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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 12:00

Nous, contrairement à certaines personnes pourtant très haut placées et qui devraient donner l'exemple, nous disais-je, on tient nos promesses: cela faisait des mois que nous disions aux enfants que lorsque leur père serait en vacances nous les emmènerions voir les singes et les aigles à Rocamadour. Après deux semaines à ne pas faire grand chose il a fallu s'exécuter. Manque de chance nous avons choisi le jour probablement le plus chaud du mois, voire de tout l'été (il a fait 44° à Clermont, j'imagine qu'on a dû frôler les 45° sur le Causse). Mais nous n'avons pas failli et sommes donc partis pour aller passer la journée du côté de Rocamadour.

 

Notre première étape a donc été, comme promis, la «Forêt des singes». Il s'agit d'un parc d'une vingtaine d'hectares, dans lequel évoluent en liberté plus d'une centaine de singes Magots ou Macaques de Barbarie. À l'entrée du site on distribue des poignées de pop-corn que l'on peut donner aux animaux: évidemment les enfants étaient ravis et très impatients de découvrir les premiers spécimens. En fait il y en a partout: sur les pelouses, dans les taillis, sur les arbres, les petits murets et mêmes les bancs qui sont à l'origine destinés aux visiteurs. Ces petites bêtes sont charmantes mais n'ont aucun savoir-vivre.

 

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Une sorte de grotte a été aménagée pour que les singes puissent aller se mettre un peu au frais et profitent d'une petite cascade. D'ailleurs un bon vieux pépère s'est trouvé un coin bien tranquille pour y faire sa sieste à l'abri des jeunes turbulents.

 

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Au détour d'un sentier on profite d'un joli panorama sur l'éperon rocheux qui abrite le village de Rocamadour dont on ne voit ici que l'Hospitalet, la partie haute.

 

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Ce parc de la «Forêt des singes», créé en 1974, a plusieurs vocations: il s'agit bien sûr de présenter au public ces petits animaux, qui sont menacés, tout en le sensibilisant à leur devenir, mais il s'agit aussi d'un centre d'étude et d'observation ainsi que d'une réserve destinée à renforcer les populations, d'ailleurs des groupes entiers sont régulièrement réintroduits dans leur milieu naturel dans le Moyen-Atlas marocain.

Les singes semblent avoir trouvé sur ce coin du Causse un milieu parfaitement adapté à leur vie puisque rien que cette année il y a eu six naissances entre avril et juin.

 

Évidemment les enfants ont adoré pouvoir approcher de si près des animaux qu'ils ont peu de chance de retrouver dans les bois de Teyssieu. Bref un bon point pour les parents!

 

Prochain épisode, le rocher des aigles.

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 07:32

Ça faisait bien longtemps qu'avec mon mari on s'était dit « Plus jamais on ne montera à Aurillac pour le  festival de théâtre de rue ». Et du coup on avait tenu bon plusieurs années. Mais cette année on s'est un peu fait avoir, on est monté à Aurillac au troisième jour dudit festival. Obligés d'aller faire un tour en ville on a quand même vu des trucs sympas notamment un duo de musiciens dont je n'ai pas retenu le nom mais qui ont mis le feu à la rue en faisant chauffer une simple guitare sèche et un accordéon qui avait l'air complètement possédé et survolté : putain ça nous a changé des éternels airs de musette infligés par la nièce de mon mari à chaque fois qu'on va chez elle ! Il y avait une bonhommie et un enthousiasme qui faisait furieusement taper des pieds et des mains et qui fleuraient bon l'influence probable de groupes comme les Berrichons de Blankass ou les Bretons d'Armens. Qu'est-ce que ça m'a fait du bien, et les enfants étaient ravis.

 

