale de l’allaitement maternel.
J’ai eu la chance de pouvoir allaiter mes deux derniers enfants assez longtemps (presque une année), après ce que j’ai vécu comme un échec pour l'aîné : mal conseillée et culpabilisée par des mères qui n’avaient jamais allaité et qui ne comprenaient pas ma démarche, j’avais abandonné au bout d’un mois, alors que mon bébé allait très bien, simplement il ne grossissait pas assez vite aux yeux de celles qui savaient mieux que moi ce qu’elles n’avaient jamais expérimenté… La culpabilisation a fait un travail de sape très efficace sur la jeune maman que j’étais : cela venait forcément de moi.
Encore aujourd’hui je leur en veux de m’avoir volé ces moments que par la suite j’ai tellement appréciés avec mes deux autres enfants. Ces moments de partage, de communion, d’intense bien-être où on voit son bébé tellement heureux de simplement se nourrir en se disant qu’on lui apporte le meilleur de soi, c’est tellement gratifiant et ça donne confiance en soi. Avec l’allaitement de mes deux derniers je suis devenue une maman différente et je ne me suis plus jamais laissé dicter ma conduite de parent par ces personnes-là.

Bien sûr l’allaitement doit être un choix, je l’avais envisagé et réfléchi lors de ma première grossesse et je n’ai heureusement pas eu à subir d’injonction ou de pression à la maternité, mais je sais que ce n’est pas toujours le cas en fonction des établissements et aussi en fonction du personnel.

Aujourd’hui j’ai retrouvé des photos et je me dis que c’est assurément l’un de mes plus beaux souvenirs de mère.
 

Semaine de l'allaitement maternel
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12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 10:44

Ça y est ça commence à m’énerver je le sens…. C’est bientôt la fête des mères et le retour (encore aurait-il fallu qu’ils soient partis, hélas) des clichés. D’un côté les publicités pour les super appareils  ménagers, de l’autre  parfums, maquillage ou accessoires de mode : la femme, et la mère, dans toute sa splendeur, coincée entre la cuisine et la salle de bain ou son dressing, elle est pas belle la vie ?

Et les arguments avancés enfoncent le clou : les appareils ménagers libèrent la femme qui peut alors vaquer à des occupations bien plus intéressantes comme prendre soin d’elle-même ou se faire belle… retour dans la salle de bain ou chez l’esthéticienne, c’était bien la peine de sortir de la cuisine !

Quant au reste, mode, accessoires, parfums et tutti quanti ils ramènent à l’image de la femme qui aime (ou qui doit ?) plaire  aux hommes, car sans homme elle n’est que la moitié d’elle-même évidemment.

Et donc c’est tout ? Aucune publicité pour des produits culturels, des loisirs nature ou tout autre chose qui ne serait pas marqué « féminin » ? Eh bien désolée mais moi ça ne me fait pas rêver tout ça ! De toute façon la fête des mères en soi ne me branche pas du tout. Je n’aime déjà pas les fêtes obligées mais alors celle-là je m’en passe volontiers, qui réduit la femme à sa fonction obligée de génitrice. Et celles qui n’ont pas d’enfants, par choix ou non, elles sont donc incomplètes ?

Rappelons-nous que cette fête a été instaurée par Pétain pour relancer la natalité et interrogeons-nous sur sa pertinence dans la société d’aujourd’hui (vouée à une destruction à plus ou moins brève échéance…oui je sais j’ai un moral d’acier aujourd’hui). Autre que comme prétexte à la consommation, bien sûr…

 

 

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20 septembre 2021 1 20 /09 /septembre /2021 09:57

Global Internet Outage Over Next 48 Hours Could Affect ...

Les coupures d’internet ont cela de bien qu’elles nous obligent à revoir nos façons de faire dans notre vie quotidienne tant certaines de nos démarches sont tributaires du web, notamment dans les démarches administratives, mais pas seulement, internet étant vraiment partout : recherche d’un numéro de téléphone ou d’une adresse, commandes en ligne, etc.

Mais la vie ne doit pas s’arrêter parce qu’on ne peut plus surfer, et parfois il faut bien faire sans. La dernière coupure est tombée fort mal car j’avais une relecture-correction à rendre et n’étant pas très en avance j’ai dû faire avec les moyens du bord histoire de ne pas me retarder davantage.

