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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 13:21

Parfois les mots nous manquent. Même pour les plus prolixes d’entre nous. Personnellement il m’est assez facile d’écrire sans fin sur un sujet sans intérêt, de publier un billet d’une demi-page sur une simple phrase relevée ça ou là au détour de l’information.

Et paradoxalement je suis sans mots depuis mercredi. L’attentat perpétré à Paris me laisse sans voix. Aux premières informations, partielles, prises en route et écoutées d’une oreille distraite, je n’ai tout d’abord pas eu conscience de la gravité des choses : j’entends qu’il y a des victimes d’une fusillade, c’est tout. Puis au fil des minutes j’ai compris l’ampleur des événements.

Je n’ai jamais lu « Charlie Hebdo », je lui préférais « Le Canard enchaîné », par paresse, car je n’ai jamais eu ni l’occasion ni la curiosité de le lire, simplement. Néanmoins j’ai toujours été très attachée au fait que de tels journaux doivent libres d’exister. Et je ne peux pas imaginer qu’un jour ce ne soit plus le cas.

Charb, Tignous, Wolinsky sont pour moi des noms bien connus, mais c’était surtout Cabu qui avait ma préférence, j’aimais notamment son personnage du « beauf » devenu un archétype et que Renaud avait si bien mis en mots et en musique. Le Renaud de l’époque « Gérard Lambert », Cabu que je regardais sur « Récré A2 », c’est une époque que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître, et c’était toute mon adolescence.

Cabu, Charb, Tignous ou Wolinsky, plus que des dessinateurs ou des artistes ce sont des éclaireurs de consciences qui ont disparu, et un pan de culture, n’en déplaise aux grincheux qui ne voient la culture que dans les musées.

 

À l’annonce de ces disparitions je n’ai pas d’abord pensé à leurs proches, comme c’est généralement le cas, mais d’une certaine façon égoïstement j’ai pensé à ce en quoi nous avions nous tous été blessés : la liberté d’expression, la liberté de ton, la causticité, l’indispensable qualité de pouvoir prendre du recul, d’informer et de dénoncer les travers de notre société, etc.

À l’annonce de ces disparitions j’ai d’abord pensé à Voltaire. Lui le grand défenseur de la liberté d’expression et souvent victime de ses opposants obtus et liberticides. Voltaire qui a si bien su, avec d’autres, nous faire sortir de l’obscurantisme et faire entrer notre civilisation dans la Lumière. Voltaire qui a su impulser la démocratie et la laïcité.

Voltaire qui doit se retourner dans sa tombe.

 

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 17:28

Que vois-je? En me rendant sur le site de France Infos, j'apprends que «Pour la première fois, la Légion d'honneur va distinguer une personne avec un handicap mental».

Bof, en cherchant bien je suis sûre qu'il y a des tas de précédents. Mais ils étaient pas officiellement reconnus handicapés. Et je ne donnerai pas de noms.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 19:22

Le chien de garde n'est pas celui qu'on croit...

 

IMGP4090.JPG

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 08:31

Il y a quelques semaines notre commune a dû faire face à un problème de chiens errants livrés à eux-mêmes et potentiellement dangereux. Que les amis des animaux se rassurent, ils n'ont pas été abattus mais capturés par un refuge afin de les proposer à l'adoption. Bon courage, mais passons. Ici à la campagne nous avons des ambitions modestes, ainsi ces chiens errants nous paraissaient déjà être un problème de taille, mais les «Parisiens» au sens élargi à la région parisienne, se croient plus forts que les autres et ne peuvent pas faire comme nous autres les ploucs: en lieu de chiens errants les voilà qui se targuent d'avoir un tigre divaguant dans la ville

Pfff, qu'est-ce qu'ils ne feraient pas pour se faire remarquer tout de même…

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 12:28

Chaque fois que je traverse Cornac je regarde les trompe-l'oeil qui ponctuent les rues et les maisons de ce joli peit village. Et chaque fois je me dis qu'il faut que j'aille faire une vraie balade pour aller découvrir enfin toutes ces peintures. Je viens justement de voir un petit reportage aux informations régionales, alors j'ai de plus en plus envie d'y aller: promis, le prochain dimanche ensoleillé on y va avec les enfants! En attendant voici un avant-goût en vidéo.