Franchement c'est ce qu'on a vu de mieux, à mon sens, le peu de temps qu'on a passé en centre-ville, mais évidemment tout ça c'est affaire de goût. Ceci dit il faut faire le tri parce qu'il y a des spectacles qui valent le coup et d'autres pour lesquels on a l'impression que n'importe qui peut s'improviser acteur d'un jour et proposer n'importe quoi... parce que vraiment parfois C'EST n'importe quoi. Mais ce qu'il y a de bien c'est qu'on part quand on veut, dès qu'on en a assez, et c'est ce qui oblige les comédiens à se surpasser : défier le spectateur pour qu'il reste jusqu'au bout. Heureusement que nous avons eu ce moment de pêche avec les musiciens parce que le reste de nos pérégrinations en cette fin d'après-midi chaude à tous les niveaux a consisté à essayer de se frayer un passage, « emportés par la foule qui nous traîne, nous entraîne » comme disait la Môme, au milieu de la faune habituelle du festival : jeunesse chevelue, poilue, dévêtue, affublée généralement de chiens et de fringues amples et ternes ayant passablement vécu...Comment vous les décrire de façon plus synthétique ? On dirait des babas-cools qui auraient perdu toutes leurs couleurs. Dernier détails, ils ont en général tous dans les mains une canette de bière, ou une bouteille d'eau minérale dans laquelle il est inutile de chercher la Volvic auvergnate mais pleines de liquides aux couleurs variées et fortement alcoolisés... Il paraît que le mélange local préféré est le « White-Coca », confectionné à base de Coca et de ...White Spirit. Si si , c'est ce qui se dit. Quoiqu'il en soit, on peut dire ce qu'on veut sur cette jeunesse, ils sont bien plus enclins à dire "pardon" quand ils vous bousculent que certaines pétasses embourgeoisées: alors que mon mari peinait avec la poussette de la petite à essayer de fendre la foule et presque coincé contre un poteau, voilà que deux pouffiasses, oui oui, c'est le mot qui me vient avant que je puisse en trouver un de pire, deux petites « bobos » d'une cinquantaine d'années venues s'encanailler dans la foule exubérante histoire d'avoir des trucs à raconter à leurs copines lors de leurs prochains dîners mondains,  nous ont carrément doublés en forçant le passage comme les petites vieilles qui vous doublent à la caisse l'air de rien, et encore elles se sont retournées en nous lançant un regard méprisant et hautain quand a râlé...Non mais je vous jure, et après on critique les jeunes...!

 

Enfin heureusement tout ça a été vite oublié le soir lorsqu'après dîner on a emmené les enfants voir un spectacle d'une beauté et d'une poésie merveilleuses : c'était une véritable féérie faite de sons et de lumières projetées sur la façade d'un bâtiment aux nompbreuses fenêtres qui faisaient partie intégrante du décor projeté. C'est impossible à décrire tellement c'était beau : sur un mur perpandiculaire à la façade illuminée était projetée l'image d'un petit garçon en train de dormir, et sur le mur en face de nous était projeté son rêve.

J'ai bien tenté quelques photos mais ça n'est vraiment pas terrible, et j'ai essayé de filmer un petit bout avec mon APN mais ça n'est pas terrible non plus.

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 Je vous mets en lien l'adresse du site de la compagnie Spectaculaires, créatrice de ce spectacle, vous pourrez ainsi avoir un aperçu de leurs talents, et j'espère que quelqu'un mettra en ligne le spectacle d'Aurillac parce que vraiment c'était enchanteur.

 

http://www.spectaculaires.fr/

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 09:59

En route pour l'Auvergne de (trop) bon matin, le paysage nous fait un peu oublier que la nuit a été courte...

 

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 07:09

 

Il y a quelques jours je me suis rendue à Latronquière, capitale du Ségala. Sur le chemin du retour, par un soleil de plomb, ayant vu le panneau de Labastide du Haut-Mont j'ai eu envie d'aller y faire un petit détour, n'étant pas trop pressée par le temps et profitant d'un peu de solitude.

Je connaissais de nom le village puisqu'il y a là-haut un relai de télévision qui dessert une bonne partie du nord du département. Mais je n'avais jamais eu l'occasion de découvrir le village lui-même. A postériori je me rends compte que je n'ai pas loupé grand chose car à part sa situation élevée et ses magnifiques... pylônes, le village ne recèle rien de remarquable.

Je suis allée jusqu'à la table d'orientation qui certes offre un joli point de vue, cependant le panorama est un peu gâché par l'énorme pylône (60m je crois) du relais de télévision à gauche, un autre un peu plus petit d'EDF en face, et une grosse stabulation bien odorante à droite. Tout ça n'est guère folichon on en conviendra.

