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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 10:51

 

Dans ma réponse à un commentaire de Fleur de Lys sur mon article précédent, je me moquais gentiment des approximations de langage qui conduisent parfois à des contresens, voire à des non-sens. Je me dois donc en ma qualité de donneuse de leçons de faire amende honorable et de rectifier ce que je disais dans cet article et étant précise et exacte. Ce n'est donc pas une biche, femelle du cerf, qui nous a saoûlés m'a enchantée de son cri voilà de cela quelques nuits, mais bien d'une chevrette, femelle du chevreuil. Ceci étant dit je ne suis pas assez férue de faune sauvage locale pour faire la différence entre les deux, mais grâce à Internet, qui parfois a du bon, j'ai pu au moins faire la différence entre leurs cris, et j'ai formellement reconnu l'auteur des aboiements de l'autre nuit.

 

Soyons précis, quoi.

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 07:13

Je ne vais pas vous faire le coup des "Nuisances sonores, ter", non car j'aurais trop peur que certains, ne semblant pas toujours le second degré (si si ça existe) ne me conseillent d'aller vivre en ville si je ne supporte pas le chant du grillon le soir au bout de la terrasse ou celui des oiseaux le matin au fond de la haie. Il s'agit donc de nouveau des bruits qui peuplent ma campagne, et que je préfère grandement aux bruits de la ville évidemment.

Cette nuit nous avons eu droit au récital d'une biche qui a stationné un bon moment dans la forêt qui jouxte (et qui va finir par envahir) la maison. Durant trois quarts d'heure nous avons entendu sa complainte qui franchement n'a rien de très mélodieux, je dirais même qu'au bout d'un moment c'est presque crispant. Mais j'ai tenu bon et vous voyez je ne dis presque pas de mal.

 

Finalement les biches c'est un peu comme les mannequins et les footballeurs: c'est joli à regarder mais il ne vaut mieux pas qu'ils ouvrent la bouche.

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 12:58

J’aime flâner en voiture, et par-dessus tout j’adore les petites routes dont je sais qu’elles mènent toujours quelque part et par lesquelles je peux rejoindre une plus grande route, car je déteste rebrousser chemin et refaire le trajet à l’envers : on a vraiment l’air très con de repasser devant des gens qui nous ont dévisagés une première fois parce qu’il ne passe jamais d’inconnu sur ces routes, on a l’impression d’être des touristes égarés ! J’ai donc profité en ce début d’après-midi d’une petite course en solitaire pour m’aventurer par ces chemins. Ségéric, Aygueparses, Cantagrel ou Mejanesseres, que de noms vus maintes fois à quelque croisement ou sur les cartes IGN et qui titillaient ma curiosité : aujourd’hui ces lieux pleins de mystère pour moi étaient enfin à portée de roues, je me suis donc lancée à l’aventure. Car c’est bien d’une aventure dont il s’agit : panneaux indicateurs moussus et hors d’âge, routes au revêtement incertain parcourues d’une belle bande verte qui laisse imaginer le peu de circulation qu’il peut y avoir, kilomètres ombragés sous d’épaisses forêts sans rencontrer âme qui vive, serpentant autour de collines et plongeant vers le ruisseau avant de remonter… Je n’ai croisé qu’une voiture, au milieu de trois maisons à la mine abandonnée, un charmant vieux monsieur qui s’est serré tout autant que moi et qui m’a confirmé, hilare un vieux mégot au coin de la bouche, arrivé à ma vitre baissée que « C’est par large hein ?! » auquel j’ai répondu tout sourire que l’important c’était que ça passe !

 

Car oui « ça passe » comme je l’ai déjà écrit par ici il y a quelque temps.

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 10:59

Il y en a sans doute qui croient que la vie d'un(e) élu(e) dans un petit village est une chose facile. Point du tout: il faut savoir s'impliquer, se dévouer, donner du temps sans compter et souvent faire des sacrifices. Et comme je n'aime pas décevoir, je tiens à donner de ma personne, et j'engage mes concitoyens à faire de même. Ainsi il faut songer à redynamiser le commerce local, on nous l'a bien dit en conseil municipal.


