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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 06:52

Le mariage pour tous, oui encore lui, et surtout son ouverture sur l'adoption, inquiète certains qui pensent qu'un couple homosexuel n'est pas en mesure d'élever correctement des enfants. On pourra faire une remarque très simpliste en disant qu'il y a des tas de couples "normaux" qui élèvent très mal leurs enfants, et pis encore, il n'y a qu'à jeter un oeil sur les faits divers.

Maintenant, il y a quelques jours aux États-Unis un enfant de 5 ans a tué sa soeur âgée de 2 ans, par accident, avec la carabine 22 long riffle qu'il avait reçue en cadeau pour son anniversaire. Question: les parents sont-ils un couple d'homosexuels?

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 13:54

cddJe vis les dernières heures de mon CDD à La Poste, et les dernières semaines promettent d'être très difficiles: en effet il va falloir essayer de se mettre à peu près sérieusement au travail entre deux jours fériés, il va falloir supporter les collègues survoltées qui ne manqueront pas de me harceler gentiment avant de pleurer à chaudes larmes quand j'éteindrai pour la dernière fois mon micro en criant "Oh merde j'ai un excédent de 453.25€!"

Eh oui je m'en vais en laissant une équipe totalement désemparée, car j'avais su me rendre attachante et surtout indispensable puisque j'avais un poste à responsabilité: j'étais chargée de faire le café...

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 13:19

J’ai retrouvé en faisant un peu de classement ce film que j’adore et que j’ai passé maintes fois à mes élèves de 4e jadis : Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête. Le titre à lui seul est tout un programme et il constituait une parfaite illustration de la séquence sur le fantastique. Le fantastique c’est tout un univers et une mise en forme, qu’elle soit littéraire ou cinématographique, il faut commencer par créer un monde ordinaire dans lequel se produisent des événements qui sèment le trouble chez les personnages comme chez les lecteurs-spectateurs : phénomènes inexpliqués, illusions d’optique et mystères divers, vient un moment où l’on ne sait plus si l’on est dans la réalité ou une autre dimension.

Sleepy Hollow c’est la rencontre de ces deux mondes : alors que s’achève le 18e siècle, un inspecteur de police très pragmatique aux méthodes contestées (les débuts de la police scientifique) est envoyé de New-York vers un coin reculé de Nouvelle-Angleterre où se déroulent de mystérieux meurtres perpétrés selon les habitants par le fantôme d’un cavalier sans tête disparu des années auparavant. À une intrigue bien ficelée se greffent une histoire d’amour, de l’aventure, de la magie et une pointe d’humour, bref du Tim Burton pur jus.

Oubliant que ce film était interdit au moins de 12 ans j’ai aussi oublié que les enfants étaient avec moi... ils n’ont pas tiqué le moins du monde en voyant quelques têtes tomber et un peu de sang gicler mais par contre ils ont préféré qu’on arrête le film quand le mystérieux cavalier s’en est pris à la famille d’un petit garçon de leur âge, problème d’identification sans doute.

La photographie est somptueuse, les couleurs ou plutôt leur absence, la musique, tout concourt à créer un parfait climat fantastique, propre à nous faire plonger dans le mystère le plus profond. On retrouve le goût de Tim Burton pour tout ce qui relève de la magie ou de l’illusion, ce réalisateur a su créer tout au long de ses films un univers très particulier fait de fantastique, de magie enfantine ou plus sombre, mais toujours avec une touche d’humour ou d’ironie. Et toujours avec Johnny Depp.

Pour ce qui est des enfants je les ai déjà initiés à Tim Burton mais avec quelque chose de plus soft : Beetlejuice, les aventures d’un fantôme franchement loser et désopilant, un très bon film qu’ils ont bien aimé même si pas mal de références leur ont échappé je pense. À revoir donc aussi, quand ils seront un peu plus grands.


Un petit coup d'oeil sur la bande annonce...