Néanmoins j'ai réussi à prendre quelques photos en me contorsionnant pour éviter les « intrus ». Depuis les presque 780m d'altitude on observe le plateau des Millevaches, les monts d'Auvergne, ceux de l'Aubrac, les collines du Quercy et jusqu'aux Pyrénées pourtant bien lointaines. Ne vous tuez pas les yeux à essayer de les distinguer sur ces clichés car le temps était bien trop fumeux, il faudrait revenir après la pluie lorsque le ciel est bien lavé. En attendant on devine tout de même que la vue s'étend assez loin. D'ailleurs ce point a été choisi au XVIIIe siècle comme station de la Méridienne de France dont il paraît qu'elle devait préciser la forme et les dimensions de la Terre.

 

Labastide, orientation

 

 

Labastide, vue 1

 

Labastide, vue 2

 

Labastide, vue 3

 

Labastide, vue 4

 

Le village possède outre sa jolie vue sur le paysage une petite église qui de loin a l'air intéressante. Je dis de loin parce que contrairement à toutes les petites églises que j'ai pu vous présenter et qui possédaient un intérieur digne d'intérêt que ne laissait souvent pas soupçonner l'extérieur, celle-ci n'a vraiment rien d'extraordinaire: la voûte a été banalement lambrissé en blanc, les murs sont insignifiants. Le seul élément qui mérite de sortir son APN c'est une vierge restaurée:

 

Labastide, église 6

 

Pour tout savoir sur cette statue et sa restauration, suivez le lien suivant: Patrimoine du Lot

 

De l'extérieur, l'église est pourtant charmante, mais la transformation de l'ancienne sacristie en atelier du cantonnier, et l'utilisation de ce qui était peut-être un ancien bénitier ou un pilier comme jardinière en dit long sur le peu de cas que le village, à une certaine époque au moins, faisait de ce petit édifice.

Labastide, église 1

 

Labastide, église 2

 

Labastide, église 4

 

Labastide, église 5

 

Labastide, église 3

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 06:17

Pour compléter mon article précédent et parce que mes pauvres petites photos ne rendent pas vraiment hommage à la beauté des toiles de Villatte que j'ai pu voir, voici un lien vers le site du peintre qui vous en dira un peu plus sur lui et qui vous montrera d'autres oeuvres.

 

Cliquez  ICI et mettez en mode plein écran...

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 08:57

Avant de repartir de Saint-Sozy, j'ai fait un petit détour dans le village voisin, de l'autre côté de la Dordogne, où se tenait l'exposition du peintre Jacques Villate, "peintre de l'eau" comme on me l'a souvent défini, tant il est vrai que c'est son sujet de prédilection, et qui exposait ses toiles dans un cadre dont on m'a vanté toute la journée la beauté: il n'en fallait pas plus pour que mon appareil photos en ressente des démangeaisons.

 C'est ainsi que je suis allée faire un petit tour à Meyronne, dans les anciens jardins du couvent, devenu aujourd'hui propriété privée qui accueillait donc l'exposition en question et qui en outre permettait de faire un jolie promenade ombragée, ce qui n'était pas du luxe par cette journée de presque canicule.

 

Meyronne, le pont sur la Dordogne

Le village de Meyronne vu depuis le pont sur la Dordogne.

 

 

 

Meyronne,l'ancien couvent vu du pont

L'ancien couvent vu depuis le pont.

 

Meyronne, la Dordogne

La Dordogne qui sépare Saint-Sozy à gauche et Meyronne à droite.

 

 

Quelques vues du jardin:

Meyronne, jardin du couvent 1

 

Meyronne, jardin du couvent 2

 

Meyronne, jardin du couvent 3

 

Meyronne, jardin du couvent 4

 

Meyronne, jardin du couvent 5

 

Meyronne, jardin du couvent 6

 

Meyronne, jardin du couvent 7

 

Meyronne, jardin du couvent 8

 

Meyronne, jardin du couvent 9

 

 

Les toiles du peintre semblaient s'être fondues dans ce cadre, le lieu et les oeuvres se mettant mutuellement en valeur.

 

Meyronne, expo Jacques Villate 1

 

Meyronne, expo Jacques Villate 2

 

 

 

Meyronne, expo Jacques Villate 4

 

Meyronne, expo Jacques Villate 5

 

Meyronne, expo Jacques Villate 6

 

Meyronne, expo Jacques Villate 7

 

Personnellement je ne comprends pas grand chose à l'art contemporain, néanmoins je dois dire que j'ai été assez sensible à ces peintures de Villate, peut-être à cause du sujet car j'aime l'eau moi aussi, ou peut-être à cause du cadre de l'exposition, ou peut-être de la symbiose entre les deux, qui sait...