Je suis donc revenue à une époque que mes enfants qualifieraient d’antédiluvienne (si tant est qu’ils sachent ce que cela signifie, les pauvres) où l’on utilisait, chose incroyable, des livres, des manuels, des dictionnaires et toutes ces sortes de choses que certains croient déjà reléguées dans le musée du papier (du quoi ?). Je me suis replongée avec délectation dans les dictionnaires et manuels spécialisés pour vérifier une orthographe, une typographie, dans les encyclopédies pour des recherches diverses… Je me suis rendu compte que je perdais en général beaucoup moins de temps finalement et que j’étais plus efficace dans mes recherches, surtout avec les manuels spécialisés dans lesquels il est facile à partir de la table des matières ou de l’index de tomber pile sur le point qui nous intéresse. En compulsant ces ouvrages il n’y a pas la tentation chronophage des détours ici ou là d’internet, on va droit au but et on ne se perd plus dans les méandres du web, on n’est pas tenté de jeter un œil encore une fois sur sa messagerie, ou sur un quelconque réseau social histoire de voir si par hasard on ne serait pas devenu hyper populaire et que notre point de vue sur le dernier clip visionné se soit révélé indispensable à toute une partie de la planète.

 

Bon en revanche je ne peux pas en dire autant de tous les ouvrages consultés : dictionnaires et encyclopédies m’ont traîtreusement prise par mon point faible, la curiosité et la flânerie, j’avoue. Car c’est la grande force, à mon sens, des outils papier que de fort bien savoir nous perdre en route : une illustration nous fait de l’œil en feuilletant le dictionnaire et voilà que l’on s’arrête sur la planche des insectes ou sur ce portrait d’un illustre roi médiéval tombé dans l’oubli, un mot inconnu nous frappe sur le chemin d’une vérification orthographique…

 

La magie des rencontres et du hasard. Le vrai hasard, pas celui faussement mis sur notre route par les algorithmes de Google.

 

 

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19 avril 2021 1 19 /04 /avril /2021 10:05

           Quand j’étais plus vieille, c’est-à-dire quand j’avais une vingtaine d’années, voire un peu plus, j’aimais bien mettre des étiquettes notamment en musique et je ne concevais parfois pas d’écouter tel ou tel artiste simplement parce qu’il était catalogué dans un registre qui n’était pas celui que je préférais : rock, pop, folk, anglo-saxon de préférence. Dans ma vie ordinaire même je pense que je me conformais sans doute aussi à l’étiquette que je croyais m’être destinée : une étudiante en lettres ne fait pas ci, ou bien c’est plutôt cool de faire ça, plus tard prof de français je m’interdisais certaines lectures, devenue mère de famille je me disais que je ne pouvais décidément pas porter, dire ou faire ceci ou cela, bref que des carcans et des raisonnements idiots induits bien souvent par la pression sociale et une éducation tellement conformiste.

          Mais ça c’était avant, quand j’étais vieille. Car aujourd’hui je me sens bien plus jeune que dans mes jeunes années. La faute à la cinquantaine sans doute qui m’a fait prendre conscience du temps qui passe et de l’intérêt de tirer le meilleur parti de celui qui nous reste. Je me suis d’ailleurs royalement octroyé une cinquantaine d’autres belles années à venir lors de mon anniversaire, que je n’ai bien sûr pas fêté, comme il se doit. Depuis que je suis redevenue jeune et que j’ai eu de nouveau quinze ans, à la faveur de cette étape mais aussi de la re-découverte ô combien salutaire du plaisir intense procuré par la musique, et peut-être aussi grâce au confinement, allez savoir, je me fiche pas mal de ce qu’on peut dire, à commencer par mes enfants pour lesquels je me fiche un peu de savoir si je suis un bon exemple, et dont j’espère qu’ils auront assez de personnalité pour se forger leurs propres jugements. Ce que c’est bon de sentir cette petite liberté…


 

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7 février 2021 7 07 /02 /février /2021 18:14

Mais à qui peut bien être réservée cette petite litière sur une fenêtre…? Mystère... Réponse entre 16h et 17h.

Picoti, picota...

Une poule sur un mur, qui ne picore du pain dur...🎵 

Enfin non une poule sur la fenêtre de la salle à manger, qui picore pas du pain dur mais qui a trouvé la planque idéale pour être à l'abri du froid (on lui ferme les volets le soir) et du renard qui serait bien malin d'aller la chercher là-haut.