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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 12:28

Petites embardées à droite et à gauche, allure aléatoire, coup de frein surprise pour admirer le paysage ou devant la perspective d'un virage (grande nouveauté pour certains), disparition subite des clignotants, peur panique face à l'absence de marquage au sol... 

Pas de doute, les touristes sont arrivés en Ségala.

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 06:54

Histoire de ne pas parler des choses importantes le gouvernement s'est lancé dans une pseudo moralisation de la politique qui ne trompe personne. Et il en est encore pour s'étonner que dans les derniers sondages les Français soient totalement indifférents à ce déballage. Comment pourrait-il en être autrement? Que nous apprendra ce dévoilement du patrimoine de nos ministres si ce n'est qu'ils sont loin d'être à plaindre? On ressent même une indécende certaine lorsque j'entends des ministres (Carlotti je crois) déclarer que son patrimoine est celui de n'importe quel Français moyen: deux appartements (à Lyon et Marseille il me semble), une maison en Corse, quelques centaines de milliers d'euros d'épargne et deux voitures, c'est vrai que ce n'est pas grand chose. Quand on voit que l'estimation de ces biens est des plus fantaisistes on se demande vraiment de qui on se moque.

Enfin non on ne se demande pas, hélas, c'est bien toujours de nous. Pitié, passons à autre chose, vite.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 20:09

Fallait-il faire pousser Cahuzac à la démission? Car enfin s'il s'avère exact, comme on le lui reproche, qu'il a mis pas mal d'argent à gauche (et à l'étranger, certes), ça ferait de lui un gars visiblement doué pour les économies et donc un parfait ministre du budget, non?

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 21:37

Un peu de musique pour aborder le week-end, pardon, le congé de fin de semaine, avec le nouveau morceau de Stereophonics, des Gallois bien assagis depuis quelques albums. La voix est toujours parfaitement éraillée, juste ce qu'il faut, et les guitares bien présentes sans être saturées... Ah ça fait du bien...

 

 

Et pour ceux qui croiraient ne pas connaître ce groupe, je suis sûre qu'ils ont déjà entendu ce morceau-là: Have a nice day

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 14:41

Rien de tel que le journal télévisé du week-end pour se mettre la rate au court-bouillon. Premier titre développé : les départs en vacances. Ah voilà de l’information de premier ordre et d’une importance capitale ! Oui ce sont les vacances scolaires et TOUT LE MONDE bien sûr part au ski cela semble d’une parfaite évidence selon les présentateurs. En bon Parisiens qu’ils sont ils ont juste omis de préciser que les congés scolaires durent depuis déjà 15 jours, mais il est vrai que Paris n’était pas encore concerné, donc ça ne valait sans doute pas la peine d’être mentionné (oui car Paris EST la France, c'est bien connu). Quel reportage captivant et d’un grand intérêt que de voir ces mêmes Parisiens embouchonnés sur les routes les menant aux stations de sport d’hiver où ils espèrent trouver de la neige en abondance, sauf sur la route car il y aura bien sûr quelques crétins pour n’avoir pas prévu les équipements spéciaux ou pour croire naïvement que la neige ne tombe jamais sur la route, elle s’arrête bien entendu au fossé comme le nuage de Tchernobyl à la frontière. J’ai failli verser une larme en écoutant ces malheureux se plaindre doucement d’avoir été OBLIGÉS de se lever au milieu de la nuit pour prendre la route... Pas de bol, tous leurs voisins ont visiblement fait la même chose, résultat des courses : bienvenue dans les bouchons. Oui j’ai failli pleurer car vraiment la vie est dure pour les vacanciers, on ne peut pas s’imaginer ça nous autres qui avons la chance de ne pas avoir quelques milliers d’euros à dépenser pour passer une semaine au ski. C’est vrai que c’est dur de se lever à l’aube pour charger la voiture et partir sur les routes dans le froid du petit matin, on serait bien plus au chaud entassés dans le métro à 5h pour aller pointer au boulot à l’autre bout de la ville, mais bon, il faut bien partir en vacances tout de même, on est pas des ploucs. Non mais.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 14:16

Lot 50 échevettes Moulinés ANCHORInternet est un lieu d'échanges, on le sait. La Poste aussi: une cliente ayant entendu une bribe de conversation entre la femme de ménage et moi et dans laquelle je lui parlais de mon activité d'écrivain public et de rédactrice, voilà qu'elle me dit qu'elle possède une boutique en ligne et que nous pourrions faire un échange de liens pour promouvoir nos activités respectives. Pas de problème, voilà qui sera fait dès aujourd'hui.