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 06:17

 

Par une après-midi à la météo incertaine on s'est décidé à sortir entre deux averses pour aller faire une petite ballade qu'on voulait faire avant l'été: oui car on aime bien aller visiter les sites pas loin de chez nous tant que les touristes ne sont pas arrivés, c'est tellement plus reposant et idéal pour prendre des photos. Et puis la foule ce n'est vraiment pas mon truc.

Nous voilà donc partis pour aller visiter un site baptisé « Les fermes du Moyen-âge en Xaintrie »: pendant tout le trajet nous avons eu droit à une petite pluie toutes les dix minutes environ, on s'est dit que c'était pas gagné, et puis arrivés sur le site ne voilà-t-il pas qu'arrive en même temps un car de touristes! Décidément ça commençait mal. Mais tout s'est bien goupillé finalement puisque les touristes avaient réservé leur visite et ont eu droit à la petite vidéo d'introduction que nous nous sommes gardés pour la fin.


 

Mais d'abord c'est quoi la Xaintrie? C'est une région située aux confins du Bas-Limousin, de l'Auvergne et du Quercy, autour de la ville de Saint-Privat, au sud et à l'est d'Argentat. La Xaintrie est un plateau granitique entaillé de gorges profondes formées par la Maronne, la Cère et la Dordogne.

Et la Xaintrie du Moyen-âge me direz-vous (car il na pas échappé à votre sagacité que c'est bien de cette époque qu'il s'agit)? Hé bien à cette période ce plateau est rattaché au pays de Pleaux et de Salers en Haute-Auvergne, mais comme il est sous domination de la vicomté de Turenne, la région reste malgré tout limousine. La Dordogne constituait un obstacle naturel pour les habitants de la Xaintrie, surtout en période de crues et dans la mesure où il n'y avait pas de ponts à cette époque, c'est donc tout naturellement sur les foires Pleaux que les paysans et les marchands de Xaintrie allaient apporter leurs produits (châtaignes, seigle...). Encore aujourd'hui la région semble davantage tournée vers l'Auvergne plus proche que vers le Limousin.


 

En quoi consiste donc ce site? Il s'agit de la reconstitution minutieuse et très réaliste d'un village de paysans au XVe siècle imaginée et réalisée par un passionné d'histoire médiévale et de patrimoine local, appuyée sur des documents d'archives: vous l'aurez compris, rien à voir avec le parc Astérix!

 

 

Entrée en Xaintrie du moyen-âgge


 

Après nous être acquitté de notre modeste entrée (5€) on pénètre dans un petit bois et au bout de quelques pas on découvre le village avec ses toits de chaumes. Certaines possèdent également des toits en bardeaux de châtaigner, généralement le toit descend assez bas afin de protéger les murs.

 

Le mas, ou borie (de l'occitan boria) désigne une propriété agricole comprenant les maisons des cultivateurs, les bâtiments agricoles ainsi que les jardins, terres et bois d'où les paysans tirent leur subsistance. Le mas relève d'un seigneur ou d'un clerc, les pagès (paysans) payent un impôt en argent (cens) sur les bâtiments et jardins et un impôt en nature pour les terres.

En général un mas constitue un village mais il arrive que plusieurs mas forment un village qui appartient alors à plusieurs seigneurs.

Le nom du mas sert à identifier les individus car les noms de famille n'existent pas encore à cete époque, par exemple Astorg d'Estavel désigne l'individu prénommé Astorg et qui vient du mas d'Estavel.

 

ferme du M-A 1

 

ferme du M-A 2

 

ferme du M-A 3

 

ferme du M-A 5

 

ferme du M-A 6

 

ferme du M-A le hangar

 

ferme du M-A le bûcher

 

Les intérieurs des maisons sont fidèlement reconstitués et un feu est entretenu dans chaque habitation, ce qui fait que l'on s'attend presque à voir rentrer à tout moment les paysans dans leur maison! L'aménagement est plus ou moins riche et sommaire selon qu'il s'agit de simples paysans ou de métayers

 

ferme du M-A intérieur 9

 

ferme du M-A intérieur 2

 

ferme du M-A intérieur 1

 

ferme du M-A intérieur 10

 

ferme du M-A, le foyer

 

ferme du M-A intérieur 5

 

ferme du M-A intérieur 3

 

ferme du M-A intérieur 4

 

ferme du M-A intérieur 3

 

ferme du M-A intérieur 6

 

ferme du M-A intérieur 7

 

ferme du M-A intérieur 8

 