Picoti, picota...

Elle est pas belle la vie?

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 07:19
La sécu pense à moi, elle est vraiment sympa : invitation pour un dépistage du cancer du sein, une autre pour le cancer colorectal...pfffiou je sais plus où donner de la tête (enfin disons du reste plutôt).
J'adooooore ma cinquantaine...
 
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26 août 2020 3 26 /08 /août /2020 06:09
Du pain, du vin et du fromage: la vie quoi!

Du pain, du vin et du fromage: la vie quoi!

La seule et unique trinité vraiment sacrée pour la païenne et épicurienne que je suis. L'excellent hebdomadaire "Le 1", qui se déplie et se lit jusqu'au bout dans tous les sens et en réunissant des points de vue divers sur un même sujet, a eu la très bonne idée cet été de sortir cette trilogie que n'aurait pas renié Pagnol. Le pain, le vin, le fromage: quoi de mieux pour passer de bonnes vacances! On y découvre l'histoire de ces trois monuments nationaux, des aspects techniques mais aussi sociaux, voire politiques, bref on en fait le tour de la question sans jamais se lasser.

Cahors et Glanes pour le vin (même si ce ne sont pas mes préférés), Rocamadour pour le fromage (mais aussi tome de chèvre ou de brebis, Cantal...), Croustilot pour le pain: le territoire où j'ai la chance de vivre est vraiment fertile en délices que je dirais simplement... essentiels!

 

Et en guise de conclusion je vous propose de savourer cette version en argot d'une célèbre fable de La Fontaine par Louis Chevaillier, illustrée par Bénédicte Muller.

Ma sainte trinité
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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 14:47

Bon ben voilà ça devait finir par arriver, aujourd’hui j’ai dépassé le demi-siècle et je viens de rejoindre les quinquas… Je n’ai jamais prêté attention à aucun de mes anniversaires alors ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer.

Ceci dit, j'imagine que ce doit être une étape particulière de la vie. Comme j’ai dit à mes enfants (de sales ados qui me traitent déjà de fossile depuis des années), à partir de maintenant aux anniversaires au lieu de compter les années passées je vais pouvoir compter à rebours celles qui me restent !

 

Bon je m’en fiche parce que l’âge c’est dans la tête et qu’en ce moment je me sens plus proche de mon adolescence que de la retraite. Et puis j’adore la vie alors si je dois compter à rebours j’ai décidé de m’octroyer une bonne cinquantaine d’autres années, au moins,  à (bien) vivre. Non mais.

 

 

 

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27 décembre 2018 4 27 /12 /décembre /2018 10:39

Le destin c’est quelque chose tout de même, et ça ne tient parfois qu’à un fil. Ou un coup de fil.

 

Il y a quelques semaines, courant novembre, j’ai été contactée par mail par RTL. Oui oui, RTL la radio bien connue, afin de savoir si’ j’étais d’accord pour intervenir en direct lors de l’émission de Flavie Flament consacrée à Noël. Vous me direz qu’ils sont bien mal renseignés, sachant combien j’adooooore cette période. Eh bien justement c’est ce qui les intéressait: ils étaient tombés, Dieu sait comment, sur mon blog et justement mes articles annuels sur ma passion et mon enthousiasme débordant pour Noël, et ils souhaitaient un point de vue décalé et léger sur le sujet. J’ai d’abord cru à une bonne blague, j’ai alors recherché le nom de l’expéditeur de ce mail pour constater qu’effectivement il s'agissait bien d’une collaboratrice de la radio en question. J’ai réfléchi un peu et je me suis dit que ça pourrait être drôle, mais je me suis rapidement dit également que ça risquait fort de tourner au fiasco, bafouillage et emmêlage de pinceaux garantis qui allaient me faire passer pour une cruche. De toute façon le temps de réfléchir c’était déjà trop tard, donc le temps a décidé pour moi et c’est très bien ainsi.

 

N’empêche que je ne sais pas si vous vous rendez compte de la notoriété que j’aurais pu gagner grâce à cette émission: des milliers, que dis-je des millions de nouveaux lecteurs auraient afflué vers mon blog que j’aurais pu alors monétiser à grand renfort d’articles sponsorisés et de publicités en tous genres…

 

Bon, on l’a échappé belle...

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