Retour à la vie normale… ou presque
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Il ne vous aura pas échappé que j’ai été plus que discrète ces derniers temps et que la tenue de ce blog laisse à désirer (et je ne vous parle pas de celle de mon journal personnel qui ne va pas tarder à attirer les mites et autres bestioles papivores). Je remercie au passage ceux de mes lecteurs et lectrices qui ont eu la bonté de s’en inquiéter et de prendre de mes nouvelles, ils et elles se reconnaîtront. La raison de ce silence ? Le travail tout simplement. Je sais ce n’est pas une excuse. Alors sans doute y a-t-il eu à un certain moment un peu de lassitude, un manque d’inspiration, voire peut-être même une franche paresse, je le confesse.
Néanmoins je dois reconnaître que j’ai été tout de même un peu occupée ces dernières semaines. J’ai eu l’idée saugrenue, mais il faut bien manger, d’accepter un remplacement dans un collège près de chez moi. « Idée saugrenue » dis-je car je m’étais bien jurée de ne pas retourner dans l’enseignement. Mais vous savez ce que c’est, il ne faut jamais dire « Fontaine… » etc. Bref tout ceci m’a donné pas mal de travail, et encore je n’étais pas à temps plein et la collègue que j’ai remplacée m’avait envoyé toutes ses préparations que je n’avais plus qu’à suivre. Préparations et corrections, adolescents hystériques ou au contraire en état de mort cérébrale en ce mois de juin raccourci pour cause de brevet précédé d’un mois de mai mité, on peut dire que j’ai été gâtée. Heureusement j’ai été très bien accueillie par l’ensemble de l’équipe éducative, malgré mon a priori sur le monde enseignant en général : le fait que les profs n’aient jamais vraiment quitté l’école ne joue pas en leur faveur évidemment. On comprend mieux le fossé qui existe parfois entre les parents d’élèves « de la vraie vie » qui bossent à l’usine et rentrent crevés à pas d’heure et ces enseignants souvent enfants de profs eux-mêmes, le plus souvent encore mariés à des collègues, qui trouvent scandaleux qu’on puisse leur imposer une réunion le mercredi après-midi car « enfin mais comment on fait quand on a des enfants ?! ». Le seul fait de poser cette question est révélateur : certains ne semblent pas se rappeler qu’il y a une vie en dehors de l’école, et que oui c’est vrai il y a des gens qui travaillent les mercredis et qui confient leur progéniture au centre aéré le plus proche, incroyable...
Cette replongée en apnée dans les affres de l’éducation de nos chères têtes blondes m’a inspiré cette conclusion : en revenant dans l’enseignement j’ai bien compris pourquoi j’en étais partie.
Mais comme je ne suis pas à une contradiction près et qu’en plus je dois avoir une sacrée dose d’inconscience et/ou de masochisme (et aussi, je me répète, qu’il faut bien manger), voilà que je m’apprête à signer à nouveau dans un autre établissement pour un replacement à l’année avec plein de niveaux et la perspective de ne pas pouvoir sortir le nez du guidon jusqu’en juin prochain, sauf dépression profonde ce qui n’est pas exclu.
Du coup, je crois que question assiduité sur le blog, ça risque d’être encore pire maintenant !