 

La reconstitution du mas présente une petite vigne, cependant on apprend qu'à la fin du XVe la vigne disparaît peu à peu à cause d'un refroidissement du climat depuis la fin du XIVe: la vigne gèle et les fruits pourrissent avant leur maturité; ainsi la vigne en Xaintrie ne sera plus cultivée que sous forme de treille adossée à des murs bien ensoleillés. Presque tous les fermiers sont chargés de "vinade" pour le seigneur, c'est-à-dire le transport à dos de mulet ou de boeuf depuis le bas pays. À cette époque le vin est largement consommé par toutes les classes de la population, on en boit en moyenne un litre par jour et par personne.

 

ferme du M-A la vigne

 

 

La fontaine est commune à toutes les habitations, elle sert à approvisionner les hommes comme les animaux. La corvée d'eau revient le plus souvent aux enfants qui viennent puiser l'eau avec une "couade" (sorte de seau) en bois. À la sortie de la fontaine un premier bac permet de retenir l'eau afin de faire boire les animaux, puis un second, aménagé avec des pierres plates pour taper le linge, sert de lavoir. En outre le réservoir peut servir de vivier à poissons, et le trop plein permet d'irriguer les pacages. À cette époque l'eau est un bien précieux et elle n'est jamais gaspillée.

 

 

ferme du M-A fontaine 1

 

ferme du M-A fontaine 2

 

 

 

Le four à pain est parfois financé par le seigneur qui alors prélève une taxe, cependant beaucoup de mas possèdent leur propre four. On l'allume deux fois par mois environ pour faire cuire la pâte que chaque maison a fait lever, on en profite également pour y faire cuire d'autres aliments, comme des volailles par exemple; une fois tiédi on y met à sécher des fruits afin de les conserver. Les femmes récupèrent les cendres refroidies pour faire la lessive.

 

ferme du M-A le four à pain

 

 

On trouve dans le village la reconsitution d'un chantier d'une maison plus riche, celle d'un notaire: avant tout il est un paysan propriétaire qui fait exploiter une partie de ses terre par des journaliers ou des domestiques et qui loue l'autre partie à un métayer. Ces petits notaires de village officient sur les chemins, dans les auberges ou chez les clients, et parfois ils ne sont que simples scribes.

 

ferme du M-A chantier

 

 

 

Les croix en Xaintrie servent au bornage des propriétés seigneuriales ou ecclésiastiques, ainsi qu'à délimiter les différentes sections dans un même village. Aux carrefours des chemins elles jouent un rôle protecteur.

En outre certaines de ces croix servent parfois de sépulture pour les non-baptisés comme les enfants mort-nés ou encore les foetus de fausse couche (en secret).

Lors de processions on y déposait des offrandes et on priait parfois pour favoriser les récoltes .

On recense 380 criox sur le seul canton de Saint-Privat, ce qui est considéré comme une densité exceptionnelle pour le Limousin et la Haute-Auvergne.

 

 

Ferme du M-A croix de Xaintrie

 

 

Voilà pour ce petit retour vers le passé.

Pour nous rendre à Saint-Julien-aux-Bois, où se trouve ce site, on est passé à côté des Tours de Merle, un site magnifique que nous n'avons pas pu visiter faute de temps mais où l'on ira bientôt c'est sûr. Je vous laisse une photo pour vous mettre l'eau à la bouche.

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 06:00

Lors de notre week-end auvergnat, pendant que certains s'amusaient à crapahuter en polluant la nature avec leurs 4x4, nous pauvres femmes délaissées mais néanmoins flanquées de mes moufflets, nous en avons profité pour nous balader un peu, et donc en ce dimanche pluvieux, brouillasseux, déprimant au possible, nous nous sommes retrouvées à Monsalvy. Ce doit être très joli au soleil et d'ailleurs il faudra y revenir quand il fera beau car d'une part le temps nous a manqué pour faire une vraie visite, et d'autre part il était assez mauvais, le temps, ce qui ne nous a pas franchement incitées à prolonger outre mesure la promenade à travers des rues désertes et bien tristes.

