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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 12:45

Cette année le marché de printemps coïncidait avec le 1er mai, c'est sans doute pour cette rasion qu'il m'a semblé y voir moins de monde et surtout moins d'exposants que l'année dernière: en effet il y avait pas  mal de concurrence avec des villages aux alentours qui organisaient eux aussi diverses manifestations, marchés, vide-grenier et autres. 

Comme l'an dernier des véhicules anciens étaient exposés pour le plaisir des yeux:

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 13:21

 

 

Lorsque j'étais enfant nous emmenions les génisses et les vaches ne donnant plus de lait passer la belle saison dans des prairies situées dans une petite combe, au creux des bois. Il y avait là deux grands prés dans lesquels elles paissaient tour à tour, tranquilles, sans présence humaine des jours durant, avec une petite cabane où elles pouvaient se réfugier en cas d'intempéries, un petit ruisseau dévalant le bois servait à alimenter un abreuvoir qui ne désemplissait jamais. J'aimais beaucoup descendre dans ces bois car lorsque le soleil cognait trop fort « en surface » les jours de plein été, et que nous allions voir si les vaches allaient bien, je flânais tout le long du chemin : il faisait bon sous les grands chênes et les châtaigniers, par endroits les sous-bois étaient humides et un tout petit cours d'eau s'attardait entre deux fossés, on trouvait même parfois une belle argile bleue sur le bord du sentier et dans laquelle, petite fille, j'aimais bien mettre les mains, c'était tellement tentant. Et à l'automne lorsque nous remontions ce petit troupeau on allait à petite allure pour ne pas rater les cèpes et les girolles qui n'attendaient que d'être cueillis.

Il y a quelques jours j'ai de nouveau emprunté ce chemin dans les bois que je n'avais pas pris depuis bien des années : le sous-bois est toujours aussi frais par temps chaud mais le sentier un peu chaotique a fait place à une vaste piste monotone, les arbres morts et tombés ça et là dans la forêt finissent, inutiles, leur existence, dans un désordre souvent inextricable, quand aux petits rus qui égayaient les bords du chemin ils ont disparu, il reste à peine assez d'humidité pour faire pourrir quelques feuilles mortes et l'abreuvoir est depuis longtemps envahi par les lentilles d'eau.

Sans doute les souvenirs sont plus jolis, surtout ceux de l'enfance, et la réalité du temps qui passe est parfois bien décevante, mais ainsi va la vie.

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 07:09

C'est le printemps, et comme dans le Ségala on est toujours en avance, pour La Borne c'est déjà l'été: serviette, sandales et lunettes de soleil. Oh, une petite brise a fait tomber son élégant canotier, mais sinon quelle allure...

 

La borne Vamos a la playa

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 13:18

Depuis chez nous on voit les ouvrier du chantier de la tour s'agiter, vociférer, il a l'air de s'y passer des tas de choses très intéressantes. Malheureusement ce chantier est bien sûr interdit au public.... Et quand on sait qu'en plus il se situe à une quarantaine de mètres de hauteur, tout de suite ça refroidit les curieux. Mais pas tous. C'est ainsi que le maire de Teyssieu est monté jusque là-haut accompagné du président de l'association des Amis de la Tour qui m'a aimablement envoyé ces quelques clichés. On s' y croirait et surtout on mesure enfin l'ampleur des travaux qui ont été accomplis, ainsi que ceux qui restent à faire!

 

5 AVRIL 2011 VUE EST 2

 

5 AVRIL 2011 VUE NORD

 

5 AVRIL 2011 VUE OUEST 3

 

Promis, si on m'envoie les photos, je ferai un article "avant-après"....

 

Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'ils doivent avoir une vue magnifique depuis là-haut, dommage qu'ils n'aient sans doute pas  le temps d'en profiter.

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 07:49

Voilà où mènent les discours sécuritaires des uns et des autres: à force de nous dire que l'étranger c'est l'ennemi, qu'il faut partir en croisade, etc. on fini par se méfier même des voisins. D'ailleurs à force de chasser sur les terres du FN je me demande si le sigle de l'UMP n'a pas changé de signification pour devenir Union pour Marine le Pen.

Enfin tout ça pour dire que l'insécurtié gagne même nos paisibles campagnes,  et on s'enferme à double voire triple tour, c'est terrible, la preuve en image:

 

insécurité

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 20:56

... ou « On n'est jamais mieux servi que par soi-même »...