 


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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 14:07

En cette après-midi pluvieuse, ventueuse et grise, quoi de mieux qu'un peu de lecture? Pour les fidèles qui me font l'immense plaisir de me suivre, et pour tous les curieux pourvu qu'ils ne s'attendent pas à un chef-d'oeuvre, j'ai commis un nouveau chapitre de ma petite production. 

À lire ici: La Dernière demeure

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 07:27

100_0559.jpgPoussière tu étais, poussière tu redeviendras...

 

Dans un précédent article je disais que je n'allais pas plus dans les cimetières à la Toussaint qu'à une autre occasion, cela ne voulait pas dire que je n'y allais jamais. D'abord il y a les enterrements auxquels on se rend, plus ou moins par obligatoin. Pour moi ce serait surtout plus par obligation, d'ailleurs, pour les derniers enterrements dont je me rappelle, et qui n'étaient pas des proches, je ne suis pas allée au cimetière et me suis contentée de la cérémonie, et encore à l'extérieur parce que les églises maintenant c'est comme les cimetières je préfère y aller juste pour visiter et sans avoir à subir les discours d'un prêcheur.

 

C'est donc en tant que lieu touristique que j'aime visiter les cimetières. Si si, c'est très intéressant et très insctructif: les sépultures des morts en disent long sur les vivants, que ce soit à travers leur architecture ou dans la façon dont on entretien le lieu. J'aime donc me balader dans les cimetières, sans aucune approche macabre, et je préfère les vieux cimetières, ceux dont les tombes sont en passe de disparaître faute d'entretien, des tombes souvent très simples et sans ostentation. Et quand il s'agit de monuments plus complexes et riches, cela ma satisfait assez je dois dire de voir que tout finit malgré tout, malgré la fortune ou la renommée, en poussière. 

 

Mais certains sont de véritables passionnés de ces lieux, ainsi que vous pouvez le lire dans cet intéressant article de Libération.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 07:53

En allumant mon écran ce matin voilà que ce cher Google vient me rappeler qu'aujourd'hui c'est Halloween pour nos amis anglo-saxons. Enfin il faut croire que nous sommes tous devenus anglo-saxons puisqu'on vient me le rappeler jusqu'au fin fond du Ségala. Et Google n'est pas le seul puisqu'avant lui les prospectus des supermarchés du coin me l'avaient rappelé aussi. Passons.


Si je ne goûte guère aux plaisirs de cette fête païenne, importée d'Irlande je crois, c'est sans doute parce que j'ai passé l'âge diront les grincheux, mais surtout parce que j'ai horreur qu'on m'impose quoi que ce soit: je ne vais d'ailleurs pas plus au cimetière à la Toussaint qu'à la saint Glin-Glin, je n'ai pas l'habitude de penser à mes chers disparus à date fixe, mais c'est un autre sujet.


Pour en revenir à Halloween, si je refuse cette fête, en revanche j'aime beaucoup et depuis toute petite tout ce qui touche au fantastique, au mystère et au macabre pourvu qu'il ne soit pas sanguinolant. Et surtout j'adore l'humour noir et la subversion. Voilà pourquoi j'apprécie tout particulièrement cette cultissime série "La famille Addams". Créée dans les années soixante il a fallu attendre 1987 pour en voir la première diffusion en France: un voyage diablement plus long que celui du Mayflower! Et pourtant quel délice que cette série: une famille déjantée et à contre-courant d'une société américaine dont elle dénonce gentiment les travers: conformité, formatage, pensée unique etc, bref tout ce qu'on aime chez eux!


Ah, y'a pas à dire, ils étaient un peu plus créatifs à l'époque...



 

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 14:14

J’évoquais il y a quelques jours ces énormes exploitations américaines où sont parquées des milliers de têtes de bétail, nourries aux antibiotiques et qui mourront sans avoir vu un brin d’herbe ni d'autre nature que la poussière sous le soleil. Voilà le modèle agricole américain dans toute sa splendeur. Et comme tout ce qui vient des USA, surtout le pire, il faut bien sûr que cela soit copié chez nous : MacDo, Halloween, tout ça c’était roupie de sansonnet car voici que nous avons désormais nous aussi en France notre ferme hyper moderne et productive. Ce que l’on appelle « la ferme des mille vaches » est entrée en activité assez discrètement courant septembre, et si j’y ai repensé c’est à cause du procès de ses opposants de la Confédération Paysanne qui s’est déroulé ces jours-ci.

