Les fantômes de Yungblud
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Attention le gamin il dépote. Pas mal de ses titres ont l'air de commencer assez doucement comme celui-ci, et finissent en véritable dinguerie. J'ai découvert ce chanteur il y a peu de temps et je suis tombée complètement raide dingue. J'ai d'abord apprécié les premières chansons que les algorithmes m'ont suggérées, des titres bien rock qu'il a sorti avec le groupe Aerosmith (des vieux de presque 80 ans qui ont toujours la pêche) mais le look mi-gothique mi-punk n'était pas vraiment fait pour me séduire, les garçons qui se maquillent et qui portent du vernis à ongles ce n'est pas a priori ce qui m'emballe. Alors j'ai voulu creuser un peu voir ce qui se cachait derrière ce look en visionnant quelques interviewes (il y a en heureusement en français et pour le reste je me suis débrouillée!) et j'ai découvert une âme hypersensible, pleine d'empathie et aussi, contraste saisissant avec certains de ses looks ou de ses clips très sombres, un magnifique appétit de vivre ("Dont' forget to live" est tatoué sur son épaule): ne surtout pas se fier à l'image de ses clips où il semble être au bord du suicide, parce que lorsqu'il sourit il s'illumine, un vrai rayon de soleil qui vous donne la banane pour la journée. Tellement rafraichissant, une vraie cure de jouvence en ce qui me concerne. Et pourtant. Si l'on se penche sur les textes la noirceur est bien présente, ses thèmes de prédilection son la dépression, le mal-être en général, le rejet de la différence dont il a souffert, des thèmes qui me touchent particulièrement depuis que notre fille a été en dépression, mais qui devrait parler à tout le monde car chacun à un moment de sa vie a pu connaître des moments difficiles où l'on cherche sa place dans ce monde, où l'on se cherche tout court, que ce soit à l'adolescence ou à d'autres occasions. Mais n'allez pas croire que le petit Dominic Harrisson se complaise dans cet état, pas du tout: ces chansons sont au contraire pleines de paroles de compassion, de soutien, et toujours porteuses d'espoir malgré les apparences, de résilience. Le contraste entre le sérieux des thèmes qu'il aborde et l'humour avec lesquels il les traite souvent comme par exemple avec l'excellent et très enlevé "The funeral" amène une grande légèreté. Et pourtant. Son mot d'ordre: s'accepter soi et accepter les différences de chacun.
Je vous ai dit que je l'adorais?