 

 

 

Aujourd'hui j'ai trouvé dans la petite bibliothèque de Cahus un petit ouvrage fort intéressant intitulé « Voyage autour de Cahus », une monographie locale datant du début du siècle, œuvre de Joanny Croisille. Enfin de l'autre siècle évidemment, le XXe. Le terme de voyage qui suggère une certaine envergure contraste sérieusement avec l'étroitesse du périmètre décrit. Et pourtant, il n'est parfois pas besoin d'aller bien loin pour voyager vraiment et s'offrir une évasion à peu de frais. C'est ce que propose cette monographie qui nous fait faire une petite balade du côté de Cahus, Laval de Cère, Belpeuch. Je n'en ai pas vraiment encore commencé la lecture mais j'ai feuilleté le petit ouvrage et suis tombée en arrêt sur un passage des plus intéressants que je vous reproduis ici. Cet extrait parlera bien sûr davantage à mes lecteurs locaux qu'aux lointains internautes égarés par ici, néanmoins je suis persuadée qu'il évoquera bien des choses aux ruraux en général, d'où qu'ils soient, et rappellera aux anciens le clivage qui pouvait exister jadis entre gens de communes, voire de villages différents : quand l'étranger commençait aux portes de chaque village...

 

« Parlons ici de l'habitude qu'ont certaines gens de la plaine de dénigrer le Ségala et remarquons tout d'abord que les personnes atteintes de cette manie ne sont pas les mieux douées sous le rapport de l'éducation. On les entend dire qu'au-dessus du Pont d'Orgues il y a bien peu de choses, le reste d'après eux vaut à peine l'honneur d'être nommé. Ces privilégiés du terrain argilo-calcaire qui habitent plus bas que nous paraissent nous regarder de haut en bas comme s'ils appartenaient à une race supérieure à la nôtre : ils toisent les Ségalins qui passent. Demandez-leur pourquoi ils prennent en mauvaise part le mot Ségalin, c'est comme si vous faisiez la même question à ceux qui prennent en mauvaise part le mot Jésuite, les uns et les autres seraient également embarrassés pour vous faire une réponse satisfaisante.

Dénigrer un pays parce qu'il est moins fertile ou parce qu'il est plus élevé au dessus du niveau de la mer dénote un esprit de sot orgueil ou de puérile vanité.

En face de ceux qui se donnent sur nous une supériorité illusoire il nous sera permis de faire notre propre éloge.

Dans le Ségala on vit aussi bien que partout ailleurs. Nous qui en sommes les habitants, nous nous acquittons des charges publiques avec autant d'exactitude que les autres citoyens. Nos jeunes gens, quand ils se présentent à Bretenoux pour la conscription font assez bonne mine à côté de leurs camarades de la plaine ; l'expérience a même démontré que les malingres ne sont pas le plus souvent parmi ceux qu'on appelle les mangeurs de châtaignes, ce qui prouve qu'à manger du pain de seigle on ne s'en porte pas plus mal. Quant aux jeunes Ségalines, elles inspirent parfois aux beaux gars de la plaine des sentiments tout autres que ceux du mépris et du dégoût.

Ségalins, mes amis, soyons fiers de notre terre natale qui en vaut bien une autre et restons fidèles à Cahus notre petite patrie. Cultivons avec amour les champs que nos pères ont cultivés ; conservons pieusement comme autant de reliques les traditions vénérables qu'ils nous ont léguées. En accomplissant dignement nos devoirs d'hommes et de chrétiens nous ferons honneur à notre Ségala et nous vivrons heureux dans la situation où la Providence nous a placés, heureux de cette vie calme et libre que la grande ville trompeuse ne procure pas. »

 

Ça c'est envoyé.

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 10:26

En attendant de voir la tour du village restaurée on peut déjà admirer la mise en place de l'échafaudage dont j'ai déjà parlé. Un tel dispositif est déjà tout un spectacle en soi, et l'on ne peut que s'incliner devant autant de technicité, de technologie et aussi de talent de la part des ouvriers qui y travaillent: 40m au sommet, mieux vaut ne pas avoir le vertige. Et top du top, c'est le cas de le dire, voilà que l'échafaudage a été pourvu d'un ascenseur, enfin un monte-charge pour l'ascension des hommes et des matériaux. Terminé le temps où les couvreurs transportaient sur leur dos les tuiles, et dans le cas présent il vaut mieux car la lauze ça pèse, c'est rien de le dire.

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 19:26

La politique de l'autruche comme chacun sait consiste à fermer les yeux sur ce qui se passe, à l'image de l'autruche qui enfonce sa tête dans le sol. Loin de moi l'envie de discuter politique ce soir, et je ne m'aventurerai pas à faire la liste de tous nos éminents dirigeants (et pas que les nôtres) pour qui cette pratique est devenue un MODUS OPERANDI, voire un tic.