Alors même si c'est dur j'accomplirai mon devoir mais qu'on ne vienne pas me reprocher après de faire du zèle: est-ce que c'est ma faute à moi si le seul commerce local est un bar-restaurant?

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 13:37

 

Pour tous ceux qui s’intéressent à Teyssieu, et plus largement à la vie en milieu rural aujourd’hui, voici un lien vers une émission très intéressante de la radio locale Décibel FM, consacrée à ce village. Vous y entendrez l’interview de deux habitants de Teyssieu, Pierre Fréjaville conseiller municipal et Pierre Durand président de l’Association des Amis de la Tour, qui chacun parlent de leur vécu dans le village, de leur vision de la vie en milieu rural et de ses perspectives d’avenir.

Sur la place publique, Décibel FM (allez à la deuxième émission, du 5 novembre 2013)

 

Cette émission est en lien avec un projet de livre et DVD qui vient d’aboutir et qui fait le portrait des maires des 16 communes de la communauté de communes Cère et Dordogne, dont fait partie Teyssieu. Au-delà de ces portraits de maires c’est bien sûr des portraits de territoires qui sont dressés et c’est toujours très intéressant, pas uniquement pour les « locaux » mais pour tous ceux qui sont attachés à leur monde rural, qu’il soient en Ségala ou ailleurs.

 

À voir sur le site www.mairesencampagne.fr ainsi que la galerie photo des différentes communes de Lucie François Lucie François 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 20:31

Je viens de voir dans un sondage à la Tv que 59% des Français estimaient les servies techniques inefficaces en cette période de neige. Je n'ai pas eu à sortir aujourd'hui avec la voiture, je ne connais pas l'état des routes plus loin que devant ma fenêtre, ceci dit je n'ai pas à me plaindre du cantonnier de Teyssieu puisqu'il est venu déblayer la neige jusque dans notre cour avec son tracteur. Merci à lui donc, car on est pas des ingrats, tout de même.


IMGP0309

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 13:17

Dans le billet précédent je parlais des troubles de la vision dont sont atteints les touristes en visite sur nos jolies routes de campagne. Eh bien ça se confirme. J'ai entendu ce matin à la radio qu'un accrochage avait eu lieu hier sur la route du Tour de France à cause d'une voiture de France Télévision: en effet celle-ci aurait fait "un écart pour éviter un arbre". Ne riez pas, s'ils l'ont dit à la radio, c'est que c'est vrai.

Je vous le disais, encore une illusion d'optique, voilà que les Parisiens se mettent à voir les arbres traverser la route.


À moins que les arbres ne soient particulièrement facétieux en Auvergne...

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 21:30

Les touristes connaissent parfois bien des désagréments liés au voyage, au dépaysement, aux changements divers et variés : on connaît bien sûr la tourista, mais il n'y a pas que cela.

Le touriste en visite en Ségala, ou en Auvergne, surtout s'il est citadin, et a fortiori s'il est parisien, est fréquemment sujet à des hallucinations : c'est ainsi qu'il croit très souvent lorsqu'il conduit dans nos contrées, se déplacer sur des routes à sens unique : hérésie pure puisqu'il n'existe pas de sens unique en Ségala, nous sommes des gens très ouverts. Ainsi trompé par ses sens le touriste dont la voiture croise celle d'un autochtone a généralement le réflexe de freiner, plus ou moins brutalement, lorsqu'il ne s'arrête pas complètement, médusé de voir un véhicule arriver en sens inverse avec au volant un conducteur parfaitement détendu (voire hilare, allez donc savoir pourquoi) alors que lui serre les fesses.