Je ne gloserai pas sur l’action des opposants dont je désapprouve un peu les méthodes mais dont je soutiens totalement les intentions. Mais je pense qu’il faut rebaptiser cette « ferme » qui n’en est pas une, ce terme ne lui convenant absolument pas. Un fermier, un agriculteur, exploite une propriété et la cultive, en tire une production tout en respectant un minimum la nature, le terrain ou les animaux constituant son principal outil de travail. Ici il ne s’agit pas de cela, mais d’une simple entreprise avec ses salariés, vouée à faire des bénéfices, rien de plus. J’en veux pour preuve la dénomination attribuée à son dirigeant : dans un reportage sur cette « ferme » était interrogé celui qui dirige cette exploitation (au sens le moins positif du terme), sous son nom, que j’ai oublié, était inscrit « PATRON de la ferme ». Pas exploitant, ni chef d'exploitation, non patron, ça veut bien dire ce que ça veut dire. C’en est fini de l’agriculture paysanne, seule respectueuse de la terre et des animaux, vive l’esprit d’entreprise et les bénéfices à gogo.

Je me réjouis de ce que la géographie de ma région ne puisse abriter un jour un tel délire, mais à plus petite échelle on voit bien hélas de-ci de-là des grandes exploitations avec des troupeaux importants où tout est automatisé, et ça donne déjà envie de pleurer à certains de mes amis agriculteurs qui connaissent chacune de leurs vaches par leur petit nom.

Mais comme dit l’autre « ça c’était avant ». « Avant » c’était le temps de la noble paysannerie, celle qui finit de foutre le camp poussée dehors pas les banques et les investisseurs de tout poil. Celle qui est seule garante de la ruralité (oups, je crois que j’ai duit un gros mot !) parfaitement décrite dans cet excellent article de Rue 89.

 

http://blogs.rue89.nouvelobs.com/rural-rules/2014/10/22/la-fin-de-la-paysannerie-cest-ca-lavenir-mon-gars-faut-pas-rever-233676

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 11:54

Aux infos régionales Midi-Pyrénées je viens de voir un petit sujet touchant à un patrimoine très apprécié, et pas qu’ici. Des producteurs et des consommateurs se sont exprimés sur la confirmation de la Californie de continuer d’interdire toute importation de foie gras dans cet État. Les producteurs ne sont pas inquiets, leurs exportations ne s’étant jamais aussi bien portées, quant aux consommateurs ils s’en fichent comme de leur premier toast grillé.

Mais qu’est-ce qui peut bien motiver cette décision de justice me direz-vous ? Eh bien il s’agit pour les Américains de refuser la maltraitance faite aux canards, oies et autres palmipèdes. Personnellement j’apprécie le foie gras mais sans plus et je me sens, je l’avoue, toujours un peu coupable de déguster un morceau d’animal qu’on a volontairement rendu malade, parce que le foie gras ce n’est rien d’autre qu’un foie malade. Les producteurs ont beau dire que le gavage ne fait pas mal à la bête, je ne suis pas sûre que se voir enfiler un gros tuyau dans l’œsophage et ingurgiter passivement la pâtée jusqu’au trop-plein soit une expérience des plus agréables.

 

Néanmoins ce qui me fait doucement rigoler c’est l’attitude de donneur de leçons de nos amis américains. On a l’habitude mais tout de même. J’aimerais donc que ces gentils défenseurs des animaux se penchent sur les conditions de vie de leurs veaux, vaches et bœufs : des terres à perte de vue couvertes de bovidés sans le moindre brin d’herbe à croquer ni le plus petit arbre pour se mettre à l’ombre, des bêtes bourrées d’hormones et autres substances très réjouissantes qui finissent dans les assiettes californiennes et autres (j’ose espérer pas dans les nôtres).


journée sans viande

Image tirée du blog Hoflandt nature

 

C’est vrai que ces vaches ont l’air d'être particulièrement heureuses, non ? Y'a pas à dire, le soleil californien, c'est beau. Quand je pense aux salers et aux limousines de mes voisins qui passent leurs journées vautrées dans l’herbe grasse et fraîche du Ségala et des contreforts de l’Auvergne… si elles savaient la chance qu’elles ont (même s’il vaut mieux qu’elles ignorent qu’elles finiront à l’abattoir).

 

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