Le site enviedeboderies.com propose donc à toutes les passionnées de loisirs créatifs qui sont habiles de leurs dix doigts (et qui n'ont pas deux mains gauches comme moi) des tas d'articles destinés à laisser libre cours à leur imagination: rubans, tissus, fils et autres boutons.

N'hésitez pas à aller faire un tour dans cette boutique qui ressemble à la caverne d'Ali Baba en cliquant sur le lien suivant: Envie de broderies et autres fantaisies

 

Je trouve tout de même qu'Internet est un outil assez fantastique pour qui sait bien s'en servir. Cette cliente m'a ainsi raconté qu'à ses débuts elle avait créé son site durant son congé parental afin de partager sa passion puis de créer sa propre activité, et celle-ci s'est si bien développée qu'aujourd'hui c'est son activité principale, lui assurant même un revenu qu'elle n'espérait pas lorsqu'elle a commencé. Grâce à l'explosion d'Internet il est possible aujourd'hui de travailler de chez soi et de vivre de son activité, ce qui constitue une véritable aubaine pour qui ne veut pas quitter sa campagne. Bien sûr pour une activité qui marche, bon nombre tombent à l'eau, il en va d'Internet comme des entreprises traditionnelles. Mais à l'image de cette cliente, ravie du tournant qu'à pris sa vie, quand la réussite est là, c'est vraiment le bonheur...

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 20:24

Qu’il est bon de se replonger dans de saines lectures après une période de disette intellectuelle. Faute de temps et aussi d’envie, voilà un petit moment que je n’avais rien lu d’intéressant, ou même ne serait-ce que divertissant, ce qui est déjà pas mal. Mon dernier livre entamé avait été Maudit karma, d’un auteur allemand, qui ne m’avait pas vraiment fait rire (publicité mensongère) et n’avait pas je crois changé grand chose non plus à mon karma. Le propos était léger et se voulait pourtant profond : l’aventure d’une animatrice TV décédée réincarnée en fourmi puis en d’autres animaux tout aussi éloignés de sa vie d’avant et qui par ses différentes étapes parvenait à saisir la beauté de la vie, faisant amende honorable et devenant meilleure une fois ressuscitée. Personnellement j’en suis restée au stade de la fourmi car je dois dire que je me suis copieusement ennuyée dans les quelques pages que j’ai lues. J’aurais du me méfier puisque le livre était présenté comme un best-seller un peu partout, et d’habitude ce genre d’argument est rédhibitoire pour moi, mais j’avais envie de légèreté et de littérature étrangère, alors… bon la prochaine fois j’essayerai Shakespeare, ce sera moins risqué.

Ce roman trône à peine entamé sur ma table de chevet mais il a été très avantageusement remplacé par un essai du linguiste Alain Rey : L’Amour du français, sous-titré joliment « contre les puristes et les censeurs de la langue ». Inutile de vous dire le grand écart qu’il faut faire pour passer de Maudit karma à un essai de linguistique, mais rien de tel qu’un peu de gymnastique cérébrale. Tout au long de cet essai, goulûment avalé, et à travers l’histoire de notre langue, Alain Rey se plaît à décrire l’enrichissement permanent du français, et de toutes les langues en général, et comment cette langue n’a cessé de se construire par les apports des autres langues, choses que l’on savait déjà mais que l’auteur a cru bon de rappeler à l’heure de la mondialisation et où la plus petite évocation d’une réforme de l’orthographe donne de l’urticaire à bon nombre de têtes pensantes. Ce long voyage à travers le français nous dresse le portrait d’une langue aux mille facettes, noble et populaire à la fois, conservatrice et moderne mais dans le fond ouverte et souple, au contraire de l’image figée dans laquelle certains spécialistes voudraient l’enfermer. Alain Rey explore pour cela les textes engendrés par les différents pouvoirs de toutes les époques mais aussi les vecteurs plus officieux tels les médias ou les littérateurs de tous poils. Morceaux choisis :