Illusion d'optique que tout cela vous dis-je, car en vérité il n'y croit pas mais oui ça passe, deux voitures arrivent à se croiser sur nos charmantes petites routes sinueuses et tellement dépaysantes. Bien sûr il faut parfois savoir vivre dangereusement et se risquer à taquiner l'herbe du bas côté, voire parfois à écraser le champignon au sens propre du terme (en fin d'été et à l'automne principalement) mais oui ça passe. Encore tout émotionné par cette aventure le touriste a besoin de quelques instants pour se remettre et c'est encore hésitant qu'il reprend la route, parfois maugréant contre les ploucs qui roulent n'importe comment à la campagne, mais c'est normal, c'est un effet collatéral de ce genre d’hallucination. Il lui faut en général une quinzaine de jours pour s'y faire, avec de sévères rechutes s'il croise des tracteurs, dommage cela correspond souvent à son retour vers des horizons plus sereins où les routes sont larges et toutes droites, avec luxe suprême, un marquage au sol, et sur lesquelles personne ne vient en face.

 

Ah le touriste, c'est notre distraction à nous...

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 13:07

Avec la nouvelle contamination via des steaks hachés, ressurgissent les questions qui se posent à chaque fois en pareil cas: les contrôles sanitaires sont-ils suffisants? Sont-ils fiables? Les mesures d'hygiène sont-elles respectées? Les conditions d'abattage des animaux sont-elles conformes aux normes en vigueur? Etc, etc.

 

Normes sanitaires, hygiène, contrôles, voilà les mots qui reviennent sans arrêt. Dans nos villages on continue encore de tuer le cochon dans la cour de la ferme, avec des couteaux et autres ustensiles bien aiguisés mais sûrement pas stérilisés, pas plus que les torchons dans lesquels on enveloppe le jambon pour le "presser" un peu avant de le mettre au sel, les poules et les chiens guettent à trois pas de la bête encore fumante s'il n'y aurait pas quelque viscère ou bout de viande à faucher subrepticement. Croyez-moi personne ne vient s'enquérir de conditions d'abattage ni de normes sanitaires. Croyez-moi aussi si vous le voulez mais je n'ai jamais entendu dire que quiconque ait jamais été malade, excepté peut-être une bonne indigestion en mangeant trop de pâté tout juste sorti du four...

 

Des bactéries, sans doute il devait y en avoir, et pas que des inoffensives, mais sans doute était-on vaccinés dès le berceau du fait de ne pas vivre dans un univers aseptisé. On m'a raconté une fois cette anecdote d'un autre âge, qui ne remonte pourtant pas au-delà d'une cinquantaine d'années: le docteur du village avait été appelé dans une ferme pour visiter un malade et il avait emmené ce jour-là avec lui un de ses jeunes enfants, celui-ci est allé joué avec les enfants des fermiers dans la cour pendant que son père consultait à l'intérieur. En sortant il trouva la mère des enfants catastrophée car le fils du docteur jouait avec les siens à même la terre et au milieu des crottes de poules: « Laissez-les faire, ça les vaccine !» s'était contenté de lui répondre jovialement le médecin.

 

Normes sanitaires, vous dites?

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 14:07

 

 

      Une caméra qui filme la vie d'un couple à la ferme pendant près d'une année, ça vous rappelle quelque chose, hein ? Tout faux, il ne s'agit pas de télé-réalité.

       Hier soir je suis allée assister à la projection d'un documentaire organisée par le comité des fêtes de mon village natal, à quelques kilomètres d'où je vis. Ce fut l'occasion pour moi de revoir d’anciens voisins et de replonger dans le monde agricole. Il s'agissait d'un documentaire dans la même lignée que d'autres du même réalisateur et que la commune avait déjà projetés auparavant : des fermiers d'aujourd'hui mais qui travaillent, par choix, avec les méthodes ancestrales enseignées par leurs pères. Ce soir-là il s'agissait du film Les Sillons de la liberté, de René Duranton qui a réalisé pas mal de documentaires dans la même veine. Le réalisateur a suivi pendant près d'une année un paysan breton parfaitement atypique qui travaille la terre avec l'aide de ses chevaux, qui vit sans télé, ni radio, ni téléphone, vit au rythme des saisons et surtout qui se fait un point d'honneur de ne recevoir aucune aide ni subvention car il a décidé avant tout d'être libre. Libre il l'est en effet, autant qu'on peut l'être lorsque l'on vit au rythme des saisons, de la nature, sans autres contraintes que celle de récolter de quoi se nourrir et de soigner ses animaux.

