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24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 06:44

Je ne sais pas si c’est une coïncidence ou s’il y a une explication à cela (mais est-ce important, je ne crois pas) mais il se trouve que les artistes que j’affectionne particulièrement ont en commun de travailler en famille : Blankass et les frères Ledoux, Oasis et les frères Gallagher (même si c’est vrai que pour eux ça ne s’est pas très bien terminé), et Eiffel avec le couple Romain et Estelle Humeau.

J’ai découvert ces derniers il y a quelques mois et me suis aperçue qu’ils partageaient pas mal de choses avec les Blankass : un même refus du parisianisme (ils sont et restent Bordelais), une même soif d’indépendance par rapport à l’industrie du disque, une façon artisanale d’envisager leur musique, la fidélité à leurs idées, leur longévité, leur engagement, leur sincérité et leur amour du public…

J’aime beaucoup leur musique, la voix du chanteur également mais je dois avouer que leurs textes me semblent parfois un peu hermétiques, l’écriture de Romain Humeau me faisant parfois penser à celle des surréalistes, avec une utilisation poétique de la langue (parfaitement maîtrisée par ailleurs), et je me suis pas mal aidée du texte écrit pour apprécier pleinement certains titres. On pense souvent à Noir Désir pour certains morceaux mais on s’en détache rapidement il me semble, ce ne sont pas de pâles copies loin de là.

Pas facile de choisir un titre dans leur répertoire, entre rock engagé et chanson plus pop et « accessible ». Comme c’est le weekend on va pas se prendre la tête alors j’ai opté pour « Chasse spleen » que j’aime beaucoup.

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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 18:46

Petit tour chez nos cousins préférés d'outre Atlantique. Voilà une bien jolie chanson au texte assez universel pour parler à tous, pas seulement à l'Amérique. Un reflet de notre époque qui n'est pas très flatteur, mais réaliste hélas.

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19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 23:26

Il m’a fallu plusieurs jours pour trouver le temps d’écouter le dernier titre des Blankass. Je veux dire écouter vraiment, au casque et pas sur l’ordi au son pourri du bureau (encore une panne d’internet quelques jours à la maison). Car ce n’est que seule et à l’abri des bruits parasites (mari, enfants et autres troubles domestiques quotidiens!) que j’ai pu vraiment être à l’écoute. Quatre jours pour apprécier vraiment ce titre. C’est souvent comme ça que ça se passe avec mes morceaux préférés : les titres que j’écoute aujourd’hui le plus sont souvent ceux pour lesquels il m’a fallu le plus de temps pour « entrer ».

 

Ce titre ne fait partie d’aucun album, ils viennent de le sortir et de le proposer en téléchargement gratuit, ne souhaitant pas disent-ils, toucher le moindre centime avec un titre qui peut paraître opportuniste. « Identitaire » évoque ce groupuscule d’extrême-droite qui vient d’être dissout, mais plus largement il s’agit de toute cette tendance au repli et cet entre-soi qui crée le climat de défiance envers l’autre voire de haine que l’on peut voir fleurir de plus en plus. Ce morceau me rappelle « Pour la lumière » où étaient déjà évoqués les migrants mais aussi plus généralement tous les exilés et les exclus, parfois au sein même de leur propre pays.

 

Et ça n’a pas loupé : la vidéo a engendré un torrent de commentaires haineux et a réveillé la fachosphère que Blankass évoquait déjà dans « La faille ». D’ailleurs ils ont retrouvé ici le tempo bien rock et l’accordéon de leurs débuts. Qu’une simple chanson puisse déclencher des réactions aussi véhémentes, avec des références nauséabondes à la collaboration et autres joyeusetés du même acabit, c’est assez fou tout de même. Mais il est vrai que je suis une grande naïve et que je ne pratique que très modérément les réseaux sociaux.

 

Enfin dans tout cela il y a quand même quelque chose d’assez drôle : les décérébrés auteurs des commentaires aux relents d’égouts ont dès la diffusion de la vidéo partagé le clip sur un site très marqué extrême-droite Ils ont vu le titre « Identitaire » et l’accordéon, ils ont dû se dire que c’était sûrement une ode bien franchouillarde à leur mouvement avant même d’écouter les paroles ! Ah c’est trop drôle, ils ont dû être drôlement déçus quand ils ont compris le message ! Enfin s’ils l’ont compris parce qu’à lire les commentaires de certains on voit bien qu’une explication de texte leur aurait fait le plus grand bien.

 

Réaction épidermique à l’actualité, le titre a été écrit et composé en 48h seulement, et le clip réalisé par Raynal Pellicer, à qui on doit déjà leur dernière vidéo « L’arrière-saison », a été tourné à l’École Nationale Supérieure des Arts de Bourges : rien que du local pour les Berrichons! En noir et blanc, épuré et brut comme la musique qui revient un peu aux sources, moi j’adore. Comment ça je ne suis pas objective ? Allons, allons…

 

France Bleu 

La Nouvelle République

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10 mars 2021 3 10 /03 /mars /2021 16:00

Alors comme ça il n'y a que le 8 mars qu'on devrait se rappeler que nous constituons la moitié de l'humanité et qu'on a droit au respect et à l'égalité? He ben puisque c'est comme ça moi je décide que le 10 mars sera aussi l'occasion de le rappeler. Et puis le 11, le 12, et tous les autres jours de l'année.

 

Faisons l'éloge du joli concept de sororité... 

