Demain j'arrête le JT
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Je suis sûre que ça porte un nom, cette pathologie qui consiste à ne pas se rendre compte des énormités qui sortent de sa propre bouche. Si si, ça doit avoir un nom. En tous cas ce midi en regardant encore une fois le JT, j'ai pu avoir un aperçu de ce cas. Dans un reportage pas du tout orienté et très objectif on nous a présenté deux types de jeunes retraités qui abordaient leur nouvel état de façons bien différentes: le premier, ancien cadre commercial, avait trouvé d'une extrême violence la manière dont il avait été dépossédé le soir de sa dernière journée de son portable, de son ordinateur et de sa voiture de fonction... il s'attendait sans doute à une période de désaccoutumance au travail, un sevrage en douceur? Il disait se sentir inutile et trouvait qu'il était payé à rien faire. Le second cas était une jeune retraitée de 59 ans qui au contraire du premier était ravie de sa nouvelle situation, disant qu'elle l'avait bien méritée puisqu'elle avait suffisamment cotisé, que 8 heures par jour dans un bureau c'est pas drôle, etc. Avec un salaire de 1800€ en tant que secrétaire de direction, elle perdait un peu, mais belle joueuse elle a eu le bon goût de dire "C'est vrai que je perds 300€ mais l'argent ça n'est pas tout".
C'est vrai que 1500€ de retraite il faudra qu'elle s'en contente, dur dur. Ma mère doit toucher 500 ou 600€ pour avoir trimé toute sa vie courbée sur sa terre, faisant le travail à la ferme, à la maison et s'occupant en prime de ses beaux-parents. Et encore elle est gâtée parce qu'elle a pu être déclarée exploitante agricole durant quelques années. Quand aux 8 heures pas drôles passées dans un bureau, je suis sûre que les ouvriers d'usine à la chaîne ou ceux du BTP apprécieront.
Sans déconner, ils s'écoutent parler des fois les gens? Bon promis demain j'arrête le JT.