En tous les cas la politique de l'autruche n'est pas réservée aux élites, la preuve:

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 15:25

Tout au long de mon enquête pour le recensement j'ai pu aller dans des endroits de la commune que je ne connaissais pas, et j'ai pu m'attarder dans d'autres où je ne faisais d'ordinaire que passer, notamment pour répertorier toute les résidences secondaires et les maisons inoccupées depuis longtemps. Sur bon nombre d'entre elles, pour ne pas dire toutes, le linteau au-dessus de la porte mentionne l'année de construction. C'est donc sans surprise que j'ai pris conscience de la richesse de ce patrimoine ordinaire qu'est celui de notre village et de tant d'autres également. Tant de maisons datent du XVIIIe siècle, du XIX, et un habitant m'a même confié que la sienne datait du XVII. Quoiqu'il en soit chaque linteau ne fait pas qu'apporter une indication quant à l'âge d'une demeure, il atteste aussi de la volonté de l'artisan qui l'a construite de ses mains de laisser sa trace à la postérité, et quelle postérité! Combien de maisons bâties aujourd'hui seront encore debout dans trois siècles...?

Dans tous ces linteaux, même les plus simples il m'a semblé pouvoir lire la fierté du maçon, celle du tailleur de pierre, doublée parfois d'une certaine délicatesse dans l'exécution, d'une recherche. On peut y lire souvent le nom du bâtisseur ou du propriétaire, parfois un dessin qui est comme une marque de fabrique, tout cela respire l'amour du travail bien fait. Même si nombre de ces pierres sont des pièces rapportées et ne sont pas forcément en adéquation avec l'âge des maisons qui les supportent elles restent malgré tout le témoignage de tous ces hommes qui ont œuvré à la construction de notre patrimoine architectural. Elles sont aussi un fantastique point de départ pour l'imagination parfois, car lorsque l'on voit un linteau magnifique et visiblement signe d'une certaine richesse sur une maison toute simple on ne peut s'empêcher de se demander d'où il vient, quelle est son histoire, quels sont les aléas qui ont amené cette pierre à voyager ainsi de demeure en demeure, passant, qui sait, du manoir d'une grande famille détruit sous la Révolution à une maisonnette plus rustique voire parfois une simple grange. Et cette histoire n'est peut-être pas finie car on sait aujourd'hui l'essor qu'à pris le commerce des matériaux de construction d'occasion, porte ouverte à tous les pillages.

Bref vous trouverez ici un aperçu loin d'être exhaustif de quelques unes de ces pierres rencontrées ça et là au cours de mes pérégrinations d'agent recenseur. On me reprochera sans doute de ne pas avoir pris en photo l'ensemble porte-linteau mais hélas les portes ne présentaient pas toujours le même intérêt que le linteau, quand il s'agissait de porte d'ailleurs et non d'une simple fenêtre parfois même rebouchée. Bonne visite.

 

 

Linteau 1087

  1087? Je ne peux m'empêcher de penser que le temps en a avalé un morceau et qu'il s'agit seulement de 1687...

 

linteau 1752

 

Linteau 1755

 

 

linteau 1780

 

 

linteau 1784

 

Linteau 1793

 

Linteau 1795

 

linteau 1795 -2

 

linteau 1799

 

Linteau 1800

 

Linteau 1804

 

Linteau 1806

 

Linteau 1869

 

linteau 1812

 

 

 

Une petite originalité pour finir: une date qui n'est pas sur un linteau mlais au bas d'un escalier, la pierre n'était pas assez grande pour contenir la date, qu'à cela ne tienne, on a fait déborder le 4 de 1784 sur l'autre face... on ne va pas se laisser agaçer par des détails.escalier-1784.JPG

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 20:25

La vieille dame avait bien besoin d'un petit lifting. Non il ne s'agit pas de Lilianne Bettencourt mais de notre tour médiévale qui va être mise hors d'eau afin de protéger ses fresques murales. Et elle va même se voir chapeautée d'une couvre-chef tout neuf, de belles lauzes devant venir remplacer cette affreuse coiffe de ciment qui lui avait été infligée au siècle précédent (mais qui l'avait tout de même mise à l'abri, ne soyons pas ingrats).

En attendant le début des travaux proprement dits on profite du spectacle de l'installation de l'échafaudage, et du spectacle il y en a, presque un son et lumière, surtout le son parce que les ouvriers ont une sérieuse tendance à brailler et s'engueuler, l'ivresse des sommets sans doute! Cependant depuis l'arrivée de l'homme à la veste orange fluo (après le son, la lumière) on les entend beaucoup moins, c'est moins drôle.

 

 

DSCF1365

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