Ceci dit, le premier monument qui soit tombé sous notre objectif est le château de Monsalvy: alléché par le titre nous sommes rentrées par un bien joli portail:

Monsalvy, entrée du château

 

Monsalvy le château

 

En effet le bâtiment est bien beau, cela dit on s'est dit qu'on y reviendrait plus tard, mais alors beaucoup plus tard si vous voyez ce que je veux dire:

 

Monsalvy, le château 2

 

On ne s'est pas attardées au château, d'autant plus que dans celui-là, contrairement à celui de Marcolès, il ne devait pas y avoir l'ombre du moindre prince charmant. Nous avons donc poursuivi notre balade dans le village.

 

Monsalvy, entrée du vieux village

 

Monsalvy, porte et ruelle

 

Monsalvy, maison de tisserand

 

monsalvy, puits

 

Monsalvy, maison bourgeoise 1

 

Monsalvy, maison bourgeoise 2

 

Maintenant, si vous entendez dire que Monsalvy est un trou perdu ou que c'est le bout du monde, ne croyez pas que les gens du cru en prennent offense car ce n'est que la vérité:

Monsalvy, fin du monde 2

 

Monsalvy, la fin du monde

Notez au passage que la fin du monde ne doit pas être si terrible puisqu'elle est meublée. Tout n'est pas perdu.

 

Comme je suis très paresseuse fatiguée, je vous invite à cliquer par ici  pour effectuer une visite plus complète du village. En attendant d'y retourner un jour de beau temps.

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 19:45

On trouve décidément de tout dans la Châtaigneraie cantalienne: lors de notre petit week-end auvergnat on nous a invité à aller faire un tour du côté de "La vallée des daims" sans nous en dire vraiment plus, simplement que c'était un endroit où on pouvait observer des daims. Bon ça on l'aurait deviné. Moi je croyais que c'était juste un partie du territoire particulièrement giboyeux où foisonnaient biches, chevreuils et autre cervidés. Que nenni.

"La Vallée des daims" est en fait un parc animalier dans lequel on peut observer ...des daims. Au départ il ne s'agissait que d'un simple élevage (dans quel but, les propriétaires ne le disent pas) qui a bien prospéré et qui a été ouvert au public dans les années 90. Quand on est arrivé près de la fameuse "vallée" on a vu du grillage à mouton le long d'un bois et puis au fond, quelques spécimens de ces fameux daims: on est descendu de voiture tout doucement prendre des photos et craignant à chaque "clic" de les faire fuir. On a bien pris de la peine pour rien parce qu'on s'est vite aperçu qu'ils étaient à peu près aussi domestiques que de bonnes vieilles Salers (les vaches, pas la boisson). Ce que c'est naïf les touristes tout de même.

La vallée des daims 1

 

 

C'est en poussant  un peu  plus loin qu'on est arrivé à l'entrée du parc animalier (fermé ce dimanche) et que là on a tout compris. Un petite baraque pour la vente de billets et de boissons et un petit train, sur roues, qui permet de faire le tour du parc que l'on peut aussi visiter à pied et hop voilà un parc animalier.

 

La vallée des daims 2

 

Le parc était donc fermé ce dimanche néanmoins ces adorables petites bêtes sont extrêmement bien dressées puisqu'elles attendent quand même les visiteurs  derrière la grille, histoire qu'ils ne soient pas venus pour rien:

la vallée des daims 4

 

la vallée des daims 5

 

la vallée des daims 3

 

Ça doit être bien sympa à faire comme balade, ceci dit ce doit être un peu monotone. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 13:06

 

       Le week-end dernier nous avons été pris d'un désir (pas soudain mais bien prémédité) d'évasion et nous sommes allé voir si l'herbe était plus verte ailleurs. Mais étant relativement casanière ma conception de l'évasion se borne souvent à changer de département, c'est ainsi que nous avons quitté notre belle châtaigneraie (oui car c'est le nom de notre maison sur le cadastre) en Ségala pour aller passer deux jours dans la châtaigneraie du Cantal. Comme on n'allait pas se cantonner au rôle des belles attendant leurs hommes de retour d'une randonnée en 4x4 on en a profité pour faire un peu de tourisme.