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21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 16:36

Après s'être invité à table avec les lentilles, un bon menetou-salon et même une tentative personnelle de pâté berrichon,, voilà que le Berry squatte ma table de chevet. Hasard de la pioche dans la pile de livres en retard, voilà qu'après Les Maîtres sonneurs de George Sand qui m'ont fait voyager des plaines du Berry jusqu'aux forêts épaisses du bourbonnais, je viens de commencer La Rabouilleuse de Balzac dont l'action se situe à Issoudun.

 

Où quand Balzac rencontre les Blankass... ce que c'est que la culture tout de même...

 

Vous ne voyez pas le rapport entre Blankass et Balzac, du moins avec La Rabouilleuse? C'est pourtant simple: les Blankass sont berrichons, originaires d'Issoudun où se passe donc l'action du roman. Le précédent groupe des frères Ledoux, qui n'avaient alors pas vingt ans, s'appelait Zéro de conduite, un de leurs titres étant justement "Down in Issoudun". Attention pépite.

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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 07:47

Hier quelqu'un, qui se reconnaîtra s'il passe par ici, m'a complimenté sur mon style littéraire (bien grand mot), ça m'a touché plus que je ne l'ai montré. Qu'il soit remercié de cet intérêt qu'il trouve à mes modestes écrits.

 

Mais parfois il vaut mieux se taire devant ce qui n'appelle pas de commentaire: je vous laisse juge devant ce magnifique duo…

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1 janvier 2021 5 01 /01 /janvier /2021 18:41
Il est des chansons qui si on les écoute distraitement cachent bien leur jeu : une jolie mélodie, douce et sympathique, des paroles à l’avenant, du moins dans un premier temps, mais… mais lorsqu’on écoute bien ce n’est pas toujours la joie, et les « bonne année » fricotent avec « le RSA dans tes petits souliers » et « Je m’enfonce et je pense à toi ».
C’est un peu à l’image de cette année 2020 qui a foutu le camp en eau de boudin…
Mais j’adore ce titre, justement pour ce mélange de beau, de doux et de moins beau, de désespoir du temps présent et en même temps d’empathie et de volonté de croire en demain… C’est le moment où jamais.
Bonne année à vous tous.
Et merci les Blankass pour ces nouvelles images…
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27 décembre 2020 7 27 /12 /décembre /2020 19:36

Des gens qui se mettent à danser comme ça, dans la rue, sur une place, dans une gare ou tout autre lieu public; des spectateurs médusés, amusés, dubitatifs ou pris par une envie contagieuse de danser à leur tour...Voilà de belles scènes de rues comme il pouvait en exister dans le temps. Le temps d'avant la pandémie. Dieu sait quand ça reviendra, si jamais ça revient. Mais ça fait un bien fou de voir ces images et d'espérer quand même les revoir un jour, et pouvoir entrer dans la danse nous aussi… Là ça fera vraiment du bien, oui!

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24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 20:14

J'ai beau ne pas aimer les chants de Noël je dois dire que les artistes, de tous les styles, débordent de créativité dès qu'il s'agit de lancer dans le genre. Je vous ai déjà servi la version déjantée des Dropkiks Murphys l'année dernière, et celle de John Mellencamp auparavant, cette année je vous propose un titre de Robbie Williams très esprit big band, ça fleure bon les formations des années 50, tout en swing, très classe...

Très bon Noël à tous!

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22 décembre 2020 2 22 /12 /décembre /2020 18:46

Je ne suis pas fan des contes, je crois que je ne l'ai jamais été, je ne me rappelle pas que l'on m'en ait lu durant mon enfance (je suis sûre que non, mes parents étaient bien trop occupés par d'autres choses), et je n'en ai pas lu non plus beaucoup à mes propres enfants, c'est sans doute la raison pour laquelle ils sont si terre-à-terre et manquent d'imagination et de créativité...

Je ne suis pas fan, et pourtant. Mue par mon admiration pour Blankass et Guillaume Ledoux je me suis décidée après bien des hésitations, tout de même, à acheter leur conte musical "Balthazar Tête de bois, le petit garçon qui voulait réussir sa vie", un cd sorti en 2015 par les deux frères Ledoux, entre deux albums studio du groupe. Vous allez me dire que je suis un peu trop vieille pour ce genre de choses, et c'est bien pour ça que j'ai tant tardé. Cependant les critiques, fort élogieuses à l'époque, précisaient bien qu'on pouvait l'écouter à tout âge, d'ailleurs c'est le propre des contes, s'ils sont bien faits, de proposer plusieurs niveaux de lecture et donc plusieurs publics. Je me suis dit que de toute façon ça ne pouvait être que bien, car je suis très objective lorsqu'il s'agit de ces Berrichons-là. De nombreux artistes ont participé à cette création,  Guillaume et Johan Ledoux ont écrit et composé des titres sur-mesure pour leurs interprètes.  Cali, Alex Lutz, Marie Gillain, Ben Mazué, Michel Fugain ou encore Thomas Fersen et Pierre Perret, chaque chanson aurait pu figurer au répertoire personnel de ces différents chanteurs, les titres correspondent parfaitement à l'univers de chacun, c'est fou comme les auteurs ont su se mettre à la place des autres, sans chercher à écrire pour eux. Et c'est ce qui fait la qualité de ce conte.

Et comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, Guillaume Ledoux y interprète un titre tout doux, à l'image de la chanson "Synovie" de son album solo.  "Tu es trop rêveur" parlera à beaucoup d'enfants, d'adolescents mais pas seulement, qui sait si l'auteur n'a pas pas pensé à lui-même en écrivant cette si jolie chanson…

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