      Du ramassage du goémon sur la plage qui servira d'engrais naturel dans les champs, à la moisson, en passant par les foins ou la fabrication du cidre, on découvre un monde très dur, physiquement épuisant mais où jamais on ne perçoit le moindre stress : pas d'inquiétude en regardant la récolte pour savoir si l'on pourra payer les traites du tout nouveau tracteur énorme qui encombre les champs devenus trop petits comme on ne voit parfois. Entre ce paysan et sa compagne pas beaucoup de paroles, ce sont des taiseux, et des pudiques aussi sûrement. Lui a choisi de travailler ainsi lorsqu'il lui a fallu reprendre l'exploitation, tous ses camarades de classes voulaient devenir marins, lui voulait être paysan, un marginal en somme. Et comme il n'était pas du genre à faire les choses à moitié il a refusé de se plier au jeu de la production intensive, du tout pesticide et du « toujours plus ». Sa compagne quant à elle est venue de Normandie faire un stage dans le monde agricole dans les années 80 car elle ne se voyait pas travailler dans un bureau après des études de secrétariat plutôt subies que choisies ; elle est venue chez ce paysan, est repartie puis est revenue pour ne plus le quitter, lui son aîné de vingt ans. Ensemble ils mènent une vie telle qu'elle devait l'être il y a de cela 50 ans, avec leurs chevaux et des outils hérités de leurs aïeux : herse, lieuse, batteuse, des engins acquis par les grands-parents qui faisaient alors figure de pionniers ! Lui aujourd'hui passe pour un doux rêveur et un original. Mais il fait des émules puisque l'on voit tout au long du film qu'il est aidé par un de ses voisins, âgé d'une quarantaine d'année qui après sa journée à l'usine cultive lui aussi quelques hectares de terre exactement sur le même mode.

Pour moi c'était comme une visite au musée, et en même temps revenaient à moi des images de mon enfance, non pas que j'aie vu mes parents travailler de la sorte, mais parce que je reconnaissais des outils oubliés et poussiéreux et dont les poules avaient fait leur perchoirs dans le fond des granges et des hangars de la propriété familiale, tous ces engins qui étaient morts je les voyais revivre là sur l'écran, et pas dans un film d'époque mais en 2009. Ces souvenirs étaient relayés par les commentaires de l'assistance, composée de paysans non plus bretons mais ségalins, et qui en occitan se rappelaient des anecdotes, des épisodes de leur enfance, s'étonnaient de voir encore fonctionner ces machines pour le moins rustiques, et la nostalgie aidant je les sentais presque envieux du choix de vie qu'avait fait cet homme, de son courage, de sa vaillance.

      En voyant cet homme j'avais l'impression de regarder le dernier specimen d'une race prête à s'éteindre, comme le dernier locuteur d'une lange qui allait mourir avec lui.

      J'avais emmené mon fils aîné car je me disais que ce serait intéressant pour lui de voir quelque chose dont il entendait parfois vaguement parler par ses grands-parents mais dont il n'avait aucune image, et de fait il a été très intéressé et a regardé tout du long ce film avec beaucoup de curiosité. C'est quelque chose qu'il ne pouvait pas connaître et qu'il ne reverra sans doute plus, je trouvais important qu'il puisse le découvrir. Entre nous c'était quand même mieux qu'un Disney...

 

Cliquez : Les Sillons de la Liberté

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