On a ausi profité de la jolie vue depuis notre chalet pendant que les petits faisait un brin de sieste:

 le-Veinazes.JPGLe-veinazes--ciel-bleu.JPG
 

C'est ainsi que le samedi, par une journée magnifique nous sommes allés visiter le village de Marcolès, une des quatre cités médiévales de la châtaigneraie cantalienne. Nous nous sommes promenés dans ses petites ruelles pavées typiques, admirant les portes anciennes et les vestiges architecturaux du moyen-âge...sans croiser âme qui vive, ce qui est assez génial pour faire des photos. Il faut dire que début juin les touristes ne sont pas encore arrivés, mais tout de même, on n'a même pas vu un seul autochtone, c'est fou. Ah si, on a croisé quelques tracteurs visiblement pressés d'aller rentrer le foin car la météo annonçait des orages, mais à part ça, pas un chat.

Bien que Marcolès soit une cité médiévale c'est la "statue de l'an 2000" qui accueille les visiteurs à l'entrée du village. Ensuite on entre  par une porte classique et on déambule à travers les ruelles pavées.

 

Marcolès, statue de l'an 2000 

 

 

 Marcolès, entrée du village

L'entrée du village, non loin de la "statue de l'an 2000.

 

Marcolès, petit pont

 


 

Marcolès, la fausse porte

 

La "fausse porte"

 

 

Marcolès, fontaine

 

 

Marcolès, la fontaine

 

Marcolès, belle façade

 

Marcoles--la-rue-longue.JPG

Marcolès, rue longue

 Pas un chat dans les rues, un bonheur pour prendre des  clichés.

 

Marcolès, enseigne d'artiste

 Marcolès, le portail bas

Le "portail bas", récemment classé aux Monuments Historiques.

 

Afin de chercher un peu de fraîcheur nous sommes rentrés dans l'église Saint-Martin, qui possède une riche statuaire , notammant des chaires et des statues polychromes, ainsi que certaines oeuvres protégées par des sytèmes d'alarme.

 

Marcolès Eglise St-Martin

 

Marcolès, vitrail de l'église

 

Marcolès, vitraux

 

Marcoles--autel-polychrome.JPG

 

Marcoles--tableau-dans-l-eglise.JPG

 

 

Avant de repartir et comme nous avions encore pas mal de temps nous nous sommes engagés  dans une large allée au portail ouvert comme pour nous accueillir et qui portait un panneau indiquant que les chiens des promeneursétaient autorisés tenus en laisse: il n'en fallait pas moins pour qu'on aille faire un tour. C'est ainsi que nous avons entamé le tour du château de Poux. Je dis "entamé" car arrivé à un certain point du parcours on ne savait pas s'il nous restait encore autant de chemin à parcourir, voire probablement plus, nous avons donc décidé de rebrousser chemin: il faut dire que l'une d'entre nous arborait de magnifiques sandales toutes neuves mais pas vraiment conçues pour la promenade dans les sous-bois...Pfft, ces filles de la ville, comme dit mon voisin: "Ça vaut rien!"

Au bout d'une allée bordée comme il se doit de grands arbres on découvre dans le fond une grande demeure, un petit château pour le peu qu'on a pu en voir car bien sûr il y a une barrière qui nous rappelle que nous ne sommes que des promeneurs et non des châtelains, nous sommes donc invités par une petite pancarte à suivre le parcours qui contourne soigneusement la bâtisse et d'assez loin pour assurer à ses habitants une certaine tranquillité. En tous cas c'est super comme balade: presque tout le temps ombragé, le sentier est propre et même carrossable avec une poussette. Mais pas avec des tongs comme l'a appris une certaine personne. Passons. Le seul point négatif à cette promenade c'est que nulle part il n'est indiqué combien de temps est nécessaire pour faire le tour du château, c'est dommage; mais ça donne envie d'y retourner et de prendre le temps qu'il faudra pour finir cette promenade. En tous cas nous avons suffisamment marché pour découvrir un bel endroit: un étang que franchit un joli pont qui donne une allure très romantique à la scène.

Marcolès, château du Poux

 

On ne le voit pas bien sur la photo mais sous le pont, le petit point noir que vous apercevez peut-être est un cheval qui broutait là bien tranquillement à l'ombre: bien sûr c'était celui du prince charmant, ceci dit nous on a eu beau attendre un peu, on n'a vu que le cheval, le prince n'est jamais arrivé...à moins qu'ayant délaissé sa monture il en ait choisi une plus moderne comme l'express bleue qui a traversé à un moment le pont...Décidément, les princes charmants, c'est plus ce que c'était.

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  • Ecrivain public, profondément rurale je revendique mon amour des bonheurs simples ainsi que mon droit à pousser des coups de gueule et des coups de coeur.
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