 

« Entre la Pouvoir, qui se sert du langage pour satisfaire ses appétits, entraîner les humains, les tromper peut-être, les séduire et les entraîner toujours, et la Poésie, qui sert le langage, le nourrit, l’enrichit et lui donne force, les amoureux du français ne sauraient hésiter. Confier la langue aux « poètes » est hasardeux, la confier aux politiques désastreux : cela consiste à s’évader dans l’imaginaire de la volonté d’ordre. […] Les débats sur l’école, en France, où une minorité cherche à préserver la Poésie (on dit, par pudeur, « littérature »), se trompent parfois d’adversaire. Le danger [est] la paresse, le dégoût d’apprendre, la croyance collective soit en l’argent, soit dans quelque religion mortifère, l’appétit pour la distraction sotte et le rire gras. Si le pouvoir laisse les médias, d’essence publicitaire, construire la personnalité enfantine, l’école ne peut plus être que thérapeutique. Ce serait à un « ministère de la santé mentale » de s’en occuper. »

 

« Jacques Duclos ou Colette, elle qui tambourinait ses rcomme ses compatriotes bourguignons et écrivait comme une déesse, n’étaient pas montrés du doigt, alors qu’aujourd’hui, politiciens et vedettes du spectacle (c’était le cas pour Colette) se doivent d’éviter une prononciation pourtant encore usuelle en milieu rural bourguignon ou en Occitanie, mais peu appréciée socialement, ce qui, lorsqu’on y songe, est d’une totale extravagance. Un rouleau compresseur des accents, des syntaxes et des vocabulaires régionaux a fait du français officiel, médiatique, politique, un idiome fade, au rythme monotone, pauvre en vibrations, rythmiquement sec – sauf en Occitanie, où les muettes que sont devenues les voyelles écrites ese remettent à parler, et peut-être à chanter. […] Depuis Malherbe on s’échine à aplanir le français : le succès de cette opération au nom de la clarté et de l’élégance a dépassé les espérances. Mais il semble que le pendule reparte dans l’autre sens : les résistances se manifestent, les accents « locaux » n’ont plus honte, les mots régionaux reprennent vie, des formes chantantes de français survivent hors de France, la greffe créole ranime le français des Caraïbes et de l’océan indien, le Québec chante avec Vigneault et le français de la radio, de la télé, de la politique et de la publicité finira peut-être par souffrir de sa triste uniformité, à laquelle il remédie par les hurlements et les modulations burlesques de la publicité et des animateurs de la bassesse. »

 

« Les règles de formation des mots nouveaux, internes à la langue, fonctionnent plus ou moins bien. […] en français, c’est la catastrophe. Faites un mot nouveau avec des éléments connus, assemblés en bon ordre, et on sera, autour de vous, étonnés ou indignés (à ce propos la pression sociale me déconseille d’écrire « étonnage » ou « étonnerie » ; non plus que de parler d’un grand « indignement », puisque la place est prise par un adverbe, ni d’ « indignesse » ou d’ « indignitude »). Cette langue, décidément, est (dans son lexique) pauvre, engoncée, réticente, constipée. Et pourtant, elle est, comme toute langue, munie d’un lexique gigantesque, insoupçonné, dont nous n’utilisons que des miettes dérisoires. »

 

 

Et de conclure :

« L’amour des Antillais pour le français passe par celui de leurs créoles, celui des Québécois par le combat jaloux contre la fascination, et de la langue anglaise, et du modèle européen du français. Pas d’amour sans rencontre, d’amour et de haine sans contacts, sans mélange